Hélas ! Qu'il est triste d'annoncer le premier des malheurs !
Quand on est jeune il ne faut pas remettre à philosopher, et quand on est vieux il ne fait pas se lasser de philosopher. Car jamais il n'est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l'âme.
Deux grandeurs commensurables ou incommensurables s'équilibrent à des distances réciproquement proportionnelles aux grandeurs.
Seuls mes chiens ne me trahiront pas.
Pour sortir un disque, il faut avoir quelque chose à dire.
La paresse est un opprobre, et le travail un éloge.
La cité varie souvent dans l'appréciation du droit.
Un autel vaut mieux qu'un rempart : c'est un bouclier infrangible.
La plus belle de toutes les sciences, celle du nombre
Qui est sans trouble ne tourmente ni lui-même ni autrui.
Un jour suffit pour faire monter ou descendre toutes les fortunes humaines.
Quand le grand aide le petit, tous les deux sont sauvés.
Chacun est prêt à gémir de l'infortune d'autrui, mais la morsure du chagrin ne va pas jusqu'à l'âme.
Si nous nous dérobions à nos maris, au lieu de nous livrer, quand ils sont en érection, et brûlants de désir, ils feraient vite la trêve, je le sais bien.
Le châtiment qui se fait attendre n'en devient que plus terrible.
Regardez comme un ami sûr l'homme sincère qui vous avertit de vos fautes, non celui qui approuve ce que vous dites et tout ce que vous faites.
C'est sur le fond et non sur l'apparence qu'il faut juger.
Soyez poli dans vos manières et affable dans vos discours : la politesse demande qu'on salue le premier ceux qu'on rencontre ; l'affabilité veut qu'on leur tienne des propos honnêtes.
Désirer violemment une chose, c'est rendre son âme aveugle pour le reste.
L'amitié des méchants est peu durable, le temps ne peut altérer celle des gens de bien.
Certes, il ne faut affirmer qu'en toute certitude. Il y a loin de la certitude à la conjecture.
Le sort qui vous emporte, il faut le porter courageusement.
Les menteurs ne se vantent jamais plus que quand il n'y a personne pour les confondre.
Rien ne m'intéresse plus que la création.
Il ne vaut pas la peine de vivre, si l'on n'a pas un bon ami.
C'est un penchant inné chez les mortels de piétiner celui qui est tombé.
Ne sois pas soupçonneux, mais affable, et montre que tu ne crains pas d'être trompé.
J'entends que toutes les femmes soient communes à tous les hommes, et fassent des enfants avec qui voudra.
Hâtez-vous d'agir tandis qu'il en est encore temps.
On fait bien des efforts pour chercher les biens, et c'est à peine qu'on parvient à les trouver ; mais on trouve les maux sans les chercher.
Pour l'homme et pour la femme la vertu est la même.
Mieux vaut blâmer ses propres fautes que celles d'autrui.
Montrez-vous difficile dans le choix de vos amis. Préférez toujours ceux qui vous rendront plus parfait, et qui donneront aux autres une plus haute idée de vous-même.
Il est bien tard d'épargner sur le tonneau quand le vin est à la lie.
On devient cinéaste quand on croise son propre regard avec le regard des autres.
Les démagogues font d'autant mieux leurs affaires qu'ils ont jeté leur pays dans la discorde.
N'aimer personne c'est n'être aimé de personne.
Sage est celui qui ne s'afflige pas de ce qui lui manque et se satisfait de ce qu'il possède.
Je sais que ma patrie ne me fait pas beaucoup d'honneur; mais vous déshonorez la vôtre.
Il est si peu d'enfants à égaler leurs pères ; pour tant qui peuvent moins, combien peu peuvent plus !
Trop d'économie à louer les autres annonce une grande indigence et beaucoup d'avidité.
Le Coryphée : - La justice protège ceux qui combattent pour elle.Le Roi : - Oui, si dès le début elle a été de votre côté.
Dieu collabore avec tout homme animé d'un désir ardent.
C'est une loi : souffrir pour comprendre.
Servantes, quelles sont ces compagnes avec vous, les Gorgones,Ténèbres vivantes, têtes épaisses de serpents entrelacés,Je ne resterai pas ici davantage!
Les impostures dévoilées par le temps se détruisent elles-mêmes.
Ne cherche pas à tout savoir, si tu ne veux tout ignorer.
Hommes, ne rions pas des faiblesses de l'humanité ; elles doivent bien plutôt faire couler nos larmes.
Tu penses pouvoir réprimer l'injustice et la cupidité de tes concitoyens par des lois écrites. Mais celles-ci ne diffèrent en rien des toiles d'araignée ; elles garderont captifs les plus faibles et les plus petits de ceux qui s'y feront prendre ; mais les puissants et les riches les déchireront.
Un seul buisson ne peut pas nourrir deux rouges-queues.