Si l'amitié souffre de se voir primée par l'amour, qu'elle attende... Elle aura à consoler.
Combien de choses qui nous eussent paru impossibles si l'expérience ne nous avait fait savoir qu'elles ne le sont pas!
Si l'on connaît le point faible de quelqu'un on peut le mener où l'on veut.
Il faut changer de tactique tous les dix ans si l'on veut conserver sa supériorité.
Il est évident que si l'ennemi ne trouve personne qui l'arrête, il ne s'arrêtera jamais de lui-même.
Dans les idées comme dans les dîners, si l'on désire être remarqué, ce qu'il y a souvent de mieux, c'est d'arriver le dernier.
A quoi servirait d'être victorieux, si l'on n'était plus vivant pour en profiter ?
Si l'argent a gâché, c'est que c'était prêt à être gâché.
Quand nous aimons trop, il est malaisé de reconnaître si l'on cesse de nous aimer.
La fête de l'Annonciation donne un coup de pied à l'hiver ; si l'hiver est cruel, il continuera tout avril.
Si l'homme résiste à ses passions, c'est plus par leur faiblesse que par la force de sa volonté.
Si l'homme ne comprend pas l'enfer, c'est qu'il n'a pas compris son propre coeur...
Plus j'étais traitée comme une femme, plus je devenais femme. Je m'adaptais bon gré mal gré. Si j'étais censée être incapable de faire des marches arrière ou d'ouvrir des bouteilles, je sentais, étrangement, que je devenais incompétente. Si l'on pensait qu'une valise était trop lourde pour moi, inexplicablement, je la jugeais comme telle, moi aussi.
Mais dans son pays, même si l'on ne voulait rien leur donner, on parlait gentiment aux mendiants. Dans son pays, on n'enseignait pas aux enfants à jeter des pierres à ceux qui imploraient la pitié.
Si l'on vit on ne se voit pas vivre (et on fait n'importe quoi) si l'on se regarde vivre on ne vit plus et il n'y a plus rien à regarder.
Si l'on veut vraiment savoir comment la justice est rendue dans un pays, on n'interroge pas les policiers, les avocats, les juges ou les bourgeois protégés. L'un va aux non-protégés - ceux, précisément, qui ont le plus besoin de la protection de la loi ! - et écoute leur témoignage.
Le mérite est un sot, si l'argent ne l'escorte.
Si l'on y prend garde, on est porté à condamner les malheureux.
On ne peut pas consommer grand chose si l'on reste tranquillement à lire des livres.
Il est des moments où il ne vous resterait plus aucun droit si l'on ne pouvait mépriser.
Si l'on devait nommer les pays d'après les mots qu'on y entend d'abord, l'Angleterre s'appellerait "damn it".
L'âme de l'homme est comme un marais infect : si l'on ne passe vite, on s'enfonce.
A mon époque, stoppeur, on savait ce que ça voulait dire... Si l'attaquant sortait du terrain pour aller pisser, on le suivait.
Toute immigration nouvelle doit être interdite. Si l'on n'y prend garde, la France sera bientôt débordée par l'afflux d'étrangers. Ce débordement s'effectue selon une loi quasi-météorologique de hautes pressions démographiques se déversant sur cette zone de basses pressions que sont l'Europe et le monde blanc.
La puissance ne se montre que si l'on en use avec injustice.
On ne peut s'enrichir si l'on dépend entièrement de la terre.
Si l'on boit une bonne partie du contenu d'une bouteille portant l'étiquette : poison, ça ne manque presque jamais, tôt ou tard, d'être mauvais pour la santé.
Si l'on fait preuve de courage et de persistance, l'échec est seulement un succès reporté dans le temps.
Si l'homme a été fait, comme le dit la Bible, à l'image de Dieu, alors on comprend tout : car ce Dieu est souvent atroce.
Ce serait formidable si l'on s'autorisait à dire la vérité de ce que l'on sent, comme des gamins.
Les mensonges n'ont d'importance que si l'on se fait prendre.
L'action directe est, en fin de compte, l'insistance provocante à agir comme si l'on était déjà libre.
Si l'homme est pauvre, il a peu d'esprit ; si le cheval est maigre, son poil est long.
Que resterait-il de l'histoire du monde, si l'on n'admettait que l'erreur fait partie de la réalité ?
Je ne peux pas vous dire si l'usage de la force en Irak aujourd'hui durera cinq jours, cinq semaines ou cinq mois, mais cela ne durera pas plus longtemps.
Si l'on savait à quoi l'on s'expose, on n'oserait jamais être heureux.
L'abîme de l'éternité nous hante. Ainsi, s'interroge-t-on : nos actes retentiront-ils à travers les siècles ? Des inconnus entendront-ils notre nom bien après notre mort et se demanderont-ils qui l'on était, si l'on bataillait avec bravoure, et si l'on aimait avec fougue ?
On éviterait sans doute bien des malheurs et des complications si l'on apprenait à conduire son corps comme on apprend à conduire une automobile - sans oublier, bien entendu, le code de la route.
Si l'on a toujours pitié de soi, l'on a parfois honte de la misère des autres.
Il faut relire la Bible sans la distance théologique. Et si l'on se livre à cet exercice, on découvre des histoires insensées.
Si l'on avait su garder ce patrimoine en France, si l'on n'avait pas exporté cette pratique vers la perfide Albion, si l'on ne s'était pas résigné à abandonner ce sport aux étudiants de la ville de Rugby qui en firent la renommée, peut-être parlerions-nous aujourd'hui du Mortagne-au-Perche à XV, ou du Briouzeman Julien Bonnaire.
Être jaloux, c'est aimer comme si l'on haïssait.
Les mots peuvent ressembler aux rayons X : si l'on s'en sert convenablement, ils transpercent n'importe quoi. On lit et l'on est transpercé.
Si l'irrémédiable n'existe pas en affaires, il est de règle dans le domaine sentimental.
Si l'homme n'était pas condamné à vivre dans le monde, je doute beaucoup qu'il s'intéresserait à la politique.
Si l'on ne pardonnait jamais, on ne verrait bientôt plus personne.
Si l'on ôte cinq de dix, il reste cinq. Ce n'était pas la peine.
Nul au monde n'a puissance sur le jugement intérieur ; si l'on peut te forcer à dire en plein jour qu'il fait nuit , nulle puissance ne peut te forcer à le penser.
Le Français se distingue des autres peuples en ce qu'il s'élève constamment au-dessus de lui-même, ce qui est un exploit stupéfiant si l'on considère qu'il est déjà très haut.
Il faut que la pensée voyage et contemple, si l'on veut que le corps soit bien.