Pour le sage, toute la terre est accessible; l'univers entier est la patrie d'une âme honnête.
Il est si peu d'enfants à égaler leurs pères ; pour tant qui peuvent moins, combien peu peuvent plus !
Ne blasphémez pas contre les dieux, quand il arrive un malheur ; examinez plutôt vos propres fautes.
J'entends que toutes les femmes soient communes à tous les hommes, et fassent des enfants avec qui voudra.
Un chien de chasse, ayant attrapé un lièvre, tantôt le mordait, tantôt lui léchait les babines. Le lièvre excédé lui dit : "Hé ! toi, cesse ou de me mordre ou de m'embrasser, afin que je sache si tu es mon ennemi ou mon ami.
Quels amis peut avoir l'homme malheureux ?
Rien ne m'intéresse plus que la création.
Trop d'économie à louer les autres annonce une grande indigence et beaucoup d'avidité.
Trois tyrans : la loi, l'usage et la nécessité.
La prospérité est insatiable chez tous les mortels.
La multitude des maîtres ne vaut rien. Il ne faut qu'un seul chef, un seul roi.
Du blâme des méchants l'honnête homme n'a cure.
L'homme noble, c'est l'homme vertueux.
Je sais que ma patrie ne me fait pas beaucoup d'honneur; mais vous déshonorez la vôtre.
En temps de révolution, les plus puissants ont besoin des plus faibles.
Exact dans la recherche des fautes, soyez modéré dans la punition ; que la peine soit toujours au-dessous du délit.
Ne cherche pas à tout savoir, si tu ne veux tout ignorer.
La pauvreté est une vertu qu'on peut s'inculquer.
Il n'y a point de remède contre un mal accompli.
Exerce-toi par des travaux volontaires, afin de pouvoir supporter ceux qui seront imposés.
Mieux vaut blâmer ses propres fautes que celles d'autrui.
C'est une loi : souffrir pour comprendre.
Les gens de bon sens proposent les questions, et les fous les décident.
Un seul buisson ne peut pas nourrir deux rouges-queues.
Je ne suis pas un ange et ne prétends pas l'être. Ce n'est pas l'un de mes rôles. Mais je ne suis pas non plus un démon. Je suis une femme et une artiste sérieuse et j'aimerais tellement être jugée pour ça.
Quand on court de soi-même à sa perte, les dieux y mettent la main aussi.
Les impostures dévoilées par le temps se détruisent elles-mêmes.
Comme le soleil ne pourrait retirer aux hommes sa lumière sans répandre sur le reste de leurs jours la douleur et la tristesse, ainsi, depuis que les guerriers ne sont plus, de honteuses ténèbres enveloppent l'antique gloire des Hellènes.
Sage est celui qui ne s'afflige pas de ce qui lui manque et se satisfait de ce qu'il possède.
Toujours nous trouverons qu'on se fait du tort en ne voulant pas faire simplement ce qui est juste et que telle est l'origine de tous les malheurs.
On dit que, lorsqu'une ville est prise, ses dieux eux-mêmes l'abandonnent.
Les hommes qui fuient la mort lui courent après.
Il est préférable de corriger vos propres défauts plutôt que ceux des autres.
Le bonheur ne consiste pas dans la possession de troupeaux et de l'or. C'est l'âme qui est le siège de la béatitude.
Zeus et Apollon disputaient du tir à l'arc. Apollon banda son arc et décocha un trait ; Zeus fit alors une enjambée qui porta aussi loin que la flèche d'Apollon.Ainsi, à rivaliser avec plus fort que soi, non seulement on ne l'égale pas, mais on fait rire à ses dépens.
D'un fâcheux emportement, rien ne peut naître que de fâcheux.
Pense qu'il est également honteux de se laisser abattre par les méchancetés de ses ennemis, et de se laisser vaincre par ses amis en bienfaits.
Il est pénible d'être commandé par un homme qui ne vous vaut pas.
On ne se réconcilie facilement qu'avec un mort.
Ne poursuivez pas toujours vos droits à la rigueur ; ne combattez que quand il vous est utile de vaincre.
Pour les hommes, il n'y a jamais eu d'institution aussi fatale que l'argent.
Il est impossible, absolument impossible de vaincre l'ennemi étranger si l'on ne punit pas auparavant l'ennemi domestique, son zélé serviteur : sans cela, heurtant contre l'écueil de l'un, vous seriez invinciblement dépassés par l'autre.
Eurêka ! Eurêka !
Apprenez à discerner l'ami véritable, du flatteur artificieux, et jamais vous ne favoriserez le vice au préjudice de la vertu.
Il convient en toutes choses de se mesurer à sa propre force, et de ne point se lier ni s'associer à de plus puissants que soi.
Ne sais-tu pas qu'une langue inconsidérée s'attire toujours un châtiment ?
Pour qui est décidé à agir injustement, il n'y a pas de défense qui vaille.
Ceux qui nous gouvernent et qui nous guident vers ce qu'ils veulent ne nous laissent pas communiquer.
Tout est profit à mourir plus tôt que plus tard.
Ne faites rien avec colère ; affectez, toutefois, d'être irrité lorsqu'il est à propos.