Entre auteurs et lecteurs, il y a souvent plus que des affinités : des complicités, des fringales.
La famille est plus importante que les individus qui la constituent.
Pour longue que soit la route, elle conduit toujours en un lieu habité.
Classer des milliers de livres et les transporter devrait constituer un exercice obligatoire pour tout postulant à l'écriture, ce qui l'inciterait sans doute à privilégier davantage la concision que la quantité.
De ce qu'à moi, ou à tout le monde, il semble ainsi, il ne s'ensuit pas qu'il en est ainsi. Mais ce que l'on peut fort bien se demander, c'est s'il y a sens à en douter.
Les moeurs, c'est comme l'argent : il n'y a que la menue monnaie qui change de ville à ville. Ce qui a de la valeur et ce qui importe reste le même.
Le contraire de toute vérité est aussi vrai que la vérité elle-même !
L'avenir ne s'éclaire que dans la mesure où le présent demande au passé ses leçons éprouvées.
Ainsi que tous les gens sérieux, je ne crois pas à la vérité historique, mais je crois à la vérité légendaire.
A tout choisir, je préférerais encore être cocu que jaloux. On souffre moins.
Heureux est celui qui de coeur et d'esprit sait goûter ce que c'est que d'aimer.
Le plus souvent ce qu'ils vous veulent, les épistoliers, que vous vous penchiez avec respect sur un livre qu'ils ont écrit, l'histoire de leur existence. Unique, certes, comme toutes les existences ! Leurs pérégrinations sexuelles ! Surtout les dames, ça [...] ► Lire la suite
La descente dans l'Hadès est à peu près la même quel que soit l'endroit où nous commençons.
À croire que l'art ne s'accouche que dans la douleur.
Il y a certaines choses que vous pouvez accomplir avec de l'argent, mais en fin de compte, ce ne sont pas les choses qui vous rendent heureux. Ce sont les petites choses qui rendent la vie belle.
Je n'ai jamais simulé ni surjoué mon attachement aux régions, à ceux qui y vivent et y travaillent. Ceux qui m'écoutent savent que je suis profondément attaché à la nature, aux racines, au terroir, aux traditions, étant moi-même Picard et fier de l'être.
Rien de tel que le tabac : c'est la passion des braves gens, et celui qui vit sans tabac ne mérite pas de vivre.
Je n'aime pas trop l'idée d'appartenir à quelqu'un. Je préfère un « tope là », plutôt que de signer un papier. Je n'aime pas les contrats.
Il doit y avoir une meilleure façon de faire les choses que nous voulons, une manière qui ne gâche pas le ciel, la pluie ou la terre.
Si je n'avais d'estime que pour celles et ceux qui réussissent je ne serais pas ici dans mon bureau.
Ce qui me tue, c'est que tout le monde pense que j'aime le jazz.
Je suis toujours surpris que les gens prennent sérieusement ce que je dis. Je ne me prends même pas au sérieux.
J'avoue que je suis bien payé, mais pas plus que je le mérite.
Je pense que je vais travailler beaucoup moins à mesure que je vieillis.
J'avais dit que politiki mangni (La politique n'est pas bonne), j'avais dit que multipartisme n'est pas tribalisme; j'avais dit : Armée française, allez-vous-en ! et déclaré : attention guerre civile ! Aujourd'hui, je vous dis : ôtez-vous du chemin de ces gens.
Au fond, chaque metteur en scène ne fait que se raconter.
Je veux que mes films donnent l'impression d'avoir été tournés avec 40° de fièvre.
Le changement ne sera admis que s'il ne porte aucune atteinte à l'origine; il doit être inspiré de l'origine : il faut qu'il soit une imitation du modèle précédent.
Un "facteur héréditaire" c'est quand le fils d'un préposé fait le même boulot que son père.
Il suffit que l'invivable affecte quelques-uns pour que le vivable n'existe plus pour personne.
Il ne faut pas oublier que le premier devoir, dans le mariage, est de se faire pardonner d'être là.
Vous vous noyez dans un verre d'eau. Il n'y a que dans les verres d'eau qu'on se noie. Quand on est dans l'océan on arrive toujours à en sortir. Même s'il y a de la tempête.
Les yeux sont des témoins plus fidèles que les oreilles.
On ne peut être fidèle envers les autres que si on l'est d'abord envers soi-même.
Quand il n'y a dans un sentiment rien que d'analysable, il n'y a rien.
La politique, si vous vous avisez de penser à ceux qui vous la servent, il y a de quoi se lever de table et faire voeu de ne plus manger que des oeufs à la coque.
Quand on sait tous les dons exceptionnels qu'il faut pour être ministre, on comprend mieux que l'on soit presque toujours obligé de prendre les mêmes.
Dans les ennuis, les tracas, l'homme est seul. Une fois que l'on est dedans, on doit s'en sortir par soi-même, pas de sauveur pour s'occuper de ces vétilles.
La télévision utilise toute la force de l'évidence, et elle est capable de présenter immédiatement à la conscience ce que les mots échouent à représenter : le tremblement, un peu trouble, du réel.
Pense à quel point tu m'aimes, avait-elle murmuré. Je ne te demande pas de m'aimer toujours à ce point-là. Mais je te demande de t'en souvenir. Quoi qu'il arrive, il y aura toujours en moi celle que je suis ce soir.
La haine, c'est un sentiment que je porte en moi depuis longtemps. De qui, de quoi ?... Peut-être de moi ! D'ailleurs : Mylène = mille haines.
Tu sais bien que je ne raconte jamais la même histoire deux fois de la même façon. Cela ne veut pas dire que je mens.
C'est cela la découverte moderne: que la vie n'est pas aussi répétitive qu'on le dit, que du neuf peut être inventé mais aussi qu'elle se répète atrocement.
Le nuage érotique devient parfois orage et retombe vers la terre sous forme de pluie pendant que la foudre défonce les couches de l'atmosphère. La pluie se redresse aussitôt sous forme de plante immobile.
Dire non avec grâce, c'est plus que dire oui rudement.
J'ai toujours été un vrai garçon sportif. Puis, quand j'ai grandi, j'ai pensé que cela faisait partie de la vie de continuer à s'entraîner.
Je mène ma vie en espérant que les gens feront ce qu'il faut. Pourtant, même avec toute mon expérience, je suis toujours surpris quand ils ne le font pas.
La retraite ? Je ne suis absolument pas pressée ! J'ai un futur sympathique jusqu'au jour où je serai mangée par mon boa, comme dans ma chanson, et que la vie s'arrêtera !
Riez autant que vous le pouvez. Riez jusqu'à ce que vous pleuriez. Pleurez jusqu'à ce que vous riez. Continuez à le faire même si les gens vous croisent dans la rue en disant : « Je ne peux pas dire [...] ► Lire la suite
Il n'y a rien de facile à prendre la vie d'un homme, quelle que soit la valeur qu'elle peut avoir. Mais quand vous le faites, vous devez l'oublier. Je suppose que je n'ai pas tout à fait compris cette dernière partie