Fuguer est le contraire d'un suicide : on part pour vivre.
Ce n'est pas un privilège de l'artiste d'avoir une ouverture au monde, c'est le privilège de tout ceux qui cherchent.
"L'envie de savoir" est le plus puissant moteur humain.
S'aimer n'importe où, célébrer le n'importe quand n'importe où, est le privilège des amants lucides.
La douleur est le grand peintre des portraits. Il est bien rare que le modèle aime son peintre.
Le désir d'ordre est le seul ordre du monde.
Bouleverser l'ordre précédent des choses. C'est le propre de toutes les révolutions véritables, ce qui les rend à la fois dramatiques et excitantes.
Fourier est le premier à énoncer que, dans une société donnée, le degré d'émancipation de la femme est la mesure naturelle de l'émancipation générale.
Le bâton au milieu est celui qui est le plus tordu.
C'est dans les temps agités qu'il est le plus difficile de rester intelligent.
Le mysticisme est le refuge classique de ceux qui se mettent en doute et n'arrivent plus à supporter le matérialisme ambiant.
Le malheur est le père du bonheur de demain.
La corruption, c'est le manque de dignité, c'est l'absence de scrupule.
Le silence de l'esprit est le plus puissant de tous les sons.
Pleurnicher sur son propre passé est le début d'une absence d'avenir.
Quand il s'agit d'éclairer et d'être éclairé, il faut regarder où est le devoir et non où est le péril.
Il y a beaucoup de petites manières d'agrandir le monde de votre enfant. L'amour des livres est le meilleur de tous.
Qu'importe la douleur d'aujourd'hui puisqu'elle est le commencement d'autre chose !
L'enrageant c'est de penser que la France est le pays des inventeurs ! On en revient toujours à ceci : nous ne savons pas tirer parti de nos ressources.
Ici, le sens des valeurs, C'est le sens des affaires Ici, la poche du coeur Est une poche revolver.
Le ciel est un songe innocent,Qui meurt des clartés qu'il s'ajoute,Quand le soleil jaunit la route,Dont il est le dernier passant.
Si l'on n'a pas visité deux marchés, on ne peut savoir lequel est le meilleur.
Le style individuel est le juste équilibre entre savoir qui vous êtes, ce qui fonctionne pour vous et comment développer votre propre personnalité.
Le grand processus auquel on est soumis, c'est le processus de la désagrégation, de l'oubli et du tri.
La musique est le domaine des démons.
Tel est le Français, on peut le dire sans crainte d'être désavoué : inconstant par nature, pour suivre ses penchants il lui suffit d'obéir à son caractère.
Bien mauvais est le vent qui ne sert à personne.
Solitude : c'est le même mot pour deux situations opposées, la solitude subie, la solitude désirée.
J'ai besoin de ne pas m'ennuyer pour être créatif. Me casser, partir, c'est le seul truc qui m'apaise un peu.
Le polar est le genre littéraire idéal pour mettre en scène les dysfonctionnements de notre société, sans pour autant tomber dans le manichéisme.
La grandeur d'âme, c'est le dédain des choses d'ici-bas.
Grand est le nombre des femmes qui, sous l'ombre d'un voile ou dans celle d'une tente, sont belles. Mais soulève le voile et tu verras la mère de ta mère.
Le lieu de Dieu est le monde, mais le monde n'est pas le lieu de Dieu.
Les hommes sont surtout fascinés par ce qui est le plus éloigné d'eux.
L'organe génital est le fond des tendresses humaines.
Si nous perdons la liberté ici, il n'y a pas d'endroit où s'échapper. C'est le dernier combat sur terre.
Le bonheur est la poésie des femmes, comme la toilette en est le fard.
Les hommes ont inventé des choses qu'ils disent sérieuses. Le principal c'est le divertissement. Ce qui est sérieux n'est pas à notre portée.
La faillite de notre monde, c'est le bruit. Nous avons besoin d'espaces silencieux.
Multiple est le mensonge, une est la vérité.
Voler est le second frisson le plus intense qu'un homme connaisse... Atterrir est le premier !
Un diable est impensable ; car il répugne au bon sens d'admettre un diable qui sache pertinemment ce qu'est le mal et qui veuille néanmoins le mal.
Le maquereau est le mâle de la morue.
L'orgueil est le consolateur des faibles.
Le désir est le diesel du coeur.
Rare est le bonheur, et il n'est jamais trop tard pour l'apprendre aux hommes.
La comédie, c'est le sentiment d'être dedans et dehors ; c'est notre fascination pour la mécanique mystérieuse de la scène, bien réelle devant nous, mais aussi fictive ; très intense mais aussi destinée à s'évanouir après la représentation.
L'amant ? On le case là, entre la nuit et le jour, entre le lit et la cour, entre le mari et l'amour... c'est le passager clandestin, d'une vie sans destin.
Le plus grand ouvrier de la nature est le temps.
La prudence est le style des aveugles.