Le tapioca a un goût de moisi assez déplaisant pour les personnes qui n'aiment pas le moisi.
FEMME doit être le dernier mot d'un mourant et d'un livre.
Sur toute expérience nouvelle, règne la permanence d'un danger.
Un petit trot est une cure contre nos démons.
C'est un défaut courant des hommes : penser qu'avec un peu d'argent ils obtiendront toujours ce qu'ils voudront.
C'est toujours terrifiant de rester seul en scène devant un public sans rien dire, tout en s'efforçant d'être tout simplement.
Une chanson ressemble à un rêve qu'on essaie de réaliser. Ce sont des pays inconnus où il faut s'introduire.
Je rêvais de rester là tout le jour, comme un lézard, à boire de la lumière, en écoutant chanter les pins.
Maman entre sans bruit pour me border, elle s'éloigne sur la pointe des pieds. Du fond de mon sommeil j'entends son pas qui résonne, décroît, comme les notes d'argent d'une musique très précieuse, très ancienne... Je suis un enfant.
La lecture fait un homme plein, la méditation un homme profond, le discours un homme clair.
La seule chose qui vient à un homme endormi, ce sont les rêves.
Le bonheur est un plaisir sans regret.
Le véritable office de toute foi est de donner à la vie un sens que la mort ne peut détruire.
C'est un prince insensé qui confie la sécurité de ses terres à des mercenaires.
Un bon mari est le meilleur plâtre pour soigner les maux d'une jeune femme.
Je peux mourir, mais je ne peux pas aimer un autre que toi.
Torche-cul : Publication qu'on lit d'un derrière distrait.
Quand on prend tout d'un coeur léger, il paraît qu'on vit sans danger.
Tu me trouves sadique ? Je parie qu'on pourrait faire frire un oeuf sur ton front, si on le voulait.
La conscience est un tribunal qui casse vite ses sentences.
La jeunesse grandit dans un domaine qui n'est qu'à elle, où ni l'ardeur du ciel, ni la pluie, ni les vents ne viennent l'émouvoir.
Le sang bleu se retrouve parfois dans les veines d'un demeuré ou dans la trompe d'un moustique.
Une citation dans un discours, un article ou un livre est comme un fusil dans les mains d'un soldat. Cela parle avec autorité.
Il arrive à un âge où le moindre mâle est un bien pour une femme.
C'est curieux... A partir d'un certain degré de décrépitude, on commence tous à se ressembler.
Il n'est guère qu'un signe qui atteste qu'on a tout compris : pleurer sans sujet.
Bienheureux les riches ! Car ceux qui sont riches, vraiment riches, n'ont jamais à savoir le prix des choses : il y a toujours quelqu'un qui passe derrière eux régler l'addition.
Prétendre avoir été exhaustif quant aux potentialités de l'avenir, c'est un sommet dans l'histoire de la sottise.
Celui qui se lance dans une entreprise atroce doit s'imaginer qu'il l'a déjà réalisée, il doit s'imposer un avenir irrévocable comme le passé.
Nous, les spectateurs, assistons impuissants à l'homogénéisation inexorable d'un modèle télévisuel régi par l'esprit de profit et l'obsession de la concurrence.
La pensée : habitude physiologique d'un être dressé.
Les ordres d'une mère sont sacrés ; c'est un crime que de vouloir s'y soustraire.
Un ami qui vous connaît depuis que vous avez quatre ans vous connaît vraiment, tandis que vos parents croient seulement vous connaître.
Les médias savent ce qui est vendeur : le conflit et la division. Simple et efficace. Trop souvent, la colère et le ressentiment l'emportent sur la réflexion. Nos émotions trompent notre vigilance. Un discours enflammé et moralisateur, même sans fondements, aura plus d'impact qu'une allocution réfléchie et argumentée.
Un jour, la délivrance viendra. Il n'y aura plus ni riches ni pauvres. Nous serons tous semblables. Ces paroles étaient les plus bizarres que la mère eut jamais entendus prononcées.
S'il a vécu comme personne,Souvenez-vous par charité,Qu'un monstre attend qu'on lui pardonne,L'affreux bonheur d'avoir été.
ll pleut des jours le jour en pleure,L'avril périt de ses parfums,Et comme lui les regrets meurent,Sait-on d'un mort s'il fut quelqu'un.
Quand il ne nous reste que trois pouces de vie, nous avons encore mille affaires ; et un beau matin, toutes ces affaires s'évanouissent.
La prison, c'est dur. C'est un choc émotionnel qui est énorme. C'est du temps que tu retrouveras jamais, c'est de la souffrance... c'est la souffrance de voir les autres souffrir.
C'est juste fantastique de sentir la vitesse et le freinage. C'était un travail acharné - tenir une voiture de F1 sur le circuit est un travail en soi. Rouler vite c'est autre chose.
Je suis conscient que, de l'extérieur, on dirait que j'ai tout à fait un ego.
Je ne suis pas un homme simple, je suis le premier à compliquer ma propre existence.
Ma vie est un enchantementQuand je m'endors, quand je m'éveille, Ou quand je joue, à tout moment,Une fée douce me surveille,Et m'entoure de soins charmants.Cette merveille, c'est ma maman !
Je n'ai jamais été aussi proche de quelqu'un et je ne sais pas qui tu es...
C'est le terreau de la vie, la banalité. Rarement, une perle, un grain de sable, une particule luisante tombe sur notre épaule. Et dans cet océan de vagues ordinaires, le pouvoir est le vice banal le plus à son aise chez l'homme.
La naissance est un naufrage et pour se maintenir à flot nombreux sont les marchands de bouées. Jusqu'à la dernière... en forme de couronne mortuaire.
Qui veut un manteau de renard mourra de la rage.
J'aime les enfants, oui. Mais je leur adresse un reproche : ce sont de futures grandes personnes.
L'éloquence est une peinture de la pensée ; ceux qui après avoir peint, ajoutent encore, font un tableau au lieu d'un portrait.
On a toujours assez de philosophie pour supporter la mort d'un parent riche.