C'est les jeunes qui se souviennent. Les vieux, ils oublient tout.
Dieu s'est fait homme : c'est là l'étalon de la perfection. La femme n'est qu'un lieu raté qui se souvient des dieux...
La vie est un songe léger qui se dissipe.
Un médecin qui se vante de ses succès devrait changer de métier.
L'âge de raison, l'âge des choses. L'âge de la première douleur qui se voit elle-même.
La multitude de ceux qui se livrent au plaisir sans respect a plus fait pour le déshonorer que ceux qui le condamnent et s'en abstiennent.
Parfois le mensonge explique mieux que la vérité ce qui se passe dans l'âme.
Y a-t-il une oreille assez fine pour entendre le soupir des roses qui se fanent ?
Fleur de la renommée, fleur de la gloire, fleur qui se fane sur-le-champ.
Il est des êtres qui se révèlent dans la souffrance si émouvants et si beaux, qu'on peut à peine regretter de les rendre malheureux.
Les Allemands tiennent table pour faire bonne chère, et les Français pour réunir des personnes qui se conviennent.
Mon idée d'une vraie féministe est une femme qui se sent suffisamment libre pour faire ce qu'elle veut.
L'affection, est-ce de l'amour qu'on s'accorde ou une maladie qui se déclare ?
C'est quand même étrange cette manie que nous avons tous de vouloir rompre en douceur alors que rien n'est plus violent qu'une rupture qui se déroule en douceur.
Plus on vieillit, plus on se rend compte que ce n'est pas ce qui se passe, mais comment on s'y prend.
L'homme dépend de l'image de lui-même qui se forme dans l'âme d'autrui, même si c'est l'âme d'un crétin.
Changer, c'est toujours perdre un bloc de soi. On le sent qui se détache, après un temps d'adaptation. C'est un deuil et un soulagement en même temps.
Un sexagénaire, c'est un homme qui se souvient encore du temps où l'on dansait avec ses pieds.
Toute pensée qui se bornera aux combinaisons de l'économie politique sera infailliblement trompée dans les grandes affaires humaines.
Dans la lecture solitaire, l'homme qui se cherche lui-même a quelque chance de se rencontrer.
Qui se contente de peu n'est jamais pauvre.
L'infini n'est autre que le va-et-vient entre ce qui s'offre et ce qui se cherche.
Il faut faire sauter ce qui se fige, ce qui pèse et qui s'installe. Perséverer dans la percée. Ne pas craindre le chagrin d'une ébréchure. Renverser père et mère pour le bonheur d'une ascension.
La femme est un mot qui se forme à distance.
Une femme qui se rend, c'est à elle qu'elle cède.
L'avenir est à ceux qui se lèvent tard.
Plaideur. Personne qui se prépare à abandonner sa peau dans l'espoir de sauver ses os.
Ceux qui se sont adaptés à tout ont survécu, mais la majorité n'en a pas été capable et en est morte.
Les gens qui se font incinérer s'imaginent que, réduits en cendres, ils échapperont à Dieu.
Mon père tenait un salon de thé au Japon, j'étais fasciné par les tenues des geishas et le cérémonial du thé qui se déroulait chaque jour sous mes yeux.
Il y a des sadiques scientifiques qui se dépêchent pour traquer les erreurs au lieu d'établir la vérité.
Il est vrai que l'âme n'a point de sexe... Le tempérament et l'éducation font toute la différence qui se remarque entre les sexes.
Qu'est-ce qu'un amant ? C'est celui qui s'attache aux femmes qui se détachent.
Il n'y a que deux sortes d'hommes : les uns justes, qui se croient pécheurs : les autres pécheurs, qui se croient justes.
Les ennemis qui se trouvent en première ligne sont les plus proches les uns des autres.
Un homme qui se connaît bien est nécessairement modeste.
C'est le miroir qui se mue dans la femme.
Celui qui se lance dans une entreprise atroce doit s'imaginer qu'il l'a déjà réalisée, il doit s'imposer un avenir irrévocable comme le passé.
Le cosmos est une pensée qui ne se pense pas, suspendue à une pensée qui se pense.
Quand on me dit qu'une personne est arrivée, je suis tentée de demander où, et par quels moyens, et dans quel but ! Seuls se félicitent ceux qui se savent incapables d'aller plus loin.
La vraie liberté est celle qui se dérobe sans bruit au cours trop bien huilé des choses.
Qui sait ce qui se passera demain ? Nous le saurons demain.
Tous les partis qui se sépareront du peuple finiront par se perdre et peut-être le perdre avec eux.
La naissance est un acte sonore, une action qui engendre le bruit : chaque naissance est un cri qui se déroule, se répercute à travers la vie.
On entend aujourd'hui par fanatisme une folie religieuse, sombre et cruelle. C'est une maladie de l'esprit qui se gagne comme la petite vérole. Les livres la communiquent beaucoup moins que les assemblées et les discours.
Les femmes sont extraordinaires. Elles savent se servir de leur moindre atout : l'une, c'est sa démarche, l'autre, son décolleté, une troisième, ses jambes... Il y en a même qui se servent de leur intelligence !
Il y a des choses qui se racontent mal, et l'humiliation en est une.
L'anus ne sait pas ce qui se passe en haut.
La plupart des histoires que l'on déclare d'amour arrivent à des gens qui se sont montrés leur derrière alors qu'ils n'en avaient pas le droit.
Rien de plus terrible, quand on a été un enfant de talent, de n'être plus qu'un adolescent qui se cherche.