Les patrons sont comme les chats dans une litière. Instinctivement ils remuent tout pour cacher ce qu'ils ont fait.
Les mathématiciens sont comme les français : quoique vous leur dites ils le traduisent dans leur propre langue et le transforme en quelque chose de totalement différent.
Aujourd'hui, les festivals de cinéma sont comme les congrès de dentistes. C'est tellement folklorique que c'en est déprimant.
Les calomniateurs sont comme le feu qui noircit le bois vert, ne pouvant le brûler.
Nos actions sont comme nos enfants, qui vivent et agissent en dehors de notre propre volonté.
Les chefs-d'oeuvres sont comme les grands animaux. Ils ont la mine tranquille.
Les filles sont comme les pianos. Quand elles ne sont pas droites, elles sont à queue.
Les rêves sont comme des îles. Alors on est tout seul quand on rêve et ça ne peut pas être autrement.
Les hommes sont comme les vins : lorsqu'ils deviennent meilleurs en vieillissant, c'est qu'ils sont d'une très grande qualité.
La civilisation, la société et les moeurs sont comme un chapelet dont le noeud est la croyance à l'immortalité de l'âme ; ôtez le noeud, tout s'en va.
Les hommes qui montrent trop leur intelligence sont comme les femmes qui montrent trop leurs seins.
Les joies non partagées sont comme les fruits mûrs qu'on laisse pourrir plutôt que de les offrir.
Les cieux sont comme un livre où tout homme peut lire.
Dieu sait que nous n'avons jamais à rougir de nos larmes, car elles sont comme une pluie sur la poussière aveuglante de la terre qui recouvre nos coeurs endurcis.
Les footballeurs sont comme les prostituées. Leur boulot c'est de se détruire le corps pour le plaisir de gens qu'ils ne connaissent même pas.
Les amours sont comme les champignons. On ne sait si elles appartiennent à la bonne ou à la mauvaise espèce que lorsqu'il est trop tard.
Tous les arts sont comme des miroirs où l'homme connaît et reconnait quelque chose de lui même qu'il ignorait.
Les mots sont comme une voûte sur la pensée souterraine.
Les passions sont comme des bibliothèques où le vulgaire séjourne sans connaître les trésors qu'elles contiennent.
Les peines de jeunesse sont comme les orages de printemps : de courte durée et vite dissipées.
Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense.
Les traducteurs sont comme les peintres de portraits ; ils peuvent embellir la copie, mais elle doit toujours ressembler à l'original.
Nous avons destiné beaucoup de djinns et d'hommes pour l'Enfer. Ils ont des coeurs mais ne comprennent pas. Ils ont des yeux mais ne voient pas. Ils ont des oreilles mais n'entendent pas. Ceux-là sont comme les bestiaux, même plus égarés encore. Tels sont les insouciants.
Les mots sont comme les sacs : ils prennent la forme de ce qu'on met dedans.
Les préjugés sont comme un cheveu sur la joue. Vous ne pouvez le voir, vous ne pouvez le toucher, mais vous essayez toujours de l'enlever car c'est une sensation irritante.
L'écriture et la lecture sont comme pile et face d'une pièce de monnaie, si tu enlèves l'une d'elle, elle perd sa valeur et ne sert plus à rien.
Les compagnies d'assurances sont comme les femmes : elles conçoivent dans le plaisir et accouchent dans la douleur.
Les mots sont comme les glands... Chacun d'eux ne donne pas un chêne, mais si vous en plantez un nombre suffisant, vous obtiendrez sûrement un chêne tôt ou tard.
Les mots sont comme les monnaies : ils ont une valeur propre avant d'exprimer tous les genres de valeur.
Les miroirs sont comme la conscience. On s'y voit comme on est, et comme on n'est pas.
Les relations sont comme des requins. Ils doivent continuer à aller dans des eaux plus profondes et plus froides, parfois dans des territoires plus effrayants et plus sombres... pour rester en vie.
Les femmes dont on sollicite les faveurs sont comme les énigmes dont on cherche le mot : dès qu'on les a devinées, on les oublie.
Les vieux amis sont comme les vieux vins qui, en perdant de leur verdeur et de leur montant, gagnent en chaleur suave.
Les diamants sur une tête laide sont comme un phare sur un écueil ; ils avertissent.
Les hommes publics sont comme les filles publiques, incapables de prendre leur retraite à temps.
Les histoires d'amour sont comme les histoires de chasse : si le gibier entendait !
Les surprises de la pensée sont comme celles de l'amour : elles s'usent.
Les femmes ! Ah ! Les femmes ! Elles sont comme l'argent : on aimerait pouvoir les jeter par la fenêtre.
Les blondes font les meilleures victimes. Ils sont comme de la neige vierge qui montre les traces de pas sanglantes.
Les médecins sont comme les adultes quand ils parlent aux enfants, ils vous parlent pour que vous n'entendiez pas, ce qui fait que vous entendez trop.
Les couleurs politiques sont comme les couleurs du peintre, elles n'ont qu'une surface mince et cachent toutes la même toile.
Les places éminentes sont comme les rochers escarpés, où les aigles et les reptiles seuls peuvent parvenir.
Les scandales sont comme les trous aux chaussettes. On ne s'en inquiète pas tant qu'on est le seul à en connaître l'existence.
Certains délinquants sont comme des fromages : ils commencent à se montrer coulants quand ils sont faits...
Les baisers sont comme des amandes.
Les cadeaux sont comme les conseils : ils font plaisir surtout à ceux qui les donnent.
Les esprits sont comme les parachutes. Ils ne fonctionnent que quand ils sont ouverts.
Les gens sont comme les vitres sales. Ils sont éclatants et brillent lorsqu'il y a du soleil, mais lorsque l'obscurité s'installe, leur véritable beauté est révélée seulement s'il y a une lumière qui vient de l'intérieur.
Les systèmes économiques qui négligent les facteurs moraux et sentimentaux sont comme des statues de cire : ils ont l'air d'être vivants et pourtant il leur manque la vie de l'être en chair et en os.
Il n'y a rien de meilleur au monde que ces amitiés merveilleuses que Dieu éveille et qui sont comme le reflet de la gratuité et de la générosité de son amour.