Si on veut remonter à l'origine de l'intuition que l'on a des nombres, il faut revenir à l'intuition que l'on a du temps.
On lave son linge sale en famille, mais si on est tout seul on peut aussi aller au Lavomatic.
On a beau le saisir par les yeux, un texte reste lettre morte si on ne l'entend pas.
La vie est bouffonne si on ne la supporte pas à deux.
Qu'est-ce que la vie tout court si on la passe à examiner ses fondements.
Travailler quand on n'a pas de génie, c'est comme si on chantait.
Si on juge de l'amour par la plupart de ses effets, il ressemble plus à la haine qu'à l'amitié.
On peut, si on veut, ramener tout l'art de vivre à un bon usage du langage.
Le meilleur moyen de se guérir, c'est encore d'agir comme si on était guéri.
Si on n'est pas prêt à tout, on n'est prêt à rien.
L'imbécillité se tient coite si on la toise et la nargue ; après quoi, elle retourne barboter dans sa mare.
Les femmes seraient charmantes si on pouvait tomber dans leurs bras sans tomber dans leurs mains.
Si on a besoin de moi, je réponds avec mon coeur, ma détermination, mon expérience.
A quoi ça sert de vivre une aventure si on ne sait pas ce qu'elle signifie ?
De fortes convictions sont le secret de la survie ; on peut avoir l'esprit plein, même si on a le ventre vide.
Le temps est le capital le plus rare, et si on ne sait pas le gérer, alors on ne peut rien gérer d'autre.
Quand votre femme vous trompe, on est ridicule si on l'ignore, complaisant si on le sait, et névrosé si on en souffre.
La télé, c'est un compagnon fidèle comme un chien mais moins salissant, sauf si on l'allume souvent. C'est le feu de bois, quoi.
Et si on créait une fabrique d'enfants en peluche pour les ours ?
- D'où venez-vous comme ça ? - Du singe si on en croit les démocrates.
Dessert : une pêche si on est seul, un péché si on est deux.
Écoutez Rick... Mais pourquoi je vous appelle Rick moi ? C'est vrai quoi, je dis encore monsieur à mon patron alors que ça fait six ans que je travaille pour lui,alors que là j'entre et je vous donne du Rick et [...] ► Lire la suite
Quand on vous appelle « dame », c'est affreux. C'est comme si on n'attendait plus rien de vous, comme si vous aviez déjà donné le meilleur de vous-même.
La peine de mort infligée aux criminels peut être envisagée à peu près sous le même point de vue : c'est pour n'être pas la victime d'un assassin que l'on consent à mourir si on le devient.
Combien de femmes a-t-on désirées, qu'on n'a pas eues et qui, huit jours après, vous ennuyaient autant que si on avait couché avec elles !
La ruse supplée à la force : si on n'est pas lion, on se fait renard.
On continue quand même, peut-être parce qu'on sait qu'il faut continuer, même si on ne comprend plus pourquoi.
Faire des textes de chansons, c'est comme si on avait un petit filon en soi, et j'ai toujours su qu'un jour ce filon serait épuisé.
On ne peut pas avancer si on n'est pas subversif.
Si on pouvait recouvrer l'intransigeance de la jeunesse, ce dont on s'indignerait le plus c'est de ce qu'on est devenu.
Personne n'a aucune raison de m'aimer. Donc, si on m'aime, ce sera vraiment pour moi-même.
La théâtralité, c'est le contraste. Si on ne joue qu'une seule note, il n'y a plus de théâtralité.
Une femme infidèle, si elle est connue de la personne concernée, n'est qu'infidèle ; si on la croit fidèle, elle est traîtresse.
Quand on revoit les mêmes gens plusieurs fois par jour, même si on les ignore, on s'aperçoit que les murs d'une métropole gardent les gens à l'étroit.
Que sait-on de l'être humain si on ne le replace pas dans son éternité, bien sûr, mais aussi dans son histoire, dans sa vie quotidienne, dans ce qui se passe ?
Au tennis, à la fin d'une journée, on sait si on est un gagnant ou un perdant.
Si on ne peut pas revenir en arrière, on peut au moins composer avec le présent pour que les instants suivants soient meilleurs.
Si on avait la vie qu'on rêve, on rêverait de la vie qu'on a.
On ne peut être et avoir été. Mais si ! On peut avoir été un imbécile et l'être toujours.
La misère du monde est tout aussi visible dans la ligne et le visage d'un mannequin que dans le corps squelettique d'un Africain. La même cruauté se lit partout si on sait la voir.
Si on postule que l'humanité fonctionne sur un stock donné, fini, de formes ou de structures de la vie privée, l'apparition de nouvelles formes est perçue comme une menace symbolique qui serait un invariant de l'histoire de l'humanité.
Cette histoire de développement durable, c'est de la connerie, on est déjà foutu ; c'est comme si on exigeait à un cancéreux en phase terminale d'arrêter de fumer sur son lit de mort.
Peut-être la politique est-elle l'art de mettre les chimères à leur place ? On ne fait rien de sérieux si on se soumet aux chimères, mais que faire de grand sans elles.
Si on s'y attache, la grammaire révèle le sens caché de l'histoire, dissimule le désordre et l'abandon, relie les éléments, rapproche les contraires, la grammaire est un formidable moyen d'organiser le monde comme on voudrait qu'il soit.
Rien ne sert de courir si on ne sait où se cacher.
Exister serait une entreprise totalement impraticable si on cessait d'accorder de l'importance à ce qui n'en a pas.
Si on doit être invalide, mieux vaut être un invalide riche.
Comme tout irait mieux si on donnait le pouvoir à ceux qui ont la flemme de le prendre.
La solitude serait un endroit idéal si on pouvait choisir les gens qu'on évite.
Plus encore que dans les autres métiers, si on n'existe pas dans celui-ci, on n'existe pas dans la vie.