Parmi les choses dont la sagesse se munit en vue de la félicité de la vie tout entière, de beaucoup la plus importante est la possession de l'amitié.
Les actes ne sont-ils pas des témoignages plus dignes de foi que les paroles ?
Il n'y a rien à redouter dans le fait de vivre, pour qui a authentiquement compris qu'il n'y a rien à redouter dans le fait de ne pas vivre.
Il faut se conduire avec ses amis comme on voudrait les voir se conduire avec soi.
La barbe ne fait pas le philosophe.
Réfléchis avec lenteur, mais exécute rapidement tes décisions.
L'homme est mortel par ses craintes, immortel par ses désirs.
Heureux celui qui joint la santé à l'intelligence.
Il n'est pas de gloire plus haute, pour les enfants d'un homme vertueux, que d'égaler les vertus paternelles.
S'il n'y avait pas d'injustice, on ignorerait jusqu'au nom de la justice.
Si je manque de conscience, alors pourquoi devrais-je me soucier de ce qui m'arrive quand je suis mort ?
Vous deviendrez un enseignant de vous-même lorsque pour les mêmes choses que vous blâmez les autres, vous vous blâmez également vous-même.
C'est un sentiment qui m'est commun avec tous les mortels : je ne rougis pas d'avouer que ma personne m'est très chère.
Si vous voulez rester dans le droit chemin, vous devez posséder soit de bons amis, soit des ennemis brûlants. L'un vous avertira, l'autre vous dénoncera.
C'est le malheur qui met en pleine lumière la véritable amitié, et la vertu se fait aimer, toujours, par son seul prestige.
Les productions de l'art ont leur valeur en elles-mêmes.
J'ai plus peur de nos propres erreurs que des plans de nos ennemis.
Sur terre, il n'y a rien de plus faible que l'homme.
La raison consiste à analyser les choses et à les élaborer.
Les hommes, et il ne faut pas s'en étonner, paraissent concevoir le bien et le bonheur d'après la vie qu'ils mènent.
Interroger, c'est enseigner.
Le sage poursuit l'absence de douleur et non le plaisir.
Il n'est rien de pire dans le monde qu'une femme, si ce n'est une autre femme.
Le politique doit posséder une certaine connaissance de ce qui a rapport à l'âme.
Que ton fils, en suçant le lait de sa mère, ne s'abreuve pas en même temps de ses larmes.
L'amour est pour celui qui a mangé et non pour celui qui a faim.
La nécessité est la chose la plus forte, puisqu'il n'y a rien dont elle ne vienne à bout.
Dans toutes les armées, c'est l'unité de volonté et de pensée qui assure la victoire sur les ennemis.
S'élever au-dessus de soi et saisir le monde.
La démesure en fleurissant produit l'épi de la folie, et la récolte est une moisson de larmes.
Les amis véritables se reconnaissent à l'épreuve du malheur.
Il y a en chacun de nous des calculs que nous nommons espérance.
Il y a un faux amour qui fera de vous quelque chose que vous n'êtes pas.
Les paroles qui ne sont suivies d'aucun effet sont comptées pour rien.
Celui qui est mort est encore fort pour la vengeance, car la justice divine surveille tout et rendant à chacun suivant ses oeuvres tient pour tous la balance égale.
La première qualité du style, c'est la clarté.
Le bonheur est égal, soit qu'on le trouve dans une haute fortune ou dans une humble condition.
La persuasion repose sur les lèvres d'un ami fidèle.
Le bien pour l'homme consiste dans une activité de l'âme en accord avec la vertu.
Est dû à l'habitude ce que l'on fait parce qu'on l'a fait souvent.
L'homme n'est qu'un jouet inventé par Dieu.
Qu'est-ce que l'abondance ? Un mot et rien de plus, le nécessaire suffit au sage.
C'est une malédiction pour les épis de ne pas être moissonnés, et ce serait une malédiction pour les hommes de ne pas mourir.
L'homme a toujours appris du passé. Après tout, vous ne pouvez pas apprendre l'histoire à l'envers !
Un beau visage est un avantage préférable à toutes les lettres de recommandation.
C'est de par leur caractère que les hommes sont ce qu'ils sont, mais c'est de par leurs actions qu'ils sont heureux, ou le contraire.
Si le bonheur était dans les délectations du corps, nous dirions que les boeufs sont "heureux", lorsqu'ils trouvent du bon fourrage à manger.
En même temps qu'elle quitte sa chemise, une femme se dépouille de sa pudeur.
Si tu prends un rôle au-dessus de tes forces, non seulement tu y fais pauvre figure, mais celui que tu aurais pu remplir, tu le laisses de côté.
Nous sentons tous qu'il faut en finir avec cette société névrosée parce que privée de rêves. Il faut fonder un nouveau rêve ; c'est un besoin presque physique.