Si l'on y réfléchit bien, le Christ est le seul anarchiste qui ait vraiment réussi.
Si l'on vous sert une tasse de café, ne vous efforcez pas d'y trouver de la bière.
Il faut que la pensée voyage et contemple, si l'on veut que le corps soit bien.
J'aurais tout à craindre si l'esprit de tyrannie allait de pair avec le goût de la lecture.
L'homme est plein d'imperfections, mais ce n'est pas étonnant si l'on songe à l'époque où il a été créé.
Le Français se distingue des autres peuples en ce qu'il s'élève constamment au-dessus de lui-même, ce qui est un exploit stupéfiant si l'on considère qu'il est déjà très haut.
On ne peut dire à quel moment nait l'amitié. Si l'on remplit d'eau une embarcation goutte à goutte, il en vient une dernière qui la fait chavirer ; ainsi quand les marques d'affection se succèdent, il en vient une dernière qui submerge le coeur.
Si l'amour est aveugle, je suppose que je vais m'acheter une canne.
Tout est provisoire. Cependant, si l'on en fait la somme, cela donne une sûre et inaltérable permanence.
Si l'herbe savait ce qu'est la peur, elle ne pousserait pas.
Il est embarrassant d'expliquer des réflexions : c'est comme si l'on se rétractait.
Le principal problème dans le mariage est que, pour un homme, le sexe est une alimentation semblable à la faim. Si l'homme a faim et ne peut pas se rendre dans un restaurant français chic, il ira dans un stand de hot-dogs. Pour une femme, ce qui est important c'est l'amour et la romance.
On ne peut dire à quel moment précis naît l'amitié. Si l'on remplit un récipient goutte à goutte, il finit par y en avoir une qui le fait déborder ; ainsi, lorsque se succèdent les gentillesses, il finit par y en avoir une qui fait déborder le coeur.
Ecrire ses mémoires n'est cohérent que si l'on se tue à la fin.
Le bonheur n'existe pas, si l'on n'en a pas la conscience claire.
Un fait certain c'est que si l'amour meurt, on ne meurt point d'amour.
Le propos de ce manuscrit est de rechercher dans la perspective de l'examen juridique, si l'étude de la philosophie et des sciences de la logique est permise par la Loi révélée, ou bien condamnée par elle, ou bien encre prescrite, soit en tant que recommandation, soit en tant qu'obligation.
Pourquoi tenter l'impossible, si l'on peut faire simple ?
On ne peut être juste si l'on n'est humain.
Si l'enfant de Pete (Sampras) est une fille, mon fils l'aimera; S'il est un garçon, mon fils le vaincra.
Vivre vaut la peine si l'on peut contribuer d'une petite manière à cette chaîne sans fin de progrès.
Les mots peuvent ressembler aux rayons X : si l'on s'en sert convenablement, ils transpercent n'importe quoi. On lit et l'on est transpercé.
Si l'on se bat, on peut être battu.
Si l'on vous donne un soufflet, rendez-en quatre, n'importe la joue.
Oh ! que si l'âne alors, à bon droit misanthrope,Pouvait trouver la voix qu'il eut au temps d'Esope ;De tous côtés, docteur, voyant les hommes fous,Qu'il dirait de bon coeur, sans en être jaloux,Content de ses chardons, et secouant la tête :Ma foi, non plus que nous, l'homme n'est qu'une bête !
Si l'amour prenait racine, j'en planterais dans mon jardin.
Si l'on entre par la porte du plaisir dans la maison de la fortune, l'on en sort d'ordinaire par la porte du chagrin ; ainsi du contraire.
Si l'on connaît des riches bien pensants, on en voit rarement de bien-dépensants.
Si l'on habite près d'une gare, cela change complètement la vie. On a l'impression d'être de passage. Rien n'est jamais définitif. Un jour ou l'autre, on monte dans un train.
La vie serait impossible si l'on se souvenait, le tout est de choisir ce qu'on doit oublier.
Être jaloux, c'est aimer comme si l'on haïssait.
N'est-ce pas à peu près comme si l'on avait dit à quelque dieu, après la création : "Voilà l'univers fini : recommencez-le !"
Ce serait un moindre mal de mourir si l'on pouvait tenir pour assuré qu'on a du moins vécu.
Mais dans son pays, même si l'on ne voulait rien leur donner, on parlait gentiment aux mendiants. Dans son pays, on n'enseignait pas aux enfants à jeter des pierres à ceux qui imploraient la pitié.
Si l'on se forme soi-même suivant les conseils qu'on donne aux autres, alors, bien dirigé, on peut diriger autrui. En effet, il est difficile de se maîtriser.
Un danger cesse d'être épouvantable, si l'on en connaît les causes.
Si l'on ouvre toute grande la gueule à un âne, et qu'on lui dise : "Maintenant, toi aussi tu as droit à la parole" , que peut faire le pauvre animal, sinon braire ?
Comme ce serait amusant si l'on n'était pas obligé de songer au bonheur !
Je dirais que l'on ne peut pas résoudre le problème du SIDA avec de l'argent, même si celui-ci est nécessaire. Mais si l'âme n'est pas impliquée, si les Africains n'apportent pas leur aide (en prenant leurs responsabilités), on ne peut pas en venir à bout en distribuant des préservatifs.
On ne peut s'enrichir si l'on dépend entièrement de la terre.
Si l'on veut prévenir les délits, il faut faire en sorte que les lois soient claires et simples, et que tous les membres de la nation unissent leurs forces pour les défendre, sans qu'aucun puisse travailler à les détruire.
Il ne faut pas se regarder trop en face, entre époux, si l'on veut éviter des découvertes.
Le savoir appelle l'acte. Si l'acte ne vient pas, le savoir s'en va.
Comme se serait amusant si l'on n'était pas obligé de songer au bonheur !
Il ne vaut pas la peine de vivre, si l'on n'a pas un bon ami.
Si l'homme est sans préoccupation des choses éloignées, assurément le malheur sera proche.
Si l'on veut faire un programme qui marche à 20h30 sur une chaîne privée, il y a quand même peu de chance qu'on y parle de choses intéressantes.
On ne «flirte » pas à l'Opéra; on crie très fort des mots incompréhensibles ; si l'on y échange des serments, c'est avec l'assentiment des trombones : logiquement, les nuances changeantes d'un sentiment doivent s'y perdre parmi tant de clameur obligée.
Ce n'est pas si désagréable de vieillir si l'on ne coupe pas la vie en étapes, si on ne se dit pas : « Maintenant c'est fini, je suis entrée dans la vieillesse ».
Si l'on était toujours heureux, où serait le plaisir ?