Un homme qui a vécu dans l'intrigue un certain temps ne peut plus s'en passer.
C'est toujours ainsi : nos oeuvres représentent une période de notre existence que nous avons déjà franchie, à l'époque où nous les écrivons.
Ce qui nous rend la disparition d'un être plus sensible, ce sont les mots de passe qui existaient entre lui et nous et qui soudain deviennent inutiles et vides.
J'aime dans le chat cette indifférence avec laquelle il passe des salons à ses gouttières natales.
Le passé n'est pas un monde perdu. Le vivre dans le présent n'est pas de la nostalgie. Ce qui est passé est possédé, définitivement. Je dis "ma vie est belle" parce que j'ai la chance de sentir le passé dans le présent. Il y est, il n'attend rien que de se déployer.
Le bonheur, c'est comme la mort, il faut y être passé pour en parler.
La séduction des yeux. La plus immédiate, la plus pure. Celle qui se passe de mots, seuls les regards s'enchevêtrent dans une sorte de duel, d'enlacement immédiat, à l'insu des autres, et de leur discours : charme discret d'un orgasme immobile, et silencieux.
La roue du temps ne se contente pas de tourner et de vous emporter dans son cercle. Elle est dentelée et vous accroche sans fin de souci en souci.
Je te demande pardon, de t'avoir fait souffrir. Je sais que je ne peux pas l'effacer, mais je ferais tout pour me rattraper. Je suis même prêt à y passer ma vie.
Entre époux, pas d'inimité qui passe la nuit.
Dans la vie et l'amour, vous apprenez qu'il est temps de lâcher prise et de passer à autre chose.
À l'époque de Pascal, on considérait l'enfance comme un temps perdu ; le problème était d'en sortir au plus vite.
Il faut toujours prendre le temps de peser le pour et le contre.
De même, un livre qu'on aime, c'est avant tout un livre dont on aime l'auteur, qu'on a envie de retrouver, avec lequel on a envie de passer ses journées.
Naître pour créer, aimer, gagner aux jeux, c'est naître pour vivre en temps de paix. Mais la guerre nous apprend à tout perdre et à devenir ce que nous n'étions pas. Tout devient une question de style.
Que vaut le temps, s'il n'en reste plus pour s'émouvoir, s'attendrir, aimer ? Ce n'est pas nous qui décidons de notre temps, mais le temps qui tisse les jours, fait et défait les volontés, les aspirations de l'homme.
La vie la plus belle est celle que l'on passe à se créer soi-même, non à procréer.
Prends pour te connaître Le temps qu'il faudra... Rien qu'à te connaître Tu voyageras
On n'est pas des manouches il me semble... Un coup de balai une fois de temps en temps ça t'arracherai la gueule !?
Que nous le voulions ou non, nous appartenons à notre temps et nous partageons ses opinions, ses sentiments, voire ses illusions.
Si nous jetons un coup d'oeil sur l'histoire militaire en général, nous voyons qu'en fait il se passe exactement le contraire d'une avance incessante vers le but, que l'arrêt et l'inaction sont de toute évidence l'état normal de l'armée en guerre, et que l'action est une chose exceptionnelle.
Si on pouvait fouiller les coeurs et les consciences, on retrouverait presque toujours à l'origine des haines sociales, une souffrance physique ou morale, une injustice ou un vice d'argent.
L'amour peut se passer d'estime, pas l'amitié.
Personne ne sait dire aujourd'hui pendant combien de temps il faudra aller vers cette réduction des contacts sociaux et ces pratiques (confinement).
Les gens myopes d'un oeil, presbytes de l'autre, et qui louchent par surcroît, sont impardonnables de ne pas voir ce qui se passe autour d'eux.
Le passé prend racine dans l'avenir.
Fuis l'étude qui donne naissance à une oeuvre appelée à mourir en même temps que son ouvrier.
Comme l'ombre de mon aiguille, la vie passe ainsi, tout en semblant immobile.
L'homme, en tout temps et en tous lieux, doit à son père et à sa mère le culte d'amour.
Vous savez ce qui se passe quand vous ne prenez pas de risque? Rien.
Il n'y a pas de souffrance plus atroce que celle d'aimer une femme qui vous donne son corps et qui pourtant est incapable de livrer son être véritable - parce qu'elle ne sait pas où le trouver.