Le pire a été ma déclaration de 1992 pour condamner le massacre de Krugersdorp perpétré par les Zoulous. On m'a fait comprendre à l'époque que je n'étais plus le bienvenu dans les townships.
Vous pouvez toujours voir les autres; vous échangez des sons, mais tout n'est que coïncidence et tromperie.
Une personne est une personne parce qu'elle reconnaît les autres comme des personnes.
Aucun homme n'a assez de pouvoir sur l'esprit pour contenir l'esprit.
Pour avoir un ami noir en Afrique du Sud, il ne faut poser aucune condition et oublier les différences de langage, de race, de classe sociale. Et inversement, il n'est pas plus facile pour un Noir de réussir une relation avec un Blanc.
Rien ne dépérit si vite que ce qui ne change pas.
Il n'y a rien de tel que de retourner dans un endroit qui reste inchangé pour trouver les manières dont vous-même avez changé.
La mort est quelque chose d'inévitable. Lorsqu'un homme a fait ce qu'il considère être son devoir envers son peuple et son pays, il peut reposer en paix. Je crois que j'ai fait cet effort et c'est pourquoi je dormirai pour l'éternité.
Quand vous vous battez, c'est pour vivre.
Camus démontrait la nécessité de la joie de vivre et du combat
L'apartheid interdisait le mélange des langues. Il existait des lois sur la pureté de l'idiome et de la culture.
Les femmes sud-africaines, noires ou pas, ont apporté à la lutte contre l'apartheid une lucidité et un courage que beaucoup d'hommes n'avaient pas.
On ne peut pas être préparé à quelque chose tout en croyant secrètement que cela n'arrivera pas.
Il y a des métiers où s'impliquer intimement dans les situations auxquelles on est mêlé, c'est la meilleure façon de courir à sa perte. L'objectivité est la règle d'or.
Ne juge point, afin qu'on ne puisse te juger.
Les différences de classe pourraient fort bien remplacer celles de couleur dans ce qu'on est en train de faire de la liberté.
Si vous voulez être journaliste, si vous y pensez sérieusement, vous devez oublier la sécurité, la stabilité, le prévisible.
Les années sont identifiées par évènement, non par date.
Aucune paix n'est impossible lorsque les gens sont déterminés à l'atteindre.
Une liaison était un compromis : on échangeait le contrôle de sa vie contre de la compagnie.
Peut-être, en fin de compte, n'y a-t-il pas une grande différence entre la lumière et les ténèbres. Le problème, c'est notre façon de voir.
Peut-être l'art est-il le seul moyen d'atteindre une certaine compréhension de l'existence ?
À la longue, on finit par être fatigué d'avoir peur.
On dépense des milliards dans les banques quand on sait qu'une fraction de cet argent pourrait sauver tous les enfants du monde.
Nous avons permis aux intérêts du capital de l'emporter sur les intérêts des êtres humains et de notre Terre.
La démocratie commence chez soi.
Cela n'a aucun sens d'investir dans des entreprises [de combustibles fossiles] qui compromettent notre avenir.
Après avoir gravi une grande colline, on constate seulement qu'il y a encore beaucoup de collines à gravir.
Par ascendance, je suis né pour régner.
Être libre, c'est devenir quelque peu étranger à soi-même.
Il n'existe que deux espèces de folies contre lesquelles on doit se protéger. L'une est la croyance selon laquelle nous pouvons tout faire. L'autre est celle selon laquelle nous ne pouvons rien faire.
Dès l'âge de 14 ans, j'étais fasciné par la culture zouloue.
Il est très inhabituel de retourner dans un endroit qui a changé d'une manière que vous avez vous-même modifiée.
Il faut une sacrée dose de courage et de tempérament pour dire à un Noir : "Oublions la politique et devenons amis." C'est le drame de l'apartheid, ce système déshumanise les rapports entre personnes.
Il est terrible de vieillir sans jamais avoir vraiment vécu.
La pauvreté abjecte est humiliante, est une atteinte à la dignité de ceux qui la subissent. En fin de compte, cela nous rabaisse tous. Cela rend la liberté de nous tous moins significative.
Nous pouvons être surpris des personnes que nous trouvons au paradis. Dieu a un faible pour les pécheurs. Ses standards sont assez bas.
La première danse zouloue que j'ai pratiquée, c'était la danse baka. Les employés noirs municipaux qui dégageaient les ordures dans les camions avaient l'habitude de la danser. J'ai appris auprès d'eux.
Je me rends compte que, même si je suis un personnage public, c'est l'expérience la plus solitaire que j'aurai jamais vécue. Je suis seul face à la mort. C'est finalement une position très zoulou...
J'appartiens à l'Afrique, entièrement.
Blâmer les choses sur le passé ne les rend pas meilleures.
Au début, j'ai appris les chansons zouloues phonétiquement, et je ne savais pas ce que je chantais. Comme j'étais doué pour l'imitation, les yeux fermés, personne ne pouvait deviner que c'était un Blanc qui chantait.
Lorsqu'on est à l'article de la mort, les mensonges, ça n'a plus de sens.
Il n'y a qu'un seul temps, éternel, pour les principes selon lesquels on vit.
Je suis un être musical et culturel.
Mes chansons sont des témoignages du temps. Plus tard, en écoutant mes douze albums, on pourra deviner ce que les gens pensaient à l'époque.