Le philosophe doit regarder la vieillesse comme un préjugé.
Les bonnes actions accomplies dans la jeunesse sont les vivres de la vieillesse.
La vieillesse est la période de notre existence pendant laquelle nous composons avec les vices que nous chérissons encore, en vitupérant ceux que nous n'osons plus pratiquer.
Les quinquagénaires sont des impatients. Comme si l'approche de la vieillesse nous donnait des ailes. Des ailes qui ne procurent pas l'assurance de voler bien haut.
Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus car la vie s'en est allée ailleurs.
La jeunesse veut l'espace ; la vieillesse, le temps.
Réglez bien votre jeunesse, et votre vieillesse se réglera d'elle-même.
La vieillesse aime bien faire un câlin avec le temps.
Les habitudes de la vieillesse ne sont pas de moindres obstacles pour notre salut que les passions de la jeunesse.
Pour le jeune homme, dont la vieillesse ne marque pas le visage, la jeunesse est sans valeur.
La vieillesse, c'est dans la vie d'un homme l'époque où, quand il flirte, il ne peut se rappeler pourquoi.
Pour les jeunes gens, tout ce qui a plus de vingt cinq ans, c'est la vieillesse ; trente, cinquante, ce sont des variations infimes et sans intérêt.
Pour leurs parents, les enfants sont de belles fleurs d'hiver ; ils leur font oublier le chagrin, ils sont les guides, les béquilles, les soutiens de leur père ; par eux la vieillesse refleurit.
La vieillesse, la dernière politesse de la moisissure.
La vieillesse n'est qu'une auberge de maladies, un logis de préoccupations, angoisse continuelle, plaie incurable, peine du passé, chagrin du présent, triste souci de l'avenir, voisine de la mort.
Et si c'est cela la vie : retrouver son enfance, alors, à ce moment-là, lorsque la vieillesse l'a rejointe un beau jour, la petite ronde doit être presque finie, la fête terminée.
La vieillesse est un alibi.
L'on craint la vieillesse, que l'on n'est pas sûr de pouvoir atteindre.
C'est une des pires humiliations de la vieillesse, de ne rien recevoir que de la pitié.
Je vois autant de vieillards révoltés contre la vieillesse que de jeunes gens révoltés contre la société.
Qui meurt de vieillesse est le dernier à en convenir.
La jeunesse enfante pour la vieillesse.
La vieillesse peut devenir une parure, sans être une abdication.
L'inquiétude amène la vieillesse avant le temps.
Pour faire bon usage de la vie, il faut avoir dans la jeunesse l'expérience des années avancées, et dans la vieillesse la vigueur de la jeunesse.
Il ne faut pas attribuer à la vieillesse tous les défauts des vieillards.
Le marxisme est la vieillesse du monde.
L'existence de l'homme porte la vieillesse du monde.
La vieillesse s'oublie car le coeur ne change guère, et plus on vieillit, plus on a d'aventures pour s'engaillardir.
Chaque époque de l'existence a son odeur : l'enfance sent le lait, l'adolescence le fauve, l'âge mûr le parfum et la vieillesse le médicament.
La vieillesse, c'est le temps où les anniversaires ne sont plus des fêtes.
Vieillesse : période de notre existence pendant laquelle nous composons avec les vices que nous chérissons encore, en vitupérant ceux que nous n'avons plus la hardiesse de pratiquer.
Le mari est seul dans le mariage, le père est seul dans la vieillesse, l'ami est seul dans l'amitié, car il est bien rare que nous soyons élus par ceux que nous avons choisis.
Le pire dans la vieillesse, ce n'est pas la diminution physique, c'est le dégoût de l'humanité. Combien commencent en subversifs pour finir en grincheux ? Rebelles à vingt-ans, poupons geignards à soixante-ans.
Il en est de la vieillesse comme d'un reste de vin oublié au fond de la bouteille : l'un et l'autre tourne facilement à l'aigre.
La vieillesse nous paraîtrait naturelle, si l'âme n'était que l'idée du corps.
Il n'y a pas de vieillesse, on n'est vieux qu'à partir du moment où on prend son parti d'être vieux.
Si les vers ont esté l'abus de ma jeunesse,Les vers seront aussi l'appuy de ma vieillesse,S'ils furent ma folie, ils seront ma raison.
La vieillesse rendait-elle insensible à la souffrance ou était-ce simplement le masque qui gagnait en solidité ?
Faculté merveilleuse de la vieillesse que de se fermer l'esprit à tout souvenir désagréable.
Ce n'est que dans la vieillesse que l'homme devient vraiment lui-même.
Nous désirons tous atteindre la vieillesse, et nous refusons tous d'y être parvenus.
Quand ni le sort ni le coeur ne sont bons, on est pauvre et misérable jusqu'à sa vieillesse.
La fumée est la vieillesse du feu.
La vieillesse, c'est quand on commence à se dire : "Jamais je ne me suis senti aussi jeune".
La vieillesse est le pire des maux, car elle prive l'homme de tous les plaisirs en lui en laissant l'appétit.
Dans l'origine, le coeur de l'homme est bon ; dans la vieillesse, il est fermé au repentir.
La plupart des hommes, arrivés à un certain âge, craignent et haïssent la vieillesse. C'est pourquoi la plupart vieillissent mal et meurent avant le temps.
Ça fait rire les gens qui font des gamins en pensant que c'est une assurance vieillesse. On a l'âge d'avoir observé qu'on ne fait que nourrir de futurs vautours impatients. Personne n'aime les vieux, pas même leurs propres enfants.
Ce n'est pas une bataille, la vieillesse, c'est un massacre.