Pourquoi je prends des bains de lait ? Parce que je n'ai pas trouvé de vache assez haute pour que je prenne des douches.
On veut bien croire que le cerveau humain évolue, mais alors il y a des pays qui sont épargnés.
Nous ne serons jamais un pays civilisé aussi longtemps que nous dépenserons moins d'argent pour les livres que pour les chewing-gum.
Quant on a le coeur encore agité par les restes d'une passion, on est plus près d'en prendre une nouvelle que quand on est entièrement guéri.
J'ai l'orgueil des vices qu'on me prête ; je suis moins fier des vices que j'ai !
Quelle que soit la sottise des pronostics, la réalité la dépassera.
Il faut mépriser tout ce que l'on peut perdre.
Ce qui ne remplit pas le coeur remplit la bouche. J'ai plus souvent éprouvé cette vérité que son contraire.
Heureux celui que les arbres caressent, que le vent conseille, que les enterrements saluent.
Il faut parfois faire ce que nul ne vous demande ni n'attend de vous. Pour se prouver à soi-même que l'on existe, que l'on est homme, que le monde a un sens.
Les romans ne renferment pas la vie, ils n'en racontent que la surface ridée, comme celle d'un lac.
Je dis que la rencontre est une fin. Je dis que l'intersection d'une vie et d'une autre, à la seconde même qui la réalise, est le point de la plus haute intelligence, de la plus grande connivence.
On doit publier ses oeuvres posthumes de son vivant. Ne serait-ce que pour voir l'effet que ça fait !
C'est une bonne chose que les femmes mangent, elles aussi, il n'y a pas de raison, elles sont comme nous, finalement, en tout cas manger les rapprochent de nous, ça les rend plus humaines.
Les baisers qu'on ne reçoit pas sont peut-être plus intéressants que ceux qu'on reçoit.
J'appelle raisonnable celui qui accorde sa raison particulière avec la raison universelle, de manière à n'être jamais trop surpris de ce qui arrive et à s'y accommoder tant bien que mal.
L'élément tragique pour l'homme moderne, ce n'est pas qu'il ignore le sens de sa vie, c'est que cela le dérange de moins en moins.
Je voudrais juste dire que le talent n'excuse pas tout, et que dans "monstres sacrés", il y a "monstres".
A lui voir tant de prudence, n'allez pas croire au moins que Tartarin eût peur... Non! seulement il se gardait.
La mémoire n'est que la représentation du passé.
L'une des causes premières du malheur de l'homme moderne, c'est de vouloir plus que ce qu'il a, et d'envier ce qu'il ne peut obtenir.
L'amour est la seule chose que nous pouvons emporter avec nous quand nous partons, et cela rend la fin si facile.
Il faut que les gens de bonne volonté se lèvent et ne laissent pas prévaloir leurs intérêts égoïstes (...) Il faut suivre un chemin honnête et généreux.
Il n'y a pas plus de lait dans sont nibard que dans une cacahouète !
- Je peux le faire seule ! - Oui on a vu se que ça donnait.
Il n'y a pas si loin de la haine à l'amitié que de l'antipathie.
La faiblesse est le seul défaut que l'on ne saurait corriger.
On ne peut pas dire que les Britanniques n'apprécient pas la musique. Ils ne la comprennent peut-être pas mais ils en adorent le bruit.
Rien de plus suspect que les bonnes intentions.
Nos instincts, ceux qu'en nous-mêmes nous condamnons, ne sont vaincus que le jour où nous les avons épuisés par la satisfaction car à travers eux s'éteint aussi graduellement la cause qui les a fait naître.
Cette chose que l'on nomme échec n'est pas une chute, mais une interruption.
Faire un voeu est un plus grand péché que de le rompre.
Qu'est-ce que la civilisation ? C'est l'argent mis à la portée de ceux qui en possèdent.
Beaucoup de gens vivent dans l'illusion, uniquement parce que le sort ne les a pas encore mis à l'épreuve.
La seule chose qui peut empêcher que les humains ne s'entretuent, c'est de les tenir. Il faut un chef. C'est ce que réclame le peuple. Le chef est celui qui dit : lui, on le tue ; lui, on le récompense. Et alors tout le monde est content.
Depuis des mois, je retarde le moment de fixer par écrit notre dernière nuit. De retourner dans la réalité physique de ce moment de grâce - je pèse mes mots - dont je ne conserve que l'élan, la densité, le mystère.
Je crois en l'homme, et ça veut dire que je crois en sa raison ! Sans cette croyance, je n'aurais pas la force de me lever le matin de mon lit.
Que d'autres se targuent des pages qu'ils ont écrites ; moi je suis fier de celles que j'ai lues.
Une vie productive et heureuse n'est pas quelque chose que vous trouvez ; c'est quelque chose que vous faites.
Mieux vaut un peu de réprimande que beaucoup de chagrin.
Apprenez à admirer avec justesse ; le grand plaisir de la vie est cela. Remarquez ce que les grands hommes admiraient ; ils admiraient les grandes choses ; les esprits étroits admirent bassement et adorent méchamment.
Le nivellement total à la communiste n'est pas très réjouissant. J'ai connu Roland Barthes, j'ai l'impression que c'était autre chose que Badiou...
Si vous avez trop d'argent, peu importe ce que vous achetez, mangez ou buvez. Finalement, tout devient ennuyeux.
Quoi que je fasse, c'est mon affaire. Ce n'est pas mon travail de parenter l'Amérique.
Je me suis jetée devant la caméra de manière très intense. C'était une fuite et je sais ce que je fuyais. Je n'ai plus besoin de cette course aujourd'hui.
Quand vous parvenez à exprimer quelque chose avec un regard et de la musique au lieu de le dire avec des mots ou de faire parler le personnage, je pense que c'est un travail plus complet.
Plus le temps s'écoule plus je deviens optimiste. J'espère simplement que devenir heureux ne me rendra pas chiant. Mais, je crois que je serais toujours suffisamment névrosé pour faire des trucs dingues.
Ce que j'ai appris, et qui est au fond le plus important, c'est qu'il faut toujours montrer aux enfants que c'est une très bonne chose qu'ils fassent partie de ce monde, qu'ils soient parmi nous.
Etant donné la facilité avec laquelle le soleil fait sortir les gens de chez eux, on est amené à penser que l'énergie solaire pourrait faire fonctionner à peu près n'importe quoi.
C'était par-dessus tout un opiniâtre. Il se servait de la méditation comme on se sert d'une tenaille ; il ne se croyait le droit de quitter une idée que lorsqu'il était arrivé au bout ; il pensait avec acharnement.