Il est très inhabituel de retourner dans un endroit qui a changé d'une manière que vous avez vous-même modifiée.
Mick Jagger nous appelait le Monstre-à-Quatre-Têtes parce qu'on allait partout ensemble et qu'on s'habillait de la même façon. On avait tous des pulls à cols roulés, des costumes sombres et la même coupe de cheveux, alors c'est vrai qu'on avait un peu l'air d'un monstre à quatre têtes.
Le peuple français est comparable à un chat : même s'il tombe de très haut, il retombe en bonne posture.
Tous les voisins sont des serpents à sonnettes. Des vermines qui attendent l'occasion de vous claquer la porte au nez. Dans le monde entier, c'est la même chose.
Vraiment, quand je pense à tous les mauvais films qui sont faits, et même aux bons, je me dis que tout ce qui compte dans le fond, c'est de vivre avec ceux qu'on aime et de les garder tout le temps près de soi. C'est la seule chose qui compte.
Pour que deux êtres se rencontrent, pour qu'ils détruisent l'un par l'autre la solitude, il faut qu'ils partagent le même avenir.
Le concept de guerre n'apparaît pas proprement avec l'attaque, car celle-ci n'a pas tant pour objectif absolu le combat que la prise de possession de quelque chose. Ce concept apparaît d'abord avec la défense, car celle-ci a pour objectif direct le combat, parer et combattre n'étant évidemment qu'une seule et même chose.
La nature obtient souvent elle-même des succès de caricaturiste.
Notre culture du sens croule sous l'excès de sens, la culture de la réalité croule sous l'excès de réalité, la culture de l'information croule sous l'excès de l'information. Ensevelissement du signe et de la réalité dans le même linceul.
Travailler seul et seulement pour soi-même, c'est insuffisant. Bien sûr, chacun doit travailler individuellement, car une collectivité doit être formée par des individus bien développés, mais sans jamais perdre de vue l'intérêt de la collectivité.
Je pense que la plupart des êtres humains, même s'ils sont dans une situation contraignante, compliquée ou difficile, essaient de survivre.
Un séducteur, ce n'est pas un homme unique, tout d'une pièce, qui irait de l'une à l'autre en restant, lui, le même. Non. Chaque proie le ravit. Chaque conquête le réinvente. Chaque nouvelle femme l'accouche, en quelque sorte, d'un autre lui-même.
Elle n'est pas venue. D'ailleurs fut-elle venue, qu'elle n'aurait pas été la même.
Pas de familiarités avec toi-même !
Aussi ne saura t'il jamais comme je l'aime et cela, non parce qu'il est beau, Nelly, mais parce qu'il est plus moi même que je ne le suis.
Le christianisme fut, en un sens, favorable au monde du travail. Il valorisa le travail, aux dépens de la jouissance. Sans doute, il fit du paradis le royaume de la satisfaction immédiate - en même temps qu'éternelle... Mais il en fit pour commencer le dernier résultat d'un effort.
Et moi je ne connaissais même pas l'existence des hôpitaux psychiatriques parce que je ne les avais jamais vus mais, quand je m'y retrouvai, je crois que je devins folle sur le coup car je me rendis compte que j'étais entrée dans un labyrinthe duquel j'aurais eu beaucoup de mal à sortir.
Si vous voulez que les choses soient correctes, vous devez les faire vous-même.
Je crois que l'amour est ce qui fait tourner le monde. Peu importe l'âge ou la jeunesse, l'amour est la raison pour laquelle nous sommes ici. C'est l'essence même de son être.
Les poètes ne sont pas intéressés par les faits, mais seulement par la vérité. Leur vérité est si inébranlable que même ceux qui haïssent les poètes par simple instinct naturel sont exaltés tout autant que terrifiés par eux.
On se demande ce qu'il y a de nouveau. Il y a de nouveau que c'est toujours la même chose.
Les uns et les autres, même séparés, resteront des socialistes ; malgré tout, restons des frères qu'aura séparés une querelle cruelle, mais une querelle de famille, et qu'un foyer commun pourra encore réunir.
On aime les gens et on les tue : Pan ! Ah oui, vraiment, l'amour est amusant. Les vaches qu'on aime, on les mange quand même. Ah oui vraiment, l'amour c'est tout un système.
On ne peut pas tout porter, même si c'est joli.
Je ne vois pas un monde de demain différent du monde d'aujourd'hui. Il y a eu une accélération des techniques, mais je ne suis pas sûr que cette accélération continue au même rythme, il est bien possible qu'elle se ralentisse et que nous ayons vu des changements plus spectaculaires que ceux du prochain millénaire.
Il n'est sans doute pas facile, même pour le créateur lui-même dans l'intimité de son expérience, de discerner ce qui sépare l'artiste raté, bohème qui prolonge sa révolte adolescente au-delà de la limite socialement assignée, de l'"artiste maudit", victime provisoire de la réaction suscitée par la révolution symbolique qu'il opère.
On s'entend toujours ; il suffit de ne pas être du même avis.
De même que les pages que j'écris en ce moment, les nuits que je passe à les écrire, tout cela est si vain, si pour rien. Je mourrai. Plus de je bientôt.
Si l'automobile avait suivi le même développement que les ordinateurs, une Rolls Royce coûterait aujourd'hui 500 francs, ferait du 700 kilomètres heure et exploserait une fois par an en faisant 10 morts.
Ça me choque en tout cas de vivre dans une société où la mélancolie, la tristesse sont des fautes, qu'on n'avoue pas aux autres, et peut-être même pas à soi-même.
Est-il vrai que l'homme peut connaitre tous les chemins de l'existence, à l'exception de celui qui mène vers lui même.
Ces temps-ci, bien des pages de mon journal n'ont pas même effleuré les classeurs. Elles étaient de feu, elles sont devenues cendres. Trop de choses à dire.
L'abattement des esprits et des coeurs est général. Tant de mécomptes dans le passé ! tant de ténèbres dans l'avenir ? Le doute, le découragement, et cette inquiétude tantôt agitée, tantôt apathique, mais toujours stérile, que le doute enfante, c'est le mal de notre temps, même parmi les honnêtes gens.
De même que l'ordre n'est pas un arrangement, le désordre n'est pas un dérangement.
Comment vous qui guérissez les autres ne vous guérissez-vous pas vous-même ?
En même temps, à quelques jours près, arrive avec Bonnot, l'automobile. Pas n'importe quelle automobile, celle qui va le rendre célèbre. Il s'agit de la Delaunay-Belleville. Une voiture de grand luxe. En 1911, c'était la bagnole up to date...
La Russie devra nous parler tôt ou tard. Parler de la manière dont on pourra mettre fin aux combats et arrêter l'invasion. Plus tôt cette conversation commence, et plus réduites seront les pertes pour la Russie elle-même.
Nous avons tous une fausse idée de nous-mêmes. Je suis toujours en train de changer, et je continuerai à changer. Donc, je n'essaie jamais de me décrire, de me définir ou de me juger moi-même.
J'aime les citations car c'est une joie de trouver des pensées que l'on pourrait avoir, admirablement exprimées avec beaucoup d'autorité par quelqu'un de plus sage que soi-même.
Ceux qui prennent des maîtres à côté d'Allah, ressemblent à l'araignée, qui se fait à elle-même une maison. En vérité, c'est la plus frêle des maisons que la maison de l'araignée; s'ils le savaient !
Alain Juppé, on n'est pas du même bord, mais c'est quelqu'un que j'estime.
Le lecteur domine l'écrivain, même quand il en est subjugué.
J'achète moi-même mes vêtements, c'est la corvée.
Si quelqu'un était à même d'écrire une histoire de la vanité, il maîtriserait la moitié de la nature des civilisations.
L'abstraction même du bonheur explique sa séduction et l'angoisse qu'il génère. Non seulement nous nous méfions des paradis préfabriqués mais nous ne sommes jamais sûrs d'être vraiment heureux. Se le demander, c'est déjà ne plus l'être.
Le contraire de l'amour est l'apathie, et la haine est vraiment la même chose que l'amour - si vous êtes si dévorés par la haine envers quelqu'un, vous pourriez aussi bien les aimer parce que vous y pensez pendant le même laps de temps.
Même les masochistes font des aveux complets sous les tortures. Par reconnaissance.
Ne pourrait-on même soutenir que c'est parce que les hommes sont inégaux qu'ils ont d'autant plus besoin d'être frères ?
On attendait de moi que je m'incline devant le nom d'Andrew Jackson... même au détriment de ma conscience et de mon jugement. une telle chose était nouvelle pour moi et totalement étrangère à mes principes.
À la mort de ma mère, j'avais totalement perdu confiance en moi. Je culpabilisais sans cesse. J'étais souvent repliée sur moi-même. J'avais tendance à vivre dans le regret, incapable de prendre des décisions de peur de me tromper.