La réalité est ce qui se partage.
Le monde n'est pas gouverné par des imbéciles, mais il n'y a que les imbéciles qui se flattent de pouvoir le gouverner.
On ignore ce qui se cache dans l'obscurité.
Le plus intelligent de tous, à mon avis, est celui qui se traite d'imbécile au moins une fois par mois.
Qui se venge d'un petit affront cherche à en recevoir de grands.
La loi est un sandwich qui se fait manger par les deux bouts. Le premier bout est l'Europe. L'autre bout, la régulation.
Dans un monde de plus en plus incertain, avec des puissances qui se remilitarisent, est-ce qu'en tant que président de la République je peux dire à mes concitoyens que je veux mettre entre les mains des Etats-Unis notre souveraineté ? Non.
Quand on a rien à faire, regarder ce qui se passe dans la rue est le dernier espoir.
Le désespoir...c'est un espoir perdu qui se cherche un préfixe.
La force de ceux qui gouvernent n'est réellement que la faiblesse de ceux qui se laissent gouverner.
Il est des êtres qui se révèlent dans la souffrance si émouvants et si beaux, qu'on peut à peine regretter de les rendre malheureux.
L'Enfer, c'est pour ceux qui n'ont jamais pris de risques. Qui se sont laissés vivre sans se remettre en question, sans rien faire, ou alors en emmerdant les autres, en profitant d'eux.
Le meilleur acteur n'est pas celui qui se crève les yeux pour jouer un aveugle mais celui qui nous fait croire qu'il a les yeux crevés.
Il faut vivre vieux, et même très vieux, et même excessivement vieux. Ainsi on a eu le plaisir, au fil des années, d'enterrer les gens qui se moquent de vous.
Une chose en tout cas est certaine : c'est que l'homme n'est pas le plus vieux problème ni le plus constant qui se soit posé au savoir humain.
Les fées nous endorment, nous ouvrent les portes de leur royaume, qui se referment sur nous sans qu'elles aient pris la précaution de nous en remettre la clé.
Il y a un thème dont je suis conscient et qui se retrouve dans tous mes films : l'échec de la communication.
Cet inconnu qui se nomme l'avenir, si sage qu'il ne parle jamais, gardant ses secrets afin de faire chercher à l'homme la source de l'espérance.
Tous les gens qui se prennent au sérieux me font éclater de rire...
L'avilissement est le changement qui se fait dans un homme qui baisse de prix à mesure qu'il se vend.
Quand Paris se sent morveux, c'est la France tout entière qui se mouche.
Si c'est un bon film, le son pourrait sonner et le public aurait toujours une idée parfaitement claire de ce qui se passait.
L'âge de raison, l'âge des choses. L'âge de la première douleur qui se voit elle-même.
Il y a des choses qui se racontent mal, et l'humiliation en est une.
Sans un autre qui se tient à côté de vous, rire, parler, apprendre, chanter... sont des actes qui ont peu de sens.
Tout homme qui se connaît des sentiments élevés a le droit, pour se faire traiter comme il convient, de partir de son caractère, plutôt que de sa position.
Qui se tait le premier lors d'une dispute, provient d'une bonne famille.
Le malheur qui se perpétue produit sur l'âme l'effet de la vieillesse sur le corps ; on ne peut plus remuer ; on se couche.
Y a-t-il une oreille assez fine pour entendre le soupir des roses qui se fanent ?
C'est dans l'abnégation que chaque affirmative s'achève. Tout ce que tu résignes en toi prendra vie. Tout ce qui cherche à s'affirmer se nie ; tout ce qui se renonce s'affirme.
Les petits renoncements de l'enfance préparent l'adolescent à repousser les tentations qui se dressent sur son chemin. L'oubli de soi ne s'apprend pas en un jour.
L'homme heureux est celui qui se retrouve avec plaisir au réveil, se reconnaît celui qu'il aime être.
Car l'amour n'est pas un état, mais une action continuelle, une sorte d'équilibre dynamique, qui se met en question à chaque instant.
L'Univers est plein de tordus qui se prennent pour Beethoven sans être capables de différencier une note de musique d'une note de restaurant.
Beaucoup de choses que la nature rend difficiles deviennent faciles à l'homme qui se sert de son cerveau.
Celui qui se vante de ses gloires, en perd tout le mérite. Celui qui se célèbre ne sera pas reconnu.
Misérable est l'amour qui se laisserait mesurer.
Vous voulez savoir ce qui se passe à l'intérieur des choses et vous vous contentez de considérer leur aspect extérieur ; vous voulez savourer la moelle et vous collez à l'écorce.
Ce qui se dit à table se plie avec la nappe.
La politique est une entreprise d'autant plus facile qu'elle consiste à tromper des gens qui se doutent qu'on les trompe.
Il y a aussi en tout voyageur un homme traqué, découvrant soudain sa solitude, son impuissance à entrer dans la comédie ou la tragédie qui se jouent autour de lui.
L'amour est insaisissable. C'est un vide intérieur qui se comble. La beauté retrouvée grâce au regard d'un autre. C'est vivre au présent, pour l'avenir, en brûlant le passé. C'est la seule façon de se sentir vivant.
Je ne m'intéresse pas vraiment à la beauté. Ce qui me touche, c'est quelqu'un qui se comprend lui même.
Une guerre non officiellement déclarée, non reconnue par les gouvernements et jamais racontée par les journalistes produit une peur non admise, qui se niche sous la peau.
L'homme dépend de l'image de lui-même qui se forme dans l'âme d'autrui, même si c'est l'âme d'un crétin.
On appelle animaux domestiques ceux qui se font servir par les hommes.
Philanthrope. Riche (et généralement chauve) vieux gentleman qui se contraint à garder le sourire tandis que sa conscience lui fait les poches.
Qui se marie par amour a de bonnes nuits et de mauvais jours.
Celui qui se cherchera toute sa vie ne se trouvera probablement que dans l'autre monde.
C'est les jeunes qui se souviennent. Les vieux, ils oublient tout.