L'amour est le triomphe de l'imagination sur l'intelligence.
Marnie : Je crois que j'en ai un autre. Je crois que c'est des jumeaux ! Nathan : Quoi ?! Jésus Marie Joseph ! Marnie : Qu'est-ce que c'est ? Nathan : T'es en train d'accoucher d'un alien ! Marnie : Enlève le ! Enlève ! [Nathan [...] ► Lire la suite
Les plaisanciers utilisent l'étoile polaire, les bûcherons repèrent le nord grâce au lichen sur les troncs et les citadins savent où est le sud en repérant l'orientation des antennes paraboliques sur les balcons.
Le ciel est un oeuf, la terre en est le jaune.
Il importe de s'accoutumer d'abord à être mal couché ; c'est le moyen de ne plus trouver de mauvais lit.
C'est le devoir de l'homme de lutter contre l'homme pour l'empêcher de devenir trop puissant, par conséquent dangereux.
L'amour est le problème des gens qui n'ont pas de problèmes.
Le politique est le lieu d'affrontement entre l'exigence morale et les nécessités extérieures.
Le soupçon est le cancer de l'amitié.
L'invention est le plus important produit du cerveau créatif de l'humain. L'objectif ultime est la maîtrise complète de l'esprit sur le monde matériel, l'utilisation de la nature humaine pour les besoins humains.
L'attention est le burin de la mémoire.
Le désir est le grand ressort providentiel de l'activité ; tout désir est une illusion, mais les choses sont ainsi disposées qu'on ne voit l'inanité du désir qu'après qu'il est assouvi.
Celui qui est maître de lui-même est plus grand que celui qui est le maître du monde.
Le mystère est le meilleur artisan du merveilleux.
Les jours sont faits pour sonner l'un après l'autre comme une volée de cloches. C'est le coeur de l'homme qui leur sert de battant. Si le coeur n'y est pas, les jours sont tristes.
Le nom est plus qu'une désignation de la personne. Il est indissolublement lié à l'être. Nommer quelqu'un, nommer un objet, c'est le connaître à fond, jusque, dans ses parties les plus secrètes.
Un écrivain peut finir par devenir un simple jongleur de mots plus ou moins adroit. Il peut en arriver à oublier l'essentiel : cette source qui coule au fond de nous et qui est le véritable lieu de rencontre des êtres.
Être enceinte c'est le seul moment dans une vie où tu es autorisée à crier, pleurer et à avoir des sautes d'humeur sans que personne ne te le reproche ! Profites-en bien et surtout félicitations !
Forcer un ami à rougir, c'est le perdre.
La jeunesse. C'est le pire des temps à vivre. On rêve de grandes choses, on veut, on veut ! Puis on se rend compte que pour vouloir, faudrait pouvoir, et qu'on peut justement rien.
Maint scepticisme n'est autre chose qu'un idéalisme immature. Réaliste est l'idéaliste qui ne sait rien sur lui- même - L'idéalisme fruste - celui de première main est le réalisme.
Le pire dans la vieillesse, ce n'est pas la diminution physique, c'est le dégoût de l'humanité. Combien commencent en subversifs pour finir en grincheux ? Rebelles à vingt-ans, poupons geignards à soixante-ans.
L'effort n'est pas un moyen de nous conduire au bonheur. L'effort lui-même est le bonheur.
Une presse gratuite est le système immunitaire de la démocratie représentative.
La fortune est le nom que prend l'argent à partir du moment où l'on en a assez pour ne plus en avoir besoin.
Nous voyons les mêmes étoiles que les morts et l'odeur qui monte de la terre est le fantôme de toutes ses fleurs.
Nous sommes armés pour beaucoup de choses, sauf pour l'essentiel, cette chose ineffable et inexprimable qu'est le miracle.
La morale , c'est le goût de ce qui est pur et défie le temps : c'est le mépris du relâchement .
La couche nuptiale est l'asile des soucis ; c'est le lit où l'on dort le moins.
L'absence est le meilleur des mots.
La vie d'un roman est le plus souvent de trois mois, tandis qu'un livre de poèmes, on le prend, on le lit, on le laisse, on le reprend, ça dure longtemps, très longtemps...
Toute beauté est tragique car elle est le chant d'une privation.
Le Coran est le sublime conseiller. Il vous conseille sans jamais vous désavantager. Il vous guide sans jamais vous égarer. C'est l'interlocuteur qui ne vous ment jamais. Quiconque le prend pour compagnon en sort grandi et allégé en même temps. Grandi par l'illumination de la foi et délesté quant à l'égarement.
Le problème est le suivant : la musique noire est de plus en plus encombrée d'éléments blancs, souvent agréables mais toujours superflus, facilement et avantageusement remplacés par des éléments noirs.
C'est le lot des mal-aimées de se raccrocher des heures voire des jours à des bouts de phrases écervelées.
La publicité est le prix à payer pour une pensée incomparable.
La nuit enregistre nos peurs et nous en délivre, le jour, par l'effet d'une amnésie bienfaitrice dont l'angoisse est le reste insécable.
Dans cette bataille qui s'engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c'est le monde de la finance.
Il n'y a qu'un moyen légitime qui est le travail de se procurer de l'argent, et comme une foule de gens ne veulent pas l'employer, il en résulte une foule de malentendus.
Comme dans toute initiation, c'est dans le fait même de survivre qu'est le triomphe.
C'est le propre de jeune homme d'être amoureux et non pas d'un vieillard.
L'ambition est le fumier de la gloire.
La crainte de l'adjectif est le commencement du style.
Bien écrire, c'est le contraire d'écrire bien.
Il est bon quelquefois de s'aveugler soi-même. Et bien souvent l'erreur est le bonheur suprême.
L'amour est le plus fort des incidents néfastes.
L'arbitre est par définition arbitraire. il est le tyran abominable qui impose sa dictature sans opposition possible et le bourreau d'opéra qui exerce son pouvoir absolu avec des gestes grandiloquents.
L'imparfait est le temps de la fascination : ça a l'air d'être vivant et pourtant ça ne bouge pas : présence imparfaite, mort imparfaite ; ni oubli ni résurrection ; simplement le leurre épuisant de la mémoire.
La paralysie est le commencement de la sagesse.
C'est ainsi, on ne tire pas sur son passé. Selon qu'on est le fils d'un garde-barrière ou d'une duchesse, quand on se penche sur l'histoire qu'on a vécue, on entend siffler des trains ou sonner des cors de chasse !