Un écrivain ne doit jamais perdre cet «état d'enfance». Un état qui n'est pas nécessairement de l'immaturité ou de la sentimentalité, mais une manière de regarder les choses comme si on les voyait pour la première fois.
Si on compare le passage à l'euro à un déménagement et les 35 heures à un mariage, on se rend bien compte qu'il est impossible de gérer les deux événements dans la même semaine.
Si on criait sur la place publique les fautes de tout le monde, on ne pourrait plus fréquenter personne !
La vie, ça se joue serré. Si on mentionne ses points faibles, les autres en abusent immanquablement.
Les choses ont changé. A notre époque, si on aimait faire chier le monde, on faisait du X, mais aujourd'hui porter le voile suffit.
Rien ne sert de pisser si on n'en a pas envie.
On ne réduira pas les fractures françaises, on les aggravera au contraire si on persiste à trouver des justifications à la haine dont la France est l'objet.
Ce dont on ne peut parler, c'est aussi ce qu'on ne peut apaiser ; et si on ne l'apaise pas, les blessures continuent à s'ulcérer de génération en génération.
Une petite flamme de folie, si on savait comme la vie s'en éclaire !
L'avenir est un inconnu à toutes les dimensions. Mais le passé est un abîme où l'on risque à chaque pas de s'anéantir si on ne réussit pas à faire taire les échos.
Céder aux exigences d'un tiran ça fonctionne jamais. Même si vous leur donnez ce qu'ils demandent c'est jamais suffisant. La seule solution c'est de le combattre. Même si on doit en payer le prix.
On sait si on a été heureux ou pas, le jour où on a assez de temps à perdre pour se poser la question.
À quoi sert la vie si on ne peut plus voir celui qu'on aime ? À quoi bon avoir des mains si on ne peut plus caresser, si on ne peut plus le serrer dans ses bras ? Si son parfum n'est plus dans l'air, à quoi bon même respirer ?
On est tellement abasourdi, sans arrêt, par toutes les choses qui sont contre la vie.Si on les laisse nous envahir, on se ferme, il ne nous arrive plus rien.
Si on commence à rentrer dans le regret, c'est foutu. Les échecs, c'est magnifique
Les souvenirs ? Des verres vides. On ne sait plus ce qu'ils contenaient, ni si on a bu avec plaisir ou dégoût, mais on est quand même soûl...
Si on ne se met pas en question, si on ne court pas une vraie aventure, au bout de laquelle on sera vainqueur ou vaincu avec le risque de se casser la gueule, alors ça n'a aucun intérêt.
On va viser l'éternitéOn est tellement bien iciOn va tout faire comme siOn était partis pour rester.
Mourir, c'est aller voir dans l'au-delà si on y est.
Si on se souvient de moi pour avoir fait quelques bonnes choses et si ma présence ici a suscité de bonnes énergies, c'est largement suffisant.
Si on ne peut pas parler parce qu'on entend pas, rien n'a de sens.
Si on gagné beaucoup d'argent il faut aider les autres. Je ne veux pas oublier.
Il y a des auteurs en littérature qui m'ont fait prendre conscience que si on voulait véritablement changer les choses, on devait incarner les valeurs, pas juste les évoquer.
Comment les mots, misérables chaînes de caractères, pourraient-ils servir à véhiculer les soliloques de la conscience ! C'est comme si on voulait faire une déclaration d'amour en morse.
La vie m'a appris que si on ne suit pas son intuition, que si notre intuition dit quelque chose que l'on refuse d'écouter, alors on part forcément dans la mauvaise direction.
Est-ce qu'on est maître de devenir ou de ne pas devenir amoureux ? Et quand on l'est, est-on maître d'agir comme si on ne l'était pas ?
Si on répétait toujours le même acte on n'apprendrait jamais rien.
Toutes les vérités seraient bonnes à dire si on les disait ensemble.
On ne résout pas une crise comme ça en augmentant les impôts. Si on augmente les impôts, le doute s'installe et les gens ne consomment plus.
Rien n'est plus irritable que l'indépendance de l'adolescent. Si on froisse en lui ce droit qu'il vient de se découvrir avec ravissement, il se rebiffe et fait par révolte le contraire de qu'on lui commande.
Même si on est outragé, on ne peut haïr ses enfants.
L'amour des possessions est une faiblesse à surmonter. Il s'attache à la part matérielle de l'existence et, si on le laisse prendre de l'importance, il risque de perturber l'équilibre spirituel.
Comment penser le monde si on ne sait pas le rêver ?
Si on avait autant de légèreté sur la perception des réalités physiques ou biologiques que celle dont on fait preuve à propos des réalités socio-humaines, on en serait encore à l'âge de pierre.
Si une tartine tombe toujours du côté beurrée, et qu'un chat retombe toujours sur ses pattes, que se passe-t-il si on laisse tomber un chat sur le dos duquel on a attaché une tartine beurrée ?
Le drame quand on est président, c'est que si on entreprend de résoudre les problèmes, on n'a plus le temps de gouverner.
Si on veut se mettre en couple, l'important c'est d'être réaliste. Une fille mettable, qui fait à bouffer, qui n'a aucune habitude dégoûtante et te supporte tel que tu es, sans chercher à te mettre au pas et te faire aimer les légumes verts, on ne peut pas en demander beaucoup plus à l'amour.
Si on se laissait aller à aimer les gens gentils, la vie serait atroce.
Il est impossible d'être totalement libre si on n'est pas seul.
Si on ne l'arrête pas suffisamment tôt, le mal finit par atteindre tous les hommes et par les engloutir, qu'ils l'aient combattu ou ignoré.
Elle rougit si on lui parle de chaise ; pour ce qu'elle y pose.
Quand on use ses jours à écrire, c'est qu'on y est contrainte par je ne sais quelle force occulte. On est sommée de continuer sa mémoire comme si on était déjà morte.
La nuit : combien elle pourrait être quelque chose de merveilleux si on savait l'approcher, se l'annexer.
On peut descendre pour défendre les valeurs de la République même si on n'est pas d'accord avec les caricatures !
Si on ne peut pas rire au paradis, je ne tiens pas à y aller.
Tout est biaisé, revu, recharmé. Si on pouvait retourner vraiment dans les décors d'autrefois, sûr qu'on serait déçu, qu'on n'y tiendrait pas tellement. L'enfance c'est un paradis perdu qu'on recherche toujours, qu'on ne retrouve jamais, qui n'existe pas. Il faut rester seul avec ses rêves... la sagesse.
Je crois qu'on ne peut pas être acteur si on n'a pas eu le sentiment d'être abandonné dans l'enfance.
Même si on nous promettait le paradis nous le refuserions. Car nous voulons le prendre.
Si on ne sait pas faire de l'amour cet absolu auprès de quoi toute autre histoire disparaît, on ne devrait jamais se hasarder à aimer, même pas si on se mariait dix fois.
Les idées sont comme les femmes. Si on ne les lève pas quand elles passent, on les perd de vue.