Beaucoup préfèrent vivre simplement chez eux que de manger richement à la table d'autrui.
Administrez votre royaume comme vous administrez l'héritage que vous avez reçu de votre père.
Aucun mortel ne traverse intact sa vie sans payer.
Témoignez de votre affection par des effets plutôt que par des paroles.
Les ornements de l'esprit sont préférables à la beauté du corps.
Parfois les hommes, par crainte d'un moindre danger, se jettent dans un plus grand.
Ne pas avoir faim, ne pas avoir soif, ne pas avoir froid ; celui qui dispose de cela, et a l'espoir d'en disposer à l'avenir, peut lutter comme il arrive, et coulera des jours heureux.
Mieux vaut étouffer une injure qu'un incendie.
Parmi les désirs, certains sont naturels, d'autres sont vains. Parmi les désirs naturels, certains sont nécessaires, d'autres sont simplement naturels.
Je me trouve mieux d'être asservi à ce rocher que d'être le fidèle messager de Zeus.
Celui qui doit passer sa vie sous un tyran, même s'il est innocent, est souvent frappé comme coupable.
Tout homme pénible à supporter finit par nous lasser.
Avant un plaisir, il faut se méfier de la représentation, se représenter le poids du regret d'y avoir cédé et en contrepartie le caractère éphémère de ce plaisir. Si le plaisir paraît toujours tentant, on peut alors s'y adonner.
Il n'y a rien de meilleur que la mesure. Ayons des biens qui ne puissent nous nuire, et assez pour suffire à un homme qui a obtenu la sagesse en partage.
Avant d'avoir entendu les deux parties on ne saurait juger.
L'homme cherche à oublier où le chemin conduit.
Les gens ne communiquent plus, c'est ça qui manque aujourd'hui.
Il faut éteindre la démesure plus encore qu'un incendie.
Les serments ne font pas triompher l'injustice.
Il faut que chacun garde le rang que le sort lui assigne ; il n'en est point d'assez bas pour humilier un bon esprit.
Les femmes ont toujours plus de finesse que les hommes.
Comportez-vous envers vos parents comme vous voudriez que vos enfants se conduisent un jour envers vous-même.
L'honnêteté est au-dessus des lois mêmes.
L'aiguillon de la douleur est plus poignant, quand nous sommes battus par nos propres armes.
Le bonheur ne réside pas dans les biens, et ni dans l'or, le bonheur habite dans l'âme.
Évite les fautes, non par peur, mais par sentiment du devoir.
Comment un homme ivre pourrait-il avoir une idée qui tienne debout ?
N'honorez pas du nom de grand, celui qui forme des projets au-dessus de ses forces, mais celui qui, sage dans ses desseins, peut exécuter toutes ses entreprises.
Ne reproche à personne son malheur; car chacun est exposé aux vicissitudes de la fortune, et l'avenir est inconnu.
Si jamais tu fais une action honteuse n'espère point la tenir cachée. Car, quand même tu la déroberais aux autres, ta conscience la saura.
Les gens n'ont point respect des trésors sans gardiens,Et la puissance sans trésors n'a plus d'éclat.
Peu d'hommes sont naturellement portés à admirer sans envie un ami heureux.
Je me traîne sur les mains, n'ayant plus de jambes,Car une vieille femme qui a peur, ce n'est rien et pas même un enfant.
Le plus effroyable de tous les maux, la mort, n'est rien pour nous, puisque tant que nous vivons, la mort n'existe pas. Et lorsque la mort est là, alors, nous ne sommes plus.
Pitié ! sauve aujourd'hui ton voisin, et je promets de ne plus pisser en lâchant des pets contre ta palissade.
N'est-il pas juste de rendre mal pour mal à un ennemi ?
Je ne serai pas poursuivi en justice ! J'ai la voix d'un ange !
Ne remets rien au lendemain ni au surlendemain
Il est si peu d'enfants à égaler leur père ; pour tant qui peuvent moins, combien peu peuvent plus !
Refuse tout agrément qui ne comporte aucune utilité.
Pour persuader, souvent la parole a plus de poids que l'or.
Quand malgré vous l'amour vous trouble, faites-en la folie.
Il ne faut pas s'engager à la légère dans les affaires.
Un homme fidèle à la vertu ne s'abandonne jamais à l'oisiveté.
La nostalgie m'est étrangère.
À des richesses mal acquises préférez une pauvreté sans reproche.
La bonté est le chemin le plus court vers la bonne réputation.
Amis, quiconque a fait l'expérience du malheur sait que lorsqu'une vague de maux s'est abattue sur eux les hommes s'effrayent de tout, tandis que si le destin les favorise, ils se persuadent que le vent de la prospérité ne cessera jamais de souffler pour eux.
Les secondes pensées sont les plus sages.
Chez les morts la richesse ne sert plus à rien.