Regardez comme un ami sûr l'homme sincère qui vous avertit de vos fautes, non celui qui approuve ce que vous dites et tout ce que vous faites.
Ce n'est pas sur l'iniquité, sur le parjure, sur le mensonge, que se fonde une puissance durable.
Il est facile de louer, comme de blâmer, à contretemps ; mais dans l'un et l'autre cas, c'est montrer un mauvais caractère.
Les malheureux se consolent en voyant plus malheureux qu'eux.
Les gens sensés ne se laissent pas prendre aux artifices des méchants.
Le plus effroyable de tous les maux, la mort, n'est rien pour nous, puisque tant que nous vivons, la mort n'existe pas. Et lorsque la mort est là, alors, nous ne sommes plus.
Je n'ai pas besoin d'argent, mon cher. Je travaille pour l'art.
On fait bien des efforts pour chercher les biens, et c'est à peine qu'on parvient à les trouver ; mais on trouve les maux sans les chercher.
Ne pas avoir faim, ne pas avoir soif, ne pas avoir froid ; celui qui dispose de cela, et a l'espoir d'en disposer à l'avenir, peut lutter comme il arrive, et coulera des jours heureux.
Tel me chante au matin, qui me drape le soir ; lorsque l'ode a dit blanc, l'épigramme dit noir.
Parmi les désirs, certains sont naturels, d'autres sont vains. Parmi les désirs naturels, certains sont nécessaires, d'autres sont simplement naturels.
Il doit exister une loi interdisant aux enfants de chanter très tôt. Les enfants devraient avoir une enfance merveilleuse. Ils ne devraient pas avoir trop de responsabilités.
Il n'y a rien de meilleur que la mesure. Ayons des biens qui ne puissent nous nuire, et assez pour suffire à un homme qui a obtenu la sagesse en partage.
Il ne veut pas paraître très brave, il veut l'être.
Aucun mortel ne traverse intact sa vie sans payer.
Je me trouve mieux d'être asservi à ce rocher que d'être le fidèle messager de Zeus.
Il faut que chacun garde le rang que le sort lui assigne ; il n'en est point d'assez bas pour humilier un bon esprit.
La nostalgie m'est étrangère.
Administrez votre royaume comme vous administrez l'héritage que vous avez reçu de votre père.
Avant un plaisir, il faut se méfier de la représentation, se représenter le poids du regret d'y avoir cédé et en contrepartie le caractère éphémère de ce plaisir. Si le plaisir paraît toujours tentant, on peut alors s'y adonner.
Un homme fidèle à la vertu ne s'abandonne jamais à l'oisiveté.
Tout homme pénible à supporter finit par nous lasser.
Celui qui doit passer sa vie sous un tyran, même s'il est innocent, est souvent frappé comme coupable.
Les ornements de l'esprit sont préférables à la beauté du corps.
Je ne serai pas poursuivi en justice ! J'ai la voix d'un ange !
Je me traîne sur les mains, n'ayant plus de jambes,Car une vieille femme qui a peur, ce n'est rien et pas même un enfant.
Évite les fautes, non par peur, mais par sentiment du devoir.
Si nous nous dérobions à nos maris, au lieu de nous livrer, quand ils sont en érection, et brûlants de désir, ils feraient vite la trêve, je le sais bien.
N'est-il pas juste de rendre mal pour mal à un ennemi ?
Il faut éteindre la démesure plus encore qu'un incendie.
L'honnêteté est au-dessus des lois mêmes.
Si jamais tu fais une action honteuse n'espère point la tenir cachée. Car, quand même tu la déroberais aux autres, ta conscience la saura.
La bonté est le chemin le plus court vers la bonne réputation.
Malheur à qui s'avise d'approcher de trop près d'un plus puissant que soi.
Les gens ne communiquent plus, c'est ça qui manque aujourd'hui.
Comment un homme ivre pourrait-il avoir une idée qui tienne debout ?
Ne reproche à personne son malheur; car chacun est exposé aux vicissitudes de la fortune, et l'avenir est inconnu.
Avant d'avoir entendu les deux parties on ne saurait juger.
Certes, il ne faut affirmer qu'en toute certitude. Il y a loin de la certitude à la conjecture.
Comportez-vous envers vos parents comme vous voudriez que vos enfants se conduisent un jour envers vous-même.
Pour persuader, souvent la parole a plus de poids que l'or.
Un jour suffit pour faire monter ou descendre toutes les fortunes humaines.
Soyez poli dans vos manières et affable dans vos discours : la politesse demande qu'on salue le premier ceux qu'on rencontre ; l'affabilité veut qu'on leur tienne des propos honnêtes.
- Pourquoi, pendant l'été, n'amassais-tu pas, toi aussi des provisions ?- Je n'en avais pas le temps, répondit la cigale : je chantais mélodieusement.Les fourmis lui rirent au nez:- Eh bien ! dirent-elles, si tu chantais en été, danse en hiver.
Amis, quiconque a fait l'expérience du malheur sait que lorsqu'une vague de maux s'est abattue sur eux les hommes s'effrayent de tout, tandis que si le destin les favorise, ils se persuadent que le vent de la prospérité ne cessera jamais de souffler pour eux.
Ne remets rien au lendemain ni au surlendemain
N'honorez pas du nom de grand, celui qui forme des projets au-dessus de ses forces, mais celui qui, sage dans ses desseins, peut exécuter toutes ses entreprises.
L'aiguillon de la douleur est plus poignant, quand nous sommes battus par nos propres armes.
Les serments ne font pas triompher l'injustice.
La paresse est un opprobre, et le travail un éloge.