La fidélité, c'est une idée creuse, une vanité aveugle, comme si on tenait quelque chose, comme si on se croyait immortel, comme on l'était.
Si on ne rejette pas le monde, il faut vouloir le conquérir.
Rien de mieux que de se laisser ignorer par les autres si on veut tout savoir.
Il y a des enterrements de première classe comme si on allait au Paradis par la chemin de fer.
On lave son linge sale en famille, mais si on est tout seul on peut aussi aller au Lavomatic.
On peut, si on veut, ramener tout l'art de vivre à un bon usage du langage.
La peine de mort infligée aux criminels peut être envisagée à peu près sous le même point de vue : c'est pour n'être pas la victime d'un assassin que l'on consent à mourir si on le devient.
Si on postule que l'humanité fonctionne sur un stock donné, fini, de formes ou de structures de la vie privée, l'apparition de nouvelles formes est perçue comme une menace symbolique qui serait un invariant de l'histoire de l'humanité.
Avec des « si », on peut plus facilement quitter le sol.
Si on veut remonter à l'origine de l'intuition que l'on a des nombres, il faut revenir à l'intuition que l'on a du temps.
Si on juge de l'amour par la plupart de ses effets, il ressemble plus à la haine qu'à l'amitié.
Quand votre femme vous trompe, on est ridicule si on l'ignore, complaisant si on le sait, et névrosé si on en souffre.
Il faut toujours surprendre une femme si on veut l'intéresser.
La vie est bouffonne si on ne la supporte pas à deux.
Exister serait une entreprise totalement impraticable si on cessait d'accorder de l'importance à ce qui n'en a pas.
Écoutez Rick... Mais pourquoi je vous appelle Rick moi ? C'est vrai quoi, je dis encore monsieur à mon patron alors que ça fait six ans que je travaille pour lui,alors que là j'entre et je vous donne du Rick et [...] ► Lire la suite
Une femme infidèle, si elle est connue de la personne concernée, n'est qu'infidèle ; si on la croit fidèle, elle est traîtresse.
Cette histoire de développement durable, c'est de la connerie, on est déjà foutu ; c'est comme si on exigeait à un cancéreux en phase terminale d'arrêter de fumer sur son lit de mort.
On connaît son avenir tout autant que son passé, mais on préfère vivre comme si on ne connaissait ni l'un ni l'autre.
Si on respecte toutes les règles, on gâche tout le plaisir.
On a beau le saisir par les yeux, un texte reste lettre morte si on ne l'entend pas.
La ruse supplée à la force : si on n'est pas lion, on se fait renard.
Si on savait de quoi est faite notre peur, on pourrait sans doute s'en débarrasser.
Qu'est-ce que la vie tout court si on la passe à examiner ses fondements.
On ne peut être et avoir été. Mais si ! On peut avoir été un imbécile et l'être toujours.
A quoi ça sert de vivre une aventure si on ne sait pas ce qu'elle signifie ?
On ne peut jamais se débarrasser de ce qui fait partie de nous-mêmes, même si on le rejette.
La télé, c'est un compagnon fidèle comme un chien mais moins salissant, sauf si on l'allume souvent. C'est le feu de bois, quoi.
Si on a besoin de moi, je réponds avec mon coeur, ma détermination, mon expérience.
Si on a qu'un marteau comme outil, tous les problèmes ne tarderons pas à ressembler à des clous à enfoncer dan le mur.
On continue quand même, peut-être parce qu'on sait qu'il faut continuer, même si on ne comprend plus pourquoi.
C'est dommage, quand même, d'avoir eu un passé. C'est comme si on nous avait gâché l'existence.
- D'où venez-vous comme ça ? - Du singe si on en croit les démocrates.
De fortes convictions sont le secret de la survie ; on peut avoir l'esprit plein, même si on a le ventre vide.
Si on s'y attache, la grammaire révèle le sens caché de l'histoire, dissimule le désordre et l'abandon, relie les éléments, rapproche les contraires, la grammaire est un formidable moyen d'organiser le monde comme on voudrait qu'il soit.
La vie ne vaudrait pas d'être vécue si on n'apprenait rien sur la condition humaine !
Personne n'a aucune raison de m'aimer. Donc, si on m'aime, ce sera vraiment pour moi-même.
Le meilleur moyen de se guérir, c'est encore d'agir comme si on était guéri.
Quand on revoit les mêmes gens plusieurs fois par jour, même si on les ignore, on s'aperçoit que les murs d'une métropole gardent les gens à l'étroit.
L'imbécillité se tient coite si on la toise et la nargue ; après quoi, elle retourne barboter dans sa mare.
La misère du monde est tout aussi visible dans la ligne et le visage d'un mannequin que dans le corps squelettique d'un Africain. La même cruauté se lit partout si on sait la voir.
Que sait-on de l'être humain si on ne le replace pas dans son éternité, bien sûr, mais aussi dans son histoire, dans sa vie quotidienne, dans ce qui se passe ?
La théâtralité, c'est le contraste. Si on ne joue qu'une seule note, il n'y a plus de théâtralité.
Au tennis, à la fin d'une journée, on sait si on est un gagnant ou un perdant.
Dessert : une pêche si on est seul, un péché si on est deux.
Travailler quand on n'a pas de génie, c'est comme si on chantait.
Si on pouvait recouvrer l'intransigeance de la jeunesse, ce dont on s'indignerait le plus c'est de ce qu'on est devenu.
Et si on créait une fabrique d'enfants en peluche pour les ours ?
On n'éprouve aucun plaisir à avoir raison si on ne peut pas démontrer aux autres qu'ils ont tort.
Mais ça s'est su assez vite, quand même. Les premières années, les journalistes ne me parlaient que de ça. C'était un peu vexant. Et puis, au fur et à mesure, comme ils ont vu que je produisais une musique originale, [...] ► Lire la suite