Chaque génération pense qu'elle est plus forte que la génération précédente. Ils pensent, "Cela ne peut pas m'arriver." Dans le passé, des gens sont morts en faisant la même erreur.
Nous sommes très petits, comme des souris qui doivent traverser la vie en faisant des trous, parce que nous n'avons aucune idée de quoi faire d'autre.
En achetant et en ne payant pas, on ne fait pas une mauvaise affaire.
Les gens qui ont le menton en galoche et dont les dents se déchaussent y mettent vraiment de la mauvaise volonté.
Les vieux amis sont comme les vieux vins qui, en perdant de leur verdeur et de leur montant, gagnent en chaleur suave.
Il ne suffit pas d'avoir du talent. Il faut encore savoir s'en servir.
Bravo ! Nous ne savons même pas le dire en français.
Inventer en toute chose, c'est vouloir mourir à petit feu ; copier, c'est vivre.
Il ne faut pas beaucoup d'esprit pour montrer ce qu'on sait ; mais il en faut infiniment pour enseigner ce qu'on ignore.
J'ai déchiré le testament que je venais d'écrire, il faisait tant d'heureux que j'en serais arriver à me tuer pour ne pas trop les faire attendre.
L'anus ne sait pas ce qui se passe en haut.
Si l'on couchait par écrit, sans rien inventer, l'histoire cachée des petites gens, les romanciers en resteraient abasourdis.
La plupart des histoires que l'on déclare d'amour arrivent à des gens qui se sont montrés leur derrière alors qu'ils n'en avaient pas le droit.
Même dans une société éclairée, les tabous nuisent aux causes qu'ils prétendent servir. Car ils provoquent des peurs et les peurs induisent des comportements irrationnels, y compris en politique.
S'il n'y avait pas, de temps à autre, un peu de sexe, en quoi consisterait la vie ?
Apprécier esthétiquement quelqu'un ou quelque chose, est ce que cela ne signifie pas aussi, paradoxalement, s'en détacher, s'en éloigner, s'en écarter ?
J'étais content de ne pas être amoureux, content d'être en froid avec le monde. J'aime être en désaccord avec tout. Les amoureux deviennent souvent susceptibles, dangereux. Ils perdent le sens de la perspective. Ils perdent le sens de l'humour. Ils deviennent nerveux, psychotiques, emmerdants. Ils se transforment même en assassins.
Vous n'apprenez pas à marcher en suivant les règles. Vous apprenez en le faisant et en tombant.
Fort mais vulnérable, méprisant mais complimenteur, respectueux mais sexuel. Et chaque manège lustre son contraire et en accroît l'attrait.
J'ai de grandes ambitions, mais je pense que nous en avons tous. Je veux juste continuer à travailler dur et être heureuse.
Pour éviter de me faire mettre une quenelle, tu sais ce que je fais ? Je m'en mets deux tous les matins !
Tout grandit en se changeant en souvenirs.
Un spécialiste ne parle pas en amateur.
Il y a des choses qui se racontent mal, et l'humiliation en est une.
Se découvrir homme un jour et rien qu'un homme, c'est décevant. C'est découvrir en même temps la vie.
Quand on est en péril de mort toutes les armes sont bonnes pour se défendre.
On engendre les conflits en fertilisant les petites erreurs.
Il y a à peu près autant d'imbéciles en Angleterre qu'en France. Mais un imbécile anglais est un imbécile tout court, tandis qu'un imbécile français est un imbécile qui raisonne.
Il est dangereux d'admettre le public dans les coulisses. Il perd facilement ses illusions, puis il vous en tient grief, car c'est l'illusion qu'il aime.
En amour, rien ne remplace l'insouciance.
Ce n'est pas grave d'enfreindre quelques lois de temps en temps, l'important est de ne pas les enfreindre toutes.
Je n'ai jamais eu peur de mes compétences parce que je m'y mettais. L'éthique du travail élimine la peur. Alors si vous mettez en avant le travail, que craignez-vous ? Vous savez ce que vous êtes capable de faire et ce que vous n'êtes pas.
Vous ne pouvez pas transformer un "non" en un "oui" sans un "peut-être" entre les deux.
Je ne fais pas de la musique pour les yeux. J'en fais pour les oreilles.
Ne pas reculer fait en quelque sorte avancer. Et l'homme doit apprendre à marcher avant d'apprendre à danser.
L'humanité masculine se répartit en deux groupes : sable ou falaise. La femme est toujours l'océan.
C'est en un sens à force d'étudier l'homme que nous nous sommes mis hors d'état de le connaître.
Quand un Français a des idées, il veut les imposer aux autres. Quand il n'en a pas, il le veut tout de même.
Un roquet tient quelquefois un sanglier en arrêt.
La France est en fermentation ; donnera-t-elle du vinaigre ou du vin, on l'ignore encore.
On écrit pour tuer le temps, pour tuer la mort, pour se guérir d'être en vie.
Au moment où nous concevons le concevable, il commence à résonner en nous et devient inconcevable.
L'acteur doit se préserver de la performance et du metteur en scène.
Traduire le théâtre, c'est d'abord et avant tout savoir lire le théâtre, porter son regard sur un texte et s'en abreuver, se couler dans une matière linguistique et s'y fondre...
On ne retient pas la vie qui s'en va.
Il y a un pays natal dans le temps comme il y en a un dans l'espace.
Un homme, dans certaines circonstances, peut abandonner toute humanité lorsqu'il est en proie à la panique.
En se poliçant les nations perdent insensiblement leur courage, leur vertu, et même leur amour pour la liberté.
A celle qu'on voit apparaîtreUne seconde à sa fenêtreEt qui, preste, s'évanouit,Mais dont la svelte silhouetteEst si gracieuse et fluetteQu'on en demeure épanoui.
C'est juste fantastique de sentir la vitesse et le freinage. C'était un travail acharné - tenir une voiture de F1 sur le circuit est un travail en soi. Rouler vite c'est autre chose.