L'amour c'est le coeur qui s'émeut en même temps que l'intelligence.
L'écriture est le souvenir de leur mort et l'affirmation de ma vie.
Il n'y a rien de plus difficile que de faire ressentir la réalité dans sa banalité. Flaubert aimait à dire : "il faut peindre bien le médiocre". C'est le problème que rencontrent les sociologues : rendre extraordinaire l'ordinaire ; évoquer l'ordinaire de façon à ce que les gens voient à quel point il est extraordinaire.
Quel est le meilleur gouvernement ? Celui qui nous enseigne à nous gouverner nous-mêmes.
Nommer est le plus manifeste et le plus futile des pouvoirs, celui qui fascine le plus, qui attise le plus de convoitises, qui occupe le plus les conversations et mobilise le plus les esprits de tous ceux qui sont associés aux affaires publiques.
L'art est le seul bien qui ne trompe pas.
La conformité est le dernier refuge de l'inimaginable.
Une chance c'est le cadeau du pardon.
La peste, c'est le moment où le quadrillage d'une population se fait jusqu'à son point extrême, où rien des communications dangereuses, des communautés confuses, des contacts interdits ne peut plus se produire. Le moment de la peste, c'est celui du [...] ► Lire la suite
Tu sais ce que c'est un partisan ? C'est un partisan de la vie. On est le parti de la vie contre le parti de la mort. Et Olga c'est ma vie. Et Dolores c'est ma vie. N'oublie jamais ça Pétra : on tue des hommes, mais on est du coté de la vie.
L'homme, c'est le nom commode qu'on a donné, complet, fini, satisfaisant, à quelque chose qui ne l'est guère. On a fait l'opération contraire avec le mot Dieu.
Injuste est le système économique qui méprise les valeurs morales.
Sarkozy, c'est le seul qui a été obligé de passer par l'Elysée pour devenir Premier ministre.
Mourir est le seul verbe qui se conjugue au passé décomposé.
Ecrire, c'est une liaison d'amour avec soi et les choses, et les moments et les gens. Ecrire, c'est comme vivre une vie parallèle à sa vie de chaque jour ; c'est le vase purificateur de l'âme et de ses mouvances.
Le flirt avec l'avenir est le pire des conformismes, la lâche flatterie du plus fort. Car l'avenir est toujours plus fort que le présent. C'est bien lui, en effet, qui nous jugera. Et certainement sans aucune compétence.
L'auto-plagiat c'est le style.
Le bâtiment est un symbole, tout comme le fait de le détruire. C'est le peuple qui valorise les symboles. Isolé, un symbole est dénué de sens, mais soutenu par toute une foule, le fait de détruire un édifice peut changer le monde.
La bonté est le plus heureux des faux fuyants.
La tragédie est le sérieux de la politique.
Une variété de l'homme de lettres est le monsieur "qui fait des travaux".
Le savoir est le seul outil de production qui ne soit pas sujet aux rendements décroissants.
La grande malice des uns est le plus souvent faite de la stupidité des autres.
Les deux plus belles conquêtes que l'homme ait faites sur lui-même, c'est le saut périlleux et la philosophie.
L'opulence est le bonheur même, lorsqu'elle sert à soulager les malheureux.
Donc, en fait, la seule chose que vous pouvez juger dans ce sport, c'est le long terme. Vous pouvez juger une carrière ou une saison, mais pas une course.
La chanson c'est le battement du coeur des hommes.
Supposer que Dieu puisse entrer dans notre entendement est le plus grand blasphème.
Lequel des deux est le plus grand écrivain, celui qui raconte des choses originales ou celui qui fait que dans sa phrase un lieu commun n'est plus un lieu commun ?
Nous sommes tous fait pour l'amour ; c'est le principe même de l'existence et sa seule fin.
Le temps du Christ est le temps où nous sommes. Il nous demande encor d'inventer l'homme.
L'essence de l'enfance, bien sûr, est le jeu.
Celui qui décide de vivre dans l'harmonie est le premier à profiter de cette harmonie, et celui qui se laisse aller à la colère, au désir de vengeance, se détruit d'abord lui-même.
Ce n'est pas avec la raison, et c'est le plus souvent contre elle, que s'édifient les croyances capables d'ébranler le monde.
Si on est le moindrement prudent en affaires, on n'expose ses opinions que sous la forme de questions.
Le théâtre, c'est le temps que chacun s'octroie pour se mesurer à l'aune de l'autre.
La richesse est le lot dérisoire d'individus ayant renoncé à l'éternité.
La solennité est le bouclier des idiots.
C'est le premier pas qui, dans toutes les guerres, décèle le génie.
Le pire, quand on fait un discours, ce n'est pas de prendre conscience que vos auditeurs regardent leur montre, c'est le moment où ils se mettent à la secouer pour voir si elle n'est pas arrêtée.
La France, c'est le Puy du Fou, c'est formidable !
L'excitation est le fondement de l'érotisme, son énigme la plus profonde, son mot-clé.
Le regard est le fruit le plus lourd et secret Que la chose ait mûri en son été aveugle Toute beauté n'étant qu'une attente comblée Après laquelle la seule mort est désirable.
Un foetus est le scénario d'un homme. Qui en est le metteur en scène ?
La montée en puissance de l'Etat islamique est le dernier chapitre en date d'un long processus de réveil anticolonial.
Le monde est un mauvais génie pour la science, la science est le mauvais génie pour le monde.
La beauté est la divinité visible, c'est le bonheur palpable, c'est le ciel descendu sur la terre.
Quel est le destin de l'homme ? Etre un homme.
Joli paradoxe : la femme est le chef-d'oeuvre de Dieu, surtout quand elle a le diable au corps.
La fourberie n'est le jeu que des petites âmes.