Il ne sert à rien de fermer les yeux si l'esprit continue de voir.
La relation avec autrui peut être recherchée comme intentionnalité irréductible, même si l'on doit finir par y voir la rupture de l'intentionnalité.
La médecine moderne a forgé le terme de mythomanie, qui qualifie ce genre de blague. Mythomane si l'on veut, Aicard aura mené dans l'existence une singulière et fructueuse comédie. Il aura fait croire aux Parisiens gobeurs qu'il était célèbre en [...] ► Lire la suite
Si l'on retranchait du patriotisme de la plupart des hommes la haine et le mépris des autres nations, il resterait peu de choses.
Comment pourrait-on mesurer le travail, le bonheur, la vie, si l'on pouvait ramasser l'or à la pelle, comme de l'argile?
On ne meurt pas d'un trou à son pantalon, sauf si l'on est scaphandrier.
Nul ne sait si l'homme préhistorique était sensible aux senteurs des fleurs.
La vision que l'on a de soi est toujours approximative : même si l'on a plus ou moins apprivoisé son physique, même si l'on veut bien se reconnaître quelques défauts et quelques qualités.
Les mots peuvent ressembler aux rayons X ; si l'on s'en sert convenablement, ils transpercent n'importe quoi.
Si l'homme connaissait toutes ses passions et pouvait les contrôler, quel univers lugubre nous aurions ! La beauté de l'amour, de la jalousie, de la haine n'est due qu'à l'imprévisible...
Si l'on considérait une théorie comme parfaite et si l'on cessait de la vérifier par l'expérience scientifique, elle deviendrait une doctrine.
On ne peut pas vivre sans humour et si l'on est incapable de rire de soi, on risque alors de souffrir.
Si l'on n'épouse pas les questions, les doutes et les délires de la société, pas la peine d'être acteur.
Si l'on est convaincu par l'idée qu'il n'existe qu'une seule possibilité, les autres s'évanouissent.
La question est de savoir si l'on donne au public quelque chose qui vise à le rendre plus heureux, ou quelque chose qui corresponde à la vérité du sujet.
Si l'on suivait les voies ferroviairesQui aurait le pied marin ?Si l'on sifflait les fonds de théièresOu si l'on ne sifflait plusQui serait l'adversaire ?Entre nous qui serait le plus malin ?Et si l'on disait le contraireOu si l'on ne disait plus rien ?
Il est parfois utile de dire carrément ce qu'on pense surtout si l'on a la réputation d'être retors.
On vit comme on pense, on vit petitement si l'on pense petitement, on vit librement si on pense librement.
Si l'athée est un esprit faible et pardonnable, le philosophe religieux est un déicide politique, qui usurpe sciemment les fonctions de l'Être suprême.
Si l'homme n'a pas le pouvoir de modeler le monde à sa convenance, il a du moins celui de tailler des verres qui lui permettent de le faire apparaître à peu près comme il veut.
Si l'on veut se faire une idée de l'amour-propre des femmes dans leur jeunesse, qu'on en juge par celui qui leur reste, après qu'elles ont passé l'âge de plaire.
Si l'amour ne vous est rien, c'est que vous ne l'aurez jamais véritablement connu.
Réalité. Le songe d'un philosophe fou. Ce qui resterait dans la coupe si l'on devenait pur esprit. Le noyau d'un vide.
La vieillesse nous paraîtrait naturelle, si l'âme n'était que l'idée du corps.
Si l'enfer existe, c'est une salle d'attente avec des magazines de l'année passée.
Si l'Evangile promet infiniment plus qu'un parti n'oserait le faire, il est vrai aussi qu'il réclame de chacun beaucoup plus que ce qu'une propagande éclairée ne se permettra jamais de demander à ses électeurs.
Dans l'excès du bonheur lire est bien difficile, cependant on s'ennuie à la longue si l'on ne lit pas.
Si l'opinion est la reine du monde, les philosophes gouvernent cette reine.
Si l'on pose d'un côté ce qu'un hold-up rapporte en argent et de l'autre ce qu'il rapporte en années de prison, on s'aperçoit que le truand est bien le salarié le plus misérable du monde.
Combien de siècles faudra-t-il encore, avant qu'une nouvelle génération d'Amazones finisse par comprendre qu'un homme n'est vulnérable que si l'on touche à son orgueil ?
Il est vain de vouloir, si l'on ne sait pas ce que l'on veut !
On ne peut espérer changer spirituellement si l'on ne s'y est pas préparé.
Le péché originel n'est pas une donnée scientifiquement observable. Excepté, bien entendu, si l'on consulte un miroir.
Si l'essentiel c'est l'acteur, l'important c'est le spectateur.
Si l'on n'avait vraiment pas voulu tout ça, on aurait bien fait quelque chose de plus, non? On se serait battu plus longtemps, plus fort.
L'homme a assez de raisons objectives pour s'attacher à la sauvegarde du monde sauvage. Mais la nature ne sera en définitive sauvée que par notre coeur. Elle ne sera préservée que si l'homme lui manifeste un peu d'amour.
Dans l'amour on ne s'applique pas à être bien, non, on aime avec de la douleur, de la joie mais surtout jamais de plat ! Si l'on ne tremble pas du matin jusqu'au soir alors c'est raté !
Si l'on connaît le point faible de quelqu'un on peut le mener où l'on veut.
La Saint Valentin est un jour pour masochiste. Si l'on est avec quelqu'un il faut lui dire "je t'aime" avec un cadeau, pour que cela ait plus de valeur que les 364 autres jours de l'année ; si l'on est seul, on déprime !
Dans les idées comme dans les dîners, si l'on désire être remarqué, ce qu'il y a souvent de mieux, c'est d'arriver le dernier.
Combien de choses qui nous eussent paru impossibles si l'expérience ne nous avait fait savoir qu'elles ne le sont pas!
La république serait bien ce qu'il y a de plus bête au monde, si l'anarchie n'était plus bête qu'elle encore.
Si l'on ôtait de la vie tout ce qu'il y a de vain et de frivole, il y resterait si peu de choses, que cela ne vaudrait pas la peine de le regretter.
Quand nous aimons trop, il est malaisé de reconnaître si l'on cesse de nous aimer.
Si l'argent a gâché, c'est que c'était prêt à être gâché.
Tout s'arrangerait parfaitement bien si l'on pouvait faire les choses deux fois.
Si l'univers est le fruit du hasard, si nous ne sommes rien d'autre qu'un assemblage à la va-comme-je-te-pousse de particules périssables, nous n'avons pas la moindre chance d'espérer quoique ce soit après la mort inéluctable.
Tout se passe comme si l'humanité se savait immortelle.
A quoi servirait d'être victorieux, si l'on n'était plus vivant pour en profiter ?
La cinématographie est une écriture en mouvement avec des images et des sons. Si l'on tient à trouver une analogie, il faut chercher du côté de la musique et non du côté de la peinture car on aboutirait à la carte postale.