La société a besoin de transgresseurs. Elle établit des lois pour qu'elles soient dépassées. Si tout un chacun respecte les règles en vigueur et se plie aux normes, c'est toute la société qui se retrouve "normale" et qui stagne.
Rien de plus terrible, quand on a été un enfant de talent, de n'être plus qu'un adolescent qui se cherche.
L'infini n'est autre que le va-et-vient entre ce qui s'offre et ce qui se cherche.
Un remords vaut mieux qu'une hésitation qui se prolonge.
L'affection, est-ce de l'amour qu'on s'accorde ou une maladie qui se déclare ?
Le vrai gourmet est celui qui se délecte d'une tartine de beurre comme d'un homard grillé.
Un paysan, c'est un tronc d'arbre qui se déplace.
Qui se contente de peu n'est jamais pauvre.
Toute pensée qui se bornera aux combinaisons de l'économie politique sera infailliblement trompée dans les grandes affaires humaines.
Qui se tient aux écoutes entend souvent son fait.
Les plaisirs sans fin du contact avec la nature ne sont pas réservés aux scientifiques, mais accessibles à tous ceux qui se placent sous l'influence de la terre, de la mer, du ciel, et de leur existence surprenante.
Ce qui se fait de grand se fait dans le silence.
Tout ce qui est fait au nom de l'art reflète ce qui se passe dans le monde.
Le cosmos est une pensée qui ne se pense pas, suspendue à une pensée qui se pense.
Qu'est-ce qu'un amant ? C'est celui qui s'attache aux femmes qui se détachent.
Un couple est un monde, un monde autonome et clos qui se déplace au milieu d'un monde plus vaste, sans en être réellement atteint ; solitaire, j'étais traversé de failles.
Il y a deux sortes de problèmes : ceux qu'on ne résout jamais et ceux qui se résolvent tout seuls.
Mon idée d'une vraie féministe est une femme qui se sent suffisamment libre pour faire ce qu'elle veut.
Un homme qui se connaît bien est nécessairement modeste.
Les deux mille ans qui se sont écoulés n'étaient rien d'autre qu'un battement de cil à l'aune du temps long de l'évolution.
Parfois le mensonge explique mieux que la vérité ce qui se passe dans l'âme.
Un sexagénaire, c'est un homme qui se souvient encore du temps où l'on dansait avec ses pieds.
Il y a des gens niais qui se connaissent, et qui emploient habilement leur niaiserie.
La terre est peuplée de truqueurs et de bavards, qui se servent des mots comme d'une monnaie qu'ils sauraient fausse.
La naissance est un acte sonore, une action qui engendre le bruit : chaque naissance est un cri qui se déroule, se répercute à travers la vie.
Une femme qui se rend, c'est à elle qu'elle cède.
Un pessimiste est quelqu'un qui se plaint du bruit de l'occasion lorsqu'elle se présente.
Il n'y a pas de filles bien qui ont mal tourné, simplement des méchantes qui se sont trouvées.
L'enthousiasme est une maladie qui se gagne.
Dans la lecture solitaire, l'homme qui se cherche lui-même a quelque chance de se rencontrer.
Ne vous fiez pas aux couples qui se tiennent par la main. S'ils ne se lâchent pas, c'est parce qu'ils ont peur de s'entre-tuer.
L'idéalisme, c'est une habitude qui se prend jeune ou jamais.
La politique est un rude maître qui expose à bien des avatars ; le peuple récompense si mal ceux qui se dévouent pour lui !
Il y a des sadiques scientifiques qui se dépêchent pour traquer les erreurs au lieu d'établir la vérité.
Il n'y a que deux sortes d'hommes : les uns justes, qui se croient pécheurs : les autres pécheurs, qui se croient justes.
J'ai hérité d'un tableau et d'un violon qui se sont révélés être un Rembrandt et un Stradivarius. Malheureusement Rembrandt faisait des violons qui ne valaient rien et Stradivarius était un peintre médiocre.
Au moment où vous arrêterez de vous inquiéter de ce qui va se passer, vous commencerez à profiter de ce qui se passe.
Pour moi, ce que je fais, c'est une expression artistique qui se propage à travers moi. La mode est juste le moyen.
L'homme qui se défend de penser n'apprends jamais rien.
La solitude est un enfer pour ceux qui tentent d'en sortir ; elle est aussi le bonheur pour les ermites qui se cachent.
La vraie liberté est celle qui se dérobe sans bruit au cours trop bien huilé des choses.
Je suis un traînard, moi. Un mec qui se balade, qui traîne, qui regarde comme ça...
Le dictionnaire regorge de sentiers qui se croisent et s'entrecoupent. Un labyrinthe où il est agréable de se perdre, un dédale où l'on bute à chaque pas sur des pierres précieuses.
L'amour est une flamme qui dure ou qui ne dure pas, peu importe, car toute sa réalité est dans son présent, mais c'est une flamme qui se consume. Elle éclaire le monde d'une lumière étrange et magique qui change les reliefs et métamorphose les perspectives. Sa vérité se suffit à elle-même.
Je répète : la méditation, c'est tout ce qui se passe en soi pendant le temps où on est assis, immobile, silencieux.
Qui se fait trèfle est piétiné par les poules.
L'imminence de la mort n'est pas seulement une obsession personnelle, c'est une manière de se rendre à la nécessité de ce qui se donne à penser, à savoir qu'il n'y a pas de présence sans trace et pas de trace sans disparition, donc sans mort.
Un médecin qui se vante de ses succès devrait changer de métier.
Il y a des êtres mystérieux, toujours les mêmes, qui se tiennent en sentinelles à chaque carrefour de notre vie.
Il y a une force puissante qui se libère quand les jeunes se résolvent à faire un changement.