L'ivresse des sens est à l'amour ce que le sommeil est à la vie.
J'ai dit plus haut que le consciencisme voit dans la matière un faisceau de forces entre lesquelles il y a tension, e que, sous son aspect dialectique, il croit possible la conversion catégorielle, par une disposition critique de la matière.
Ce quelque chose qui parle désormais dans l'histoire, qui prend la parole dans l'histoire, et dont on va parler dans l'histoire, c'est ce que le vocabulaire de l'époque désigne par le mot de « nation ».
Mais, en vérité, Athéniens, il est une grande différence entre l'accusation et l'invective. L'une présente des crimes dont le châtiment est dans les lois; l'autre, d'outrageantes paroles, que les ennemis se renvoient au gré de leurs fureurs.
J'ai toujours voulu devenir acteur, et il me semble que cela a débuté du jour où, au jardin d'enfants, j'ai récité un poème : Le Rouge-gorge du printemps. Les gens ont applaudi. J'ai aimé le bruit que cela faisait. Je l'aime toujours.
Tout homme en sait autant que dieu, mais il ignore ce qu'il sait.
L'argent n'a de valeur que pour se procurer le nécessaire.
Je suis très paresseux, et comme tous les paresseux, je travaille énormément parce que je ne sais pas m'organiser. (...) Je travaille un peu tout le temps, de façon jamais très organisée, j'essaie de temps en temps, puis j'oublie et j'abandonne.
Rien n'est plus déprimant que la gaieté forcée.
Les grands gagnants sont motivés non pas tant par la poursuite du succès que par la peur de l'échec.
C'est la responsabilité du système éducatif d'apporter à chacun, oui, vraiment à chacun, quelles que soient ses possibilités intellectuelles apparentes, les moyens d'être une peu moins myope face au réel.
Les films sont très difficiles à faire, pour que tout se rassemble. Beaucoup de gens ont leur mot à dire...
Ce qui est bien, c'est que, quand on cherche une fille très grande, on pense à moi.
Je travaille la matière que je connais.
L'homme n'est capable que de souffrir, il ne peut agir.
Il y a des gens dans le monde qui n'ont de succès que par leurs défauts.
Où cherche-t-on ce que l'on cherche ?
C'est un tourment de conscience que la rencontre d'opinion ou de préférence avec un sot. Alors on est bloqué, puisqu'on ne peut plus se contredire, et il n'y a plus qu'à se taire en rageant.
Soyez honnêtes et transparents avec vous-mêmes, avouez-vous les pires idées, les plus inavouables pensées qui peuvent vous traverser la tête. Vous n'en serez que plus libres pour vous en affranchir.
Nous le peuple français, depuis toujours nous voulons l'économie libre. Nous pensons même, pour la majorité d'entre nous, que si nous fichions la paix à l'entreprise, les choses iraient mieux.
Il est important que chacun défende ses convictions.
Les filles pouvaient faire la plupart des choses aussi bien que les garçons, et certaines choses mieux.
Ma grand-mère était absolument convaincue que je finirais archevêque de Cantorbéry. Et, pour être honnête, je ne l'ai jamais complètement exclu.
Si je peux continuer à me perdre - et à trouver des parties de moi-même - dans l'écriture et la direction des autres, alors c'est tout ce que je peux vraiment demander. C'est tout ce que je veux, continuer à me perdre.
Les injures empêchent le sommeil, et de là vient que la tête est en délire.
Quelles que puissent être nos divergences, on restera tous très liés. Nous sommes les seules quatre personnes à avoir vécu toute la Beatlemania de l'intérieur. Nous sommes liés à jamais quoiqu'il arrive.
Je dois dire que, encore aujourd'hui, j'ai du mal à comprendre comment le Seigneur a pu penser à moi, me destiner à ce ministère. Mais je l'accepte de ses mains, même si cela m'étonne et me paraît très au-dessus de mes forces.
- Allo maman ! - Vic. - Alors ça valait le coup de casser la tire-lire ? - Oh tu peux pas savoir ! J'ai l'impression que j'ai ton âge ! - Ben pourtant c'est pas l'pied... - Ça va pas ? - Si si...
La mémoire elle-même est rongée par un acide et il ne reste plus de tous les cris de souffrance et de tous les visages horrifiés du passé que des appels de plus en plus sourds, et des contours vagues.
La femme se fait telle que la veut l'homme. L'ennui est que l'homme sait rarement ce qu'il veut. De là beaucoup de drames.
Ceux que nous n'aimons pas brillent rarement dans nos rêves.
Je ne me suis jamais mariée parce que la base d'une vie d'un couple, c'est la confiance. Ce n'est pas le papier du curé ou du maire qui offre une garantie.
Nous avons à être non pas simplement des hommes, nous devons aussi être plus que des hommes. -L'homme est en somme tout autant que l'univers. Ce n'est rien de défini ; mais il peut et doit en même temps être quelque chose de défini et d'indéfini.
On vit près d'un enfant. On s'approche d'un mystère. Ses jolis mots nous touchent et nous amusent. Parfois, ils reposent sur une apparente maladresse de langage. Mais on sait bien. En fait, ils sont la marque d'une supériorité. Avec les mots que nous lui apprenons, il dit ailleurs et davantage.
Un journal intime a des pouvoirs, quand on le relit, quand on le retrouve, c'est incroyable ce que ça ramène comme images, comme souvenirs d'une précision inouïe pour celui qui l'a écrit.
Aussi loin que je me souvienne, j'avais toujours cherché à ne pas exister. Tu as dû travailler des années durant pour me faire assumer mon existence. Et ce travail, je crois bien, n'a jamais été achevé.
Nous savons que, dans l'état actuel de la science, les animaux doivent être considérés comme des machines qu'il s'agit de construire et d'alimenter pour en obtenir des transformations utiles, matières premières ou force motrice.
Entrer en scène, c'est comme se jeter dans le vide du haut de la tour Montparnasse. Certains diront que, vu ma taille, il me suffirait de sauter du haut d'un trottoir mais ce ne sont, évidemment, que de mauvaises langues.
On n'aime pas moins un lieu pour y avoir souffert, à moins qu'il n'ait été tout souffrance, rien que souffrance.
Si nous raisonnons en fonction de ce que les grands bourgeois sont prêts à nous laisser, nous ne pourrons jamais nous en sortir. Nous faisons tourner l'économie, il nous faut exiger notre dû et ce qu'il nous faut pour vivre !
J'ai toujours l'impression que je dois faire mes preuves en tant qu'acteur, sinon vous devenez paresseux si vous n'êtes pas un peu terrifié à l'idée d'échouer tout le temps.
Jouer les gentilles filles dans les années 30 était difficile, quand la mode était de jouer les mauvaises filles. Je pense que jouer les mauvaises filles est ennuyeux ; J'ai toujours eu plus de chance avec les bons rôles de filles parce qu'ils exigent plus d'une actrice.
Vrai, faux, bon, mauvais, paradis, enfer. Je pense que c'est le thème de ma vie. Je pense que vous devez connaître les deux pour en choisir un honnêtement. Je connais donc les deux côtés de la clôture.
J'espère que les gens d'aujourd'hui verront qu'à une autre époque, lorsque nous avons vu la nécessité pour les gens de s'exprimer, de s'organiser, de se mobiliser et de faire quelque chose contre l'injustice, nous nous sommes unis.
Il est facile d'entendre la voix des autres et souvent très difficile d'entendre la vôtre. Chaque personne que vous rencontrez voudra quelque chose de différent de vous. La question est: que voulez-vous pour vous ?
Je ne pense pas que quiconque soit prêt pour la mort. Vous ne pouvez qu'espérer que quand elle approche, vous vous sentez comme vous avez dit ce que vous vouliez dire. Personne ne veut sortir à mi-phrase.
Je pense que je suis bon dans tou ce qui est langage corporel, combat, et les trucs comme ça. C'est juste naturel pour moi, peut-être parce que j'aime le sport.
Il n'y a que les domestiques qui savent reconnaître les gens distingués.
Tous les malheurs du pays viennent du fait que les terres sont réparties de manière inégale.
Il nous est plus facile de nous teindre d'une infinité de connaissances, que d'en bien posséder un petit nombre.