La voie du ciel c'est : vaincre sans lutter, convaincre sans parler, faire venir sans appeler, réaliser dans la sérénité.
Dépasser les limites n'est pas un moindre défaut que de rester en deçà.
L'homme de peu ne connaît que le profit.
La faiblesse d'une personne de marque est souvent plus à envier que la bonne santé du pauvre.
L'honnête homme envisage les choses du point de vue de la justice ; l'homme vulgaire, du point de vue de son intérêt.
Le chemin du sage consiste à agir. Mais pas dans l'esprit de rivaliser.
La libération véritable de l'homme passe par la libération de la femme.
Comment ne pas fermer les yeux quand la bouche fond de plaisir ?
La plus grande révélation est le silence.
A force de voleter sans but précis, comme le fait une mouche, on finit toujours par rencontrer un rat mort ou une bouse de vache.
Il peut y avoir des milliers de principes du marxisme, mais en dernière analyse ils peuvent se résumer en une phrase : la rébellion est justifiée.
La corruption pourrait conduire à l'effondrement du Parti communiste chinois et à la chute de l'État [République populaire de Chine].
Il vaut mieux n'avoir pour toute nourriture que du fumier en vivant sous son propre drapeau que de manger de la viande sous le drapeau ennemi.
Par son silence, un mur peut révéler beaucoup de vérités.
Il est rare de trouver un homme qui se livre trois ans à l'étude, sans avoir en vue un salaire.
Celui qui ne craint pas de promettre de grandes choses a de la peine à les exécuter.
L'homme honorable commence par appliquer ce qu'il veut enseigner ; ensuite il enseigne.
La gentillesse dans les mots crée la confiance. La gentillesse dans la pensé crée la profondeur. La gentillesse de donner crée l'amour.
On ne révèle jamais le fond de soi-même, sauf quand on pleure ses parents.
Dans la vie, bien souvent, les responsabilités nous échappent, comme l'eau qu'on puise avec un panier percé.
Celui qui parle beaucoup est souvent réduit au silence.
Personne ne peut donner de leçon au peuple chinois.
Un grand homme sait que ses ennemis sont les ombres de ce qu'il rejette.
Je ne veux ni ne rejette rien absolument, mais je consulte toujours les circonstances.
Si le ciel nous tombe sur la tête, il écrasera tout le monde.
Trop loin à l'est, c'est l'ouest.
L'impérialisme est un tigre de papier.
On ne peut jamais écrire ce que l'on ressent vraiment. Les mots ne peuvent s'élever dans les airs avec le coeur, ils ne font que tomber sur le papier.
L'argent permet de jouir de la vie. Sans argent, on jouit... de la pauvreté.
Celui qui sait se satisfaire aura toujours le nécessaire.
Si vous poursuivez deux lapins, vous n'en attrapez aucun.
Dans les affaires du monde, l'honnête homme est sans parti pris : il se range à ce qui est juste.
Se voir soi-même c'est être clairvoyant.
L'erreur est égale, que l'on dépasse les bornes ou que l'on reste en deçà.
Les personnes compétentes et toujours prêtes à travailler font plus souvent l'objet de reproches et de critiques que de louanges.
C'est parfois d'une situation désespérée que jaillit l'espoir.
Il est parfois des moissons qui n'arrivent pas à fleurir ; il en est aussi qui, après avoir fleuri, n'ont pas de grain.
Le sage ne s'afflige pas de ce que les hommes ne le connaissent pas ; il s'afflige de ne pas connaître les hommes.
Si un sage subit volontiers des malheurs sans rien dire, un homme ordinaire doit parler de ses souffrances afin de pouvoir se faire passer pour un sage.
Tant que l'on ne sait pas ce qu'est la vie, comment peut-on savoir ce qu'est la mort ?
Nous autres les vieux, nous n'avons pas à demander pardon pour ce que nous sommes. Nous pouvons seulement expliquer pourquoi nous sommes ainsi.
Celui qui se conduit vraiment en chef ne prend pas part à l'action.
Un grand Etat s'agenouille devant un petit Etat. Passif, il le vainc. Un petit Etat s'agenouille devant un grand État. Passif, il est vaincu.
Les formes et les choses se manifestent à celui qui n'est pas attaché à son être propre. Dans ses mouvements, il est comme l'eau ; dans son repos il est comme un miroir, et dans ses réponses, il est comme l'écho.
Etre courageux sans compassion mène à la mort.
Si vous regardez dans votre coeur et que vous n'y trouvez rien de mal, de quoi vous inquiéter ? Qu'y a-t-il à craindre ?
Si vous croyez savoir, vous ne savez pas.
Le peureux veut bien goûter à la soupe mais craint qu'elle ne soit trop chaude.
Le maître dit : ne vous affligez point de votre obscurité ; affligez-vous de votre incompétence.
Paie le mal avec la justice, et la bonté avec la bonté.