La peine de mort infligée aux criminels peut être envisagée à peu près sous le même point de vue : c'est pour n'être pas la victime d'un assassin que l'on consent à mourir si on le devient.
On devient ce que l'on est, et cela sans même le vouloir et malgré toute volonté adverse.
Les préjugés et le sectarisme sont abattus... par la force même de la détermination des individus à réussir et le refus d'un être humain de laisser les préjugés définir les paramètres du possible.
- T'as des couilles pour un chinois.- J'suis coréen.- C'est du pareil au même !
Les pauvres sont indispensables. La preuve : les Américains en ont, c'est quand même pas par snobisme.
Le savant dont les moeurs sont déréglées ressemble à un aveugle qui porte un flambeau dont il éclaire les autres, sans pouvoir s'éclairer lui-même.
L'acteur n'est pas un robot, c'est un facteur de différence, même s'il dit les mêmes mots à la même heure tous les soirs.
Chaque écrivain raconte toujours une même obsession.
A chaque déception on m'répète que c'est ça la vie. Même face aux destins écourtés de Moushin et Larami.
Tout n'existe que par la foi ! La vie elle-même n'est rien, sinon ce qu'on la fait.
Pour être soi-même, il faut être quelqu'un.
Toujours le Social. Le contrat social, le sens social, l'avenir social, la souffrance sociale, le spectre social. Cette croyance à la Société est quand même la plus étrange qui ait jamais existé.
Il en est des gens qui bâtissent des systèmes comme d'un homme qui construit un immense château, mais qui loge soi-même dans une grange.
Nous sommes tous hommes d'une seule et même Terre.
Comment faire pour lire et réfléchir en même temps ? L'unique solution est d'écrire.
Le livre est l'ami de la solitude. Il nourrit l'individualisme libérateur. Dans la lecture solitaire, l'homme qui se cherche lui-même a quelque chance de se rencontrer.
Qu'on parle de civilisation chrétienne, d'humanisme gréco-latin ou de « matérialisme historique », on ne désigne pas autre chose que cette évolution qui est la loi même de l'humanité.
Celui qui ne peut pas se corriger lui-même, comment peut-il corriger les autres ?
Eduquer un enfant consiste d'abord à s'éduquer soi-même.
On est toujours trompé par quelque chose, l'important est de ne pas se tromper soi-même.
Il n'y a rien de plus ironique ou contradictoire que la vie elle-même.
J'ai, des livres, un respect superstitieux, même quand ils sont médiocres, même quand ils sont odieux.
Le vrai bonheur est un mythe. Mieux vaut alors se leurrer en se jouant à soi-même et aux autres un bonheur factice.
Rien ne vaut l'expérimentation quand on se met à douter du réel ce qui revient, assez paradoxalement, au même qu'à douter de la fiction.
J'aime, je n'aime pas : cela n'a aucune importance pour personne ; cela apparemment n'a pas de sens. Et pourtant, tout cela veut dire : mon corps n'est pas le même que le vôtre.
Tous ceux qui ont vécu là ne sont pas nés en même temps que moi. Et les morts me disent : "Dépêche-toi de vivre !"
De là à croire que la mouche qui nous pique le front pendant notre sommeil est envoyée par Dieu lui-même pour nous réveiller de notre paresse, il n'y a pas loin.
Celui qui détruit un bon livre, tue la Raison elle-même, tue l'image de Dieu.
On peut être cruel en pardonnant, de même qu'on est parfois miséricordieux en punissant.
J'ai vu Deep Purple en concert une fois et j'ai même payé pour ça. Tout ça pour me dire "Bon Dieu, c'est ridicule".
On est accessible à la flatterie dans la mesure où soi-même on se flatte.
De tous les mots, les plus douloureux sont ceux que l'on s'est infligés soi-même.
Avoir conscience qu'on fait une bêtise et la faire tout de même, c'est une volupté !
Si les êtres mettaient à réussir leur existence la même énergie qu'ils consacrent à persuader les autres, le monde serait un jardin de roses.
L'histoire ne tolère aucun intrus, elle choisit elle-même ses héros et rejette sans pitié les êtres qu'elle n'a pas élus, si grande soit la peine qu'ils se sont donnée.
Il y a autant de chemins qui mènent à Dieu qu'il y a d'êtres humains. Car même à l'intérieur de la foi, le chemin de chaque homme est entièrement personnel.
Ne confie pas ton secret, même à l'ami le plus éprouvé. Peux-tu lui demander fidélité et discrétion quand toi-même tu en as manqué ?
Pas besoin de se presser. Pas besoin de pétiller. Pas besoin d'être quelqu'un d'autre que soi-même.
L'homme est une bête féroce, par elle-même apprivoisée.
La guerre est donc divine en elle-même, puisque c'est une loi du monde.
Il ne faut pas semer toute sa semence dans le même champ.
Une personne qui doute d'elle-même est comme un homme qui voudrait s'enrôler dans les rangs de ses ennemis et porter les armes contre lui-même.
On va tous dans la même direction, on prend des chemins différents c'est tout.
Quand on va dans un bureau de poste et qu'on voit comment les employés des P.T.T. manipulent les colis, on comprend mieux pourquoi le père Noël tient à apporter ses cadeaux lui-même.
L'art s'adresse toujours en l'homme à une part civilisée, même si cette civilisation est encore primitive aux yeux de celles qui suivent.
N'est-ce pas la même pluie qui, en sol salin, fait pousser les ronces et les épines et, dans les jardins, éclore les fleurs ?
... C'est vrai, même les personnes qui ont une enfance douloureuse... Grandissent pour être des gens plus intéressants. Donc, il y a toujours un positif pour un négatif.
Mon père a tué plusieurs fois ma mère. Et il a fait la même chose à ma soeur ; moi il n'a jamais essayé de me tuer. Mais il m'a violé et torturé de toutes les manières. (...) Il a pris son pied en tuant toutes les femmes de la famille.
On ne doit pas mettre deux coqs dans la même cage.
Nous savons si peu ce que nous faisons en ce monde que je doute même si le doute est vraiment l'action de douter.