Les clous, les sociétés, les sentiments peuvent se rouiller à la longue. Pas ma mère. Elle était un arbre, cerclé dans une cour de prison, mais que le moindre souffle de printemps pouvait faire bourgeonner et fleurir avec luxuriance.
Je sais que c'est mal de dire des choses pareilles, mais qu'est-ce que je peux faire d'autre ?
Les pionniers bons et mauvais, les hommes armés ainsi que les prophètes inspirés du futur, ont été mes compagnons de camp. Ainsi, je connais le pays dont je suis sur le point d'écrire car peu d'hommes vivant maintenant l'ont connu.
Amitié : Seul sentiment que l'âge renforce.
Je choisis mes affaires en fonction de leur intérêt, de mon agenda, et, oui, du fric. Ma règle c'est : tout le monde paye, sauf quand j'ai décidé que le mec ne paierait pas. Ça m'arrive encore de défendre quelqu'un pour rien. C'est ma façon d'acheter, à peu de frais, ma place au paradis.
Je m'intéresse aux gens qui ne sont pas exactement au milieu, ou qui essaient autre chose parce qu'ils ne peuvent pas s'empêcher d'être différents, ou ils souhaitent être différents, ou ils sont différents parce que la société les a repoussés.
Je ne pense pas qu'on puisse retrouver dans aucun des textes que j'ai écrits, y compris les chansons d'amour, des choses qui me soient arrivées. Mais c'est quand même le monde où je suis, où je vis, où je pleure.
L'amitié ne brûle pas de feux que rien ne peut éteindre.
Le grand avantage des films, c'est que vous donnez aux gens de petits morceaux de temps qu'ils n'oublient jamais.
Beaucoup de gens identifient qui ils sont par ce qu'ils font et ce n'est pas mon cas. C'est ce que je fais mais pas qui je suis. Qui je suis est un parent. Je suis un pére de famille.
J'enchaîne les films et je me sens enfin légitime en tant que comédienne.
Toutes les chansons que nous faisons sont essentiellement d'une des trois choses : boisson, sexe ou rock'n'roll.
- Qu'est-ce que tu comptes faire pour lui ? - Bah... je sais pas... sûrement un truc bête. - D'accord mais c'est déjà fait ça, je te signale. - Alors sûrement un truc dingue ! - Ça, c'est plus intéressant !
Il y a des livres moraux, des livres amusants, des livres gais, et aussi des livres mélancoliques, qui nous font rire à l'idée que dans cette vie détraquée on puisse gémir sur une injustice de plus ou de moins.
Le crime ne paie pas... autant que la politique.
L'amour, il faut l'avoir vu chez les autres pour le comprendre vraiment. On ne s'aperçoit que de son absence.
Quand le peuple est plus éclairé que le trône, il est bien près d'une révolution.
La véritable inspiration suppose du souffle. Ce n'est souvent que du vent.
Que nul n'attribue à soi-même les victoires qu'il doit à la grâce. Nous n'avons de force que pour le mal : tout le bien vient de Dieu en acte ou en volonté.
Ne vous attendez pas à ce que les gens vous respectent pour ce que vous "prévoyez" de faire.
Je ne m'embête nulle part, car je trouve que, de s'embêter, c'est s'insulter soi-même.
Je crois que notre société industrielle souffre d'un malaise fondamental, qui est d'ordre moral et politique et se résume à ceci que l'individu n'a de pouvoir que dans le rôle irresponsable du consommateur.
Oui, je me dois de me poser des questions, mais voici aussi que des souvenirs affluent, comme si ma vie n'attendait pas que je m'y décide pour entrouvrir certains de ses coffres, ressentant que l'heure est venue.
Pour la figure historique du général de Gaulle comme pour l'avenir de la France, il est capital que le restaurateur de l'État ait dû quitter le pouvoir, précisément parce qu'il avait décidé de lutter contre l'excès de l'État.
Ton souvenir est comme un coffret de reliquesOù dorment des joyaux d'amour mélancoliquesEt que j'ouvre à genoux pour voir comme un trésorTout mon passé dans l'ombre étinceler encore !
Ma définition de dur à cuire est que je suis une force de la nature et un véritable esprit. Je l'admets moi-même, et cela semble vain de le dire, mais je le suis.
L'Occident a besoin de quelqu'un pour dire à l'homme qui se promène avec le plus gros bâton du monde, que ce bâton ne peut pas faire tomber la maison de dieu.
Ce que vous obtenez avec la violence ne peut être maintenu qu'avec la violence.
Il n'y a que les riches qui se rendent compte du gouffre qui les sépare des pauvres.
Les jeunes filles doivent apprendre que le sex-appeal ne consiste pas à être nue.
Chômage : En fait, qui est touché par le chômage ? Eh ben ce sont les pauvres. Mais les pauvres, ça gagne tellement peu que chômage ou pas chômage, ils ne voient pas la différence à la fin du mois.
Si vous pouvez réaliser votre rêve, cela signifie que votre rêve n'est pas assez grand.
Je veux tellement croire qu'il y a de la vérité, que l'amour est réel.
J'ai dit tout ce que j'ai à dire sur le monde de James Bond.
Ce n'est pas que je n'aime pas les culottes. Je choisis juste de ne pas en porter certains jours !
Les hommes découvrent que le bébé n'est pas simplement ce tube digéstif auquel le réduisaient tant d'entre-eux.
Il ne faut donner aux gens que des conseils qu'ils puissent suivre.
Il n'existe que deux espèces de folies contre lesquelles on doit se protéger. L'une est la croyance selon laquelle nous pouvons tout faire. L'autre est celle selon laquelle nous ne pouvons rien faire.
Nous convenons de nos défauts, mais c'est pour que l'on nous démente.
Bon, il est certain que lorsque les clients... les... les patients viennent nous voir pour des maladies qu'on connaît ou qu'on soigne facilement, c'est moins intéressant pour nous. Nous préférons bien évidemment des maladies graves, ou inconnues... mais on peut pas trop leur en vouloir.
Il n'était pas possible que ces gens fussent tous les jours aussi sombres et aussi taciturnes ; il n'était pas possible, si mauvais caractère qu'ils eussent, que cet air renfrogné qu'ils avaient tous fût leur air de tous les jours.
L'être qui doit son origine à la procession transitive, extérieure, diffère nécessairement de l'être dont il dérive; mais quand il tient l'existence de la procession intellectuelle, immanente, il n'en diffère pas; bien plus, il forme avec son principe une unité d'autant plus étroite que la procession est plus parfaite.
Il est toujours plus facile d'être un révolté que d'être un chef.
Une des marques les plus assurées de la joie est, pour user d'un qualificatif aux résonances fâcheuses à bien des égards, son caractère totalitaire. Le régime de la joie est celui du tout ou rien : il n'est de joie que totale ou nulle.
L'unique moyen d'être libre, comme un homme sans vocation en a le droit, était de commettre un crime, de façon que les autres ne le reconnaissent plus comme un des leurs et n'exigent rien de lui.
Une question que se posent de plus en plus de gens dans le monde entier, et particulièrement dans les classes populaires, c'est : comment se fait-il que dans la société du progrès matériel et technologique se multiplient les événements moralement inacceptables ?
J'écris parce que le langage est, disons, un des aspects les plus essentiels de notre humanité.
Le problème de la civilisation, tel qu'il se pose depuis que l'humanité a pris connaissance d'elle-même, est précisément de substituer aux énergies animales des forces disciplinées, harmonieuses, spiritualisées, de transformer les fanatismes et les idolâtries sauvages en certitudes fondées sur la raison, en convictions fondées sur les exigences de la conscience personnelle.
Et ces terribles problèmes de compréhension que j'avais eus à Moscou (en français, cette fois)... Un matin, je demande à l'hôtel un Coca-Cola aux glaçons. On me regarde avec consternation, on me fait répéter plusieurs fois. J'insiste : Du Coca-Cola aux glaçons. Et que me sert-on ? Malheur ! du caca collé aux caleçons !
Il faudrait que les hommes, en plus de leur intelligence, aient la bonté. Et pour l'avoir il suffirait qu'ils laissent en eux une plus grande place au rêve.