Le repentir est un jugement que l'on porte sur soi-même.
Il y a des choses qui viennent à l'esprit même de ceux qui n'en ont pas.
L'état d'épouse n'existe pas pour lui-même ; ce n'est qu'un compromis entre l'état de jeune fille et celui de mère.
Le bon conseil que l'on donne à l'oreille d'un ami n'est-il pas plus efficace, bien souvent, qu'un discours étayé de directives que l'on se garde bien de suivre soi-même.
Il faut à une vie, une religion laïque ou mystique, une grande idée, une foi, même si cette foi est faite d'un universel doute... ou bien, il faut être tout à fait un imbécile et les imbéciles sont très malheureux.
En parcourant un livre de médecine, on s'imagine avoir toutes les maladies qu'il décrit, de même, en lisant l'ouvrage d'un moraliste, on découvre tous les travers qu'il signale... mais chez les autres !
On ne peut rien dire de Dieu, même qu'il n'existe pas.
Pas même Dieu ne réalise ses désirs. Du moins, il faut l'espérer pour lui pardonner la vie qu'il nous fait mener.
La rudesse du combat contre les choses pousse l'homme vers lui-même.
Par rapport à soi-même, chacun est dans le vrai, chacun est au centre de la vérité.
Lumière pure, lumière pour elle-même, et pour ce vide en soi, pour s'inventer présent, désert et nu, offert au risque d'un soleil pâle tombant en frêle éternité dans une minute parfaite,entre deux averses ou bien tout un matin d'été.
Comme toute production artistique, le sens le plus profond du conte est différent pour chaque individu, et différent pour la même personne à certaines époques de sa vie.
Quand deux adversaires doutent en même temps, et chacun pour sa part, d'une possibilité de succès, ils sont prêts à négocier.
Qu'est-ce qu'un couple ? Une même âme en deux corps.
La solitude est essentielle à l'homme. Chaque homme entre dans ce monde seul et le quitte de même.
Les seuls espaces libres sont les cimetières dont la superficie dépasse presque, dans Paris même, la superficie des jardins. Honneur à la ville qui prévoit plus d'oxygène pour ses morts que pour ses vivants.
A propos de l'univers toutes les idées se valent. Elles sont toutes fausses. Même la science est un tissu de mensonges et d'illusions.
Ils sont écrits pour les vieux, les magazines, pas pour les jeunes. Quant aux magazines pour les jeunes, ils sont quand même écrits par des vieux.
Si un con comprenait qu'il est con, je crois bien qu'il continuerait quand même à l'être.
La vérité ne peut jamais être fausse, même si personne ne l'entend.
Soyez gentil avec vous-même.
C'est en faisant la même chose qu'un homme honore une femme ou la déshonore.
Il n'est de pire ennemi que l'obligé qui s'empresse de se brouiller avec celui qui l'a aidé pour se prouver à lui-même que l'autre n'y a été pour rien.
Le progrès humain consiste à préserver et même à développer l'énergie vitale, mais en l'appliquant à des fins qui apportent une satisfaction de plus en plus complète aux « impératifs » de la raison et de la conscience personnelle, et, par conséquent, à ces idéaux collectifs qu'on appelle la liberté, la fraternité, la justice.
Je pense que lorsque vous ne voyez pas les limites, vous les franchissez sans même savoir qu'elles existent.
J'ai du mal à couper le cordon, j'écris toujours la même histoire.
Même pour applaudir à quelque chose, il faut avoir le sens de la mesure.
Chacun est à soi-même le prochain.
La création n'avait d'autre utilité, d'autre vocation que de dire la liberté intime, profonde, de l'être humain, par-delà tout ce qui tend à la réduire, à la détruire même.
Et parfois ce n'étaient même pas des mots, Rien que le son dont des mots veulent naître, Le son d'autant d'ombre que de lumière, Ni déjà la musique ni plus le bruit.
Mais quoi qu'il en soit de la liberté, c'est aussi la raison pour laquelle il est important de comprendre ces systèmes, parce que, quand on ne les comprend pas on tend à s'en remettre à une autorité, qu'il s'agisse de [...] ► Lire la suite
Avoir du talent, c'est avoir foi en soi-même, en ses propres forces.
Les touristes, en général, se renseignent auprès des autres touristes, qui ne connaissent guère mieux leur chemin. Cela complique toujours tout. Surtout quand on ne parle pas la même langue.
Il ne faut jamais battre une femme, même avec une fleur ; ça abîme la fleur.
Aimer, c'est un jeu si subtil quand on se connaît à peine, soi-même...
On ne sait pas ce que c'est, la béatitude. Mais il est tout de même réconfortant de penser que le paradis existe et que nous sommes tous faits pour y aller.
D'après ma façon habituelle de composer, même pour la musique instrumentale, j'ai toujours l'ensemble devant les yeux.
L'idée de voir tout le monde vêtu de la même manière n'est pas vraiment ma tasse de thé.
Tout à fortes doses va vous tuer. Même le bonheur.
Vous croyez en Dieu, alors vous ne croyez plus et quand vous avez un gros problème, vous priez quand même...
J'aime toujours les gens que j'ai aimés, même si je traverse la rue pour les éviter.
Hé, si tu lui fais du mal, j't'arracherai les nichons moi-même !
La misère a ses gestes. Le corps même à la longue prend des habitudes de pauvre.
Je suis tombé amoureux comme on attrape une maladie. Sans le vouloir, sans y croire, contre mon gré et sans pouvoir m'en défendre. Et puis je l'ai perdue. De la même manière.
Je suis mort en même temps que ma fille, tout le monde le sait, je le dis sans pathos.
Je suis peut-être un peu plus calme mais Christian Audigier est toujours le même. Comme on dit en France, nul n'est prophète en son pays et j'ai essuyé trop de critiques. A force, c'est gonflant de se faire appeler le [...] ► Lire la suite
En fait, la vie et la mort ne sont que la même personne.
Et quant à Serge, même s'il me restait un million d'années à vivre, je ne pourrais jamais plus aimer quelqu'un autant que je l'aime lui.
Est-ce significatif ? Nous n'avons pas en français l'équivalent de to love, to like. Il nous faut avec le même verbe aimer notre femme et la tarte aux pommes, notre pays ou seulement le paysage, nos enfants ou les jeux de cartes.
La misère religieuse est tout à la fois l'expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l'âme d'un monde sans coeur, de même qu'elle est l'esprit d'un état de choses où il n'est point d'esprit. Elle est l'opium du peuple.