Les juifs, toujours exterminés et toujours renaissants, ont réparé leurs pertes et leurs destructions continuelles par cette seule espérance qu'ont parmi eux toutes les familles, d'y voir naître un roi puissant qui sera le maître de la terre.
Gardons-nous de suivre la pensée d'un auteur... D'ailleurs, qu'en sait-il de sa pensée ?
La vérité ? Une marotte d'adolescent, ou un symptôme de sénilité.
Quand on est connu, aujourd'hui, le simple fait de se promener en public sans lunettes noires constitue presque un attentat à la pudeur.
La fausse vertu est à la portée de tout le monde. Un beau vice, non.
La maladie est un prétexte pour se valoriser.
Impossible de palper le temps, mais il s'insinue là entre les fibres les plus ténues de l'être, s'y loge en intrus et s'y creuse un nid fatal.
La tentation est un mal que la présence du péché ne peut guérir.
Dans chacun de nous il y a un peu de tous les autres ; c'est ça qui est intolérable. On ne peut pas être vraiment soi.
Enseigner un méchant, c'est mettre le sabre à la main d'un assassin.
Un compte en banque et quelques canaris à nourrir, un héritage à espérer, une voiture à acquérir, toutes ces bornes de carton qui, de kilomètre en kilomètre, nous mènent fièrement et joyeusement à la tombe.
Je déteste le piano. Surtout quand quelqu'un en joue.
Si l'expérience servait à quelque chose, au bout d'un moment, on arrêterait de s'enrhumer !
Un père biologique est-il forcément écolo ?
Un creux est en nous, à jamais, mais le creux n'est pas l'abîme.
Si quelqu'un dans un jardin bien arrosé brise la violette, le pavot Et le lys hérissé de langues jaunes, Les fleurs fanées laissent soudain tomber leur tête flétrie, Ne se tiennent plus et regardent, de leur cime, la terre.
Une société malade est une société qui crée de l'hostilité mutuelle, de la méfiance, et qui transforme l'homme en un instrument exploité par les autres, qui le prive du sentiment d'avoir de la valeur, sauf dans la mesure où il se soumet aux autres et devient un automate.
Rien ne ressemble plus à une aurore qu'un crépuscule : seule la fraîcheur de l'air nous dit ce qu'il en est.
Souvenez-vous, si vous avez un jour besoin que l'on vous tende la main, que vous en avez une au bout de votre propre bras. En vieillissant, souvenez-vous que vous en avez une seconde: la première sert a s'aider soi-même et la seconde à aider les autres.
C'est un esprit étroit qui ne peut pas regarder un sujet de différents points de vue.
Combien de fois les gens ont-ils utilisé un stylo ou un pinceau parce qu'ils ne pouvaient pas appuyer sur la gâchette ?
Qui a le plus de qualités est comme un arbre chargé de fruits dont les branches s'inclinent près du sol.
J'ai toujours eu un besoin d'être quelque chose de plus qu'humain.
Maintenant les élections sont passées. Je n'ai pas de haine, pas de rancoeur ni de rancune. Je positive. J'espère que les gens qui ont un espoir de changement vont le trouver.
Un homme qui a vécu dans l'intrigue un certain temps ne peut plus s'en passer.
Si vous savez bien gérer un business, vous pouvez bien gérer tous les autres.
Elle avait un nez superbe, qu'elle tenait de son père, chirurgien esthétique.
La guerre révèle à un peuple ses faiblesses, mais aussi ses vertus.
Un gentleman est un homme qui ne bat jamais une femme sans ôter son chapeau.
Si vous ne vous sentez pas bien... faites vous sentir par un autre.
Pourquoi, à l'instar des objets, n'existe-t-il pas un bureau des amours perdues et trouvées ?
Un livre bien neuf et bien original serait celui qui ferait aimer de vieilles vérités.
Le manque de mémoire est un don de Dieu accordé aux débiteurs en compensation de la pauvreté de leur conscience.
Un homme est non seulement tel qu'il se conçoit, mais tel qu'il se veut.
Il n'y a rien de tel qu'un peu de vérité pour masquer un mensonge.
L'amour est un mot qu'il faut se garder de prononcer. Ce qui compte, c'est la réalité.
Sans doute l'homme ne mérite-t-il d'être intégralement ni un objet d'amour ni un objet de haine pour l'homme. Bien connaître quelqu'un, c'est l'avoir tour à tour aimé et haï. Aimer et haïr, ce n'est qu'éprouver avec passion l'être d'un être.
La passion de la musique est en elle-même un aveu. Nous en savons plus long sur un inconnu qui s'y adonne que sur quelqu'un qui y est insensible et que nous approchons tous les jours.
C'est souvent à cause d'un souvenir particulièrement mortifiant que l'on cherche davantage le pardon que l'amour.
Un homme ne doit se mirer que dans les yeux d'un adversaire, et seulement pour une question d'honneur.
L'histoire est un immense désordre qui se tient.
Notre civilisation accouche d'un monde nouveau, sur une longue durée et dans la douleur.
Il n'existe pas un noir, mais des noirs.
Le public moderne semble avoir un faible pour les écrivains confus qui ne livrent jamais leur dernier secret et qui, peut-être, dans leurs désordres, n'en cachent aucun.
La télévision est un média finalement assez grossier, qui a toujours privilégié l'émotion.
- Ce serait la première fois que vous embrasseriez quelqu'un ? - Non, j'avais un chien. - Un chien ? - Il m'embrassait lui !
La vieillesse aime bien faire un câlin avec le temps.
Il est plus facile d'être un voyageur ou un savant que d'être un ami, un amant. Plus aisé d'aimer les hommes vaguement que d'aimer à la perfection un seul être imparfait.
La différence entre le peuple et le public, c'est que le public paye... Mais à l'usage, on s'aperçoit qu'un billet de théâtre est souvent moins coûteux qu'un bulletin de vote.
Le chien est un gentleman; J'espère aller dans son paradis pas celui de l'homme.