On ne sait rien de soi. On croit s'habituer à être soi, c'est le contraire. Plus les années passent et moins on comprend qui est cette personne au nom de laquelle on dit et on fait les choses.
La bonne grâce est le vrai don des fées ; Sans elle on ne peut rien, avec elle on peut tout.
L'obstination est le parent pauvre de la volonté.
Où est le mal s'attache la sangsue.
La mélancolie est le partage de tous les hommes de génie.
Du premier baiser : c'est le lien qui relie l'obscurité du passé à l'éclat du futur, le lien entre le silence des sentiments et leur mélodie.
Je m'inquiète quand je vois le populisme en Europe progresser, l'extrémisme et la contestation de ce qui est le fondement même de la République.
L'amour maternel est le plus près de la miséricorde divine.
Le Seigneur est le dieu des sciences, et c'est pour lui que sont préparées les pensées.
De tous les exercices, l'homosexualité est le plus sain. Presque tout se passe en plein air... et il faut tellement marcher !
Vous pensez qu'il est votre dupe ; s'il feint de l'être, qui est le plus dupe, lui ou vous ?
La parole est le vêtement de la pensée, et l'explication en est l'armure.
Dieu est le symbole des symboles !
On est le plus en danger d'être écrasé lorsqu'on vient d'esquiver une voiture.
La vérité est le prix de l'honneur.
Il est impossible de croire que cet univers immense et merveilleux est le résultat d'un hasard aveugle ou d'une nécessité.
Il existe un mot qui désigne l'acte de donner et celui de prendre, la charité et l'avidité, la bienfaisance et la convoitise, c'est le mot amour.
L'amant timide n'est jamais heureux. Le bonheur est le prix de l'audace.
L'architecture est le premier des arts plastiques, la sculpture et la peinture procèdent d'elle.
De tous les pays du monde, la France est peut-être celui où il est le plus simple d'avoir une vie compliquée et le plus compliqué d'avoir une vie simple.
C'est le soir qui soulage Les esprits que dévore une douleur sauvage, Le savant obstiné dont le front s'alourdit, Et l'ouvrier courbé qui regagne son lit.
Le bien est voulu, il est le résultat d'un acte, le mal est permanent.
Le premier soupir de l'amour Est le dernier de la sagesse.
L'amour abstrait c'est le don de soi, la recherche d'un sacrifice basé, aussi paradoxal que cela puisse paraître, sur un égoïsme farouche.
Auschwitz est le symbole de ce qui peut se passer quand les droits de l'Homme ne sont pas respectés.
Le philanthrope est le Néron des temps modernes.
Le journalisme, c'est le contact et la distance.
Le mariage, tel qu'il existe aujourd'hui, est le plus odieux de tous les mensonges, la forme suprême de l'égoïsme.
C'est le temps seul qui révèle l'homme juste ; un seul jour dévoile le perfide.
La chose la plus triste dans la vie est le talent gaspillé.
L'homme est le cancer de la terre.
L'avenir ne fait aucun doute, c'est le passé qui est imprévisible. Et l'avenir n'est qu'un présent en devenir.
La vengeance est le plaisir des dieux.
La haine du bourgeois est le commencement de la vertu.
L'histoire est le total des choses qui auraient pu être évitées.
La timidité est le résultat de l'opinion généralement exagérée qu'on se fait du mérite des autres.
Il faut avoir peur de le dire : l'arme principale de la vérité est le mensonge.
La chose la plus incroyable lorsqu'on tombe amoureux, c'est le temps passé nu.
Pour moi c'est un jour qui a beaucoup compté, ma communion solennelle. C'est le jour où j'ai appris que Dieu fond dans la bouche, pas dans la main.
Petit est le nombre de personnes qui voient avec leurs yeux et pensent avec leurs esprits.
La ligne droite c'est le bras détendu pour frapper. La ligne courbe, c'est le bras replié pour aimer.
Août et fête de l'Assomption est le début de l'hiver.
Le plus fructueux est le commerce oriental : rien dans la boutique, mais on peut vous procurer tout. L'important n'est pas la marchandise, mais le client.
Vivre, connaître la vie, c'est le plus léger, le plus subtil des apprentissages. Rien à voir avec le savoir.
A l'instar de l'idée voulant que l'État garantisse la recherche du bonheur, la quête moderne de la santé est le fruit d'un individualisme possessif.
Le corps est la source de l'horreur chez les êtres humains. C'est le corps qui vieillit ; c'est le corps qui meurt.
Pourquoi tous les dieux sont-ils des connards malveillants ? Où est le dieu des tétons et du vin ?
La lune est le soleil des statues.
Peut-on être un saint sans Dieu : c'est le seul problème concret que je connaisse aujourd'hui.
En perdant la beauté, petite ou grande, on perd tout. La jeunesse est le seul bien qui vaille.