Avec des « si », on peut plus facilement quitter le sol.
Les femmes seraient charmantes si on pouvait tomber dans leurs bras sans tomber dans leurs mains.
C'est dommage, quand même, d'avoir eu un passé. C'est comme si on nous avait gâché l'existence.
La vie est bouffonne si on ne la supporte pas à deux.
Rien de mieux que de se laisser ignorer par les autres si on veut tout savoir.
Le temps est le capital le plus rare, et si on ne sait pas le gérer, alors on ne peut rien gérer d'autre.
Si on pouvait voir les femmes vingt ans après, on ne les épouserait pas vingt ans avant.
Si on juge de l'amour par la plupart de ses effets, il ressemble plus à la haine qu'à l'amitié.
On a beau le saisir par les yeux, un texte reste lettre morte si on ne l'entend pas.
On peut, si on veut, ramener tout l'art de vivre à un bon usage du langage.
Le meilleur moyen de se guérir, c'est encore d'agir comme si on était guéri.
On lave son linge sale en famille, mais si on est tout seul on peut aussi aller au Lavomatic.
Quand votre femme vous trompe, on est ridicule si on l'ignore, complaisant si on le sait, et névrosé si on en souffre.
Si on n'est pas prêt à tout, on n'est prêt à rien.
La télé, c'est un compagnon fidèle comme un chien mais moins salissant, sauf si on l'allume souvent. C'est le feu de bois, quoi.
Si on a besoin de moi, je réponds avec mon coeur, ma détermination, mon expérience.
La peine de mort infligée aux criminels peut être envisagée à peu près sous le même point de vue : c'est pour n'être pas la victime d'un assassin que l'on consent à mourir si on le devient.
L'imbécillité se tient coite si on la toise et la nargue ; après quoi, elle retourne barboter dans sa mare.
De fortes convictions sont le secret de la survie ; on peut avoir l'esprit plein, même si on a le ventre vide.
Écoutez Rick... Mais pourquoi je vous appelle Rick moi ? C'est vrai quoi, je dis encore monsieur à mon patron alors que ça fait six ans que je travaille pour lui,alors que là j'entre et je vous donne du Rick et [...] ► Lire la suite
A quoi ça sert de vivre une aventure si on ne sait pas ce qu'elle signifie ?
On continue quand même, peut-être parce qu'on sait qu'il faut continuer, même si on ne comprend plus pourquoi.
Une femme infidèle, si elle est connue de la personne concernée, n'est qu'infidèle ; si on la croit fidèle, elle est traîtresse.
Et si on créait une fabrique d'enfants en peluche pour les ours ?
Travailler quand on n'a pas de génie, c'est comme si on chantait.
Combien de femmes a-t-on désirées, qu'on n'a pas eues et qui, huit jours après, vous ennuyaient autant que si on avait couché avec elles !
La ruse supplée à la force : si on n'est pas lion, on se fait renard.
- D'où venez-vous comme ça ? - Du singe si on en croit les démocrates.
Dessert : une pêche si on est seul, un péché si on est deux.
La théâtralité, c'est le contraste. Si on ne joue qu'une seule note, il n'y a plus de théâtralité.
Faire des textes de chansons, c'est comme si on avait un petit filon en soi, et j'ai toujours su qu'un jour ce filon serait épuisé.
Personne n'a aucune raison de m'aimer. Donc, si on m'aime, ce sera vraiment pour moi-même.
On ne peut pas avancer si on n'est pas subversif.
Si on ne peut pas revenir en arrière, on peut au moins composer avec le présent pour que les instants suivants soient meilleurs.
Si on pouvait recouvrer l'intransigeance de la jeunesse, ce dont on s'indignerait le plus c'est de ce qu'on est devenu.
Quand on revoit les mêmes gens plusieurs fois par jour, même si on les ignore, on s'aperçoit que les murs d'une métropole gardent les gens à l'étroit.
Que sait-on de l'être humain si on ne le replace pas dans son éternité, bien sûr, mais aussi dans son histoire, dans sa vie quotidienne, dans ce qui se passe ?
Au tennis, à la fin d'une journée, on sait si on est un gagnant ou un perdant.
Si on a qu'un marteau comme outil, tous les problèmes ne tarderons pas à ressembler à des clous à enfoncer dan le mur.
On ne peut être et avoir été. Mais si ! On peut avoir été un imbécile et l'être toujours.
Peut-être la politique est-elle l'art de mettre les chimères à leur place ? On ne fait rien de sérieux si on se soumet aux chimères, mais que faire de grand sans elles.
La misère du monde est tout aussi visible dans la ligne et le visage d'un mannequin que dans le corps squelettique d'un Africain. La même cruauté se lit partout si on sait la voir.
Si on postule que l'humanité fonctionne sur un stock donné, fini, de formes ou de structures de la vie privée, l'apparition de nouvelles formes est perçue comme une menace symbolique qui serait un invariant de l'histoire de l'humanité.
Si on avait la vie qu'on rêve, on rêverait de la vie qu'on a.
Si on s'y attache, la grammaire révèle le sens caché de l'histoire, dissimule le désordre et l'abandon, relie les éléments, rapproche les contraires, la grammaire est un formidable moyen d'organiser le monde comme on voudrait qu'il soit.
Cette histoire de développement durable, c'est de la connerie, on est déjà foutu ; c'est comme si on exigeait à un cancéreux en phase terminale d'arrêter de fumer sur son lit de mort.
On n'éprouve aucun plaisir à avoir raison si on ne peut pas démontrer aux autres qu'ils ont tort.
Bataille. Comment ne pas mourir de chagrin si on la perd, et de joie si on la gagne ?
La vie c'est comme une multiplication : même si on a beaucoup de chances, si on est à "zéro", rien ne sert.
Faire moins bien qu'avant, c'est la seule façon de voir si on a encore un impact.