On appelle animaux domestiques ceux qui se font servir par les hommes.
En quoi le lion qui dévore un mouton, l'aigle qui chasse une colombe sont-ils plus féroces que la cigogne qui mange une grenouille, que l'hirondelle qui mange un insecte ? En rien ; mais ils sont redoutables pour l'homme, et celui-ci, fléau des animaux, n'admet pas que ses victimes puissent l'attaquer à leur tour.
L'arête est la vengeance du poisson et la gueule de bois, la colère des raisins.
Le poisson est un animal dont la croissance est excessivement rapide entre le moment où il est pris et le moment où le pêcheur en fait la description à ses amis.
Ce qui est viande pour l'un est poisson pour l'autre.
Etre scorpion, ça me va bien ! Capable de piquer ceux qui m'attaquent, de me défendre comme une bête !
Si tu donnes du poisson à un homme, il mangera un jour ; si tu lui apprends à pêcher, il mangera toute sa vie.
En tirant d'affaire un insecte en détresse, je ne fais que d'essayer de payer quelque chose de la dette toujours renouvelée par l'homme à l'égard des bêtes.
Un sauvage n'est après tout qu'un organisme humain qui n'a pas reçu assez de nouvelles de la race humaine.
La femme, ainsi, était toujours la bête de luxure, dont le prêtre simplement se servait aujourd'hui pour assurer le règne de Dieu.