Solitude et écriture sont du même sang. On ne nous aime que quand on n'en a plus besoin...
Tout langage devient ancien dès qu'il est répété.
Une femme qu'on aime guère est plus supportable si l'on fait l'amour avec elle.
Y a-t-il une chose qui soit plus agréable que de préparer le petit-déjeuner à quelqu'un qu'on aime ?
Le langage qu'un homme parle est un monde dans lequel il vit et agit ; il lui appartient plus profondément, plus essentiellement que la terre et les choses qu'il nomme son pays.
Une femme qui aime n'admet pas qu'un homme puisse avoir une pensée, un geste, un soupir, qui ne lui soit pas destiné. Elle ne tolère pas qu'il travaille, qu'il respire.
Cela fait partie de la beauté de toute littérature : vous découvrez que vos désirs sont des désirs universels, que vous n'êtes pas seul et différent des autres. Vous en êtes.
Il faut que les hommes fassent du bruit, à quelque prix que ce soit - peu importe le danger d'une opinion, si elle rend son auteur célèbre ; et l'on aime mieux passer pour un fripon que pour un sot.
Celui qui a vécu jusqu'au bout l'orgueil de la solitude n'a plus qu'un rival : Dieu.
Le langage du colon, quand il parle du colonisé, est un langage zoologique. On fait allusion aux mouvements de reptation du Jaune, aux émanations de la ville indigène, aux hordes, à la puanteur, aux pullulements, aux grouillements, aux gesticulations. Le [...] â–º Lire la suite
Avant d'aimer avec le coeur et avec son corps, on aime d'abord avec des mots.
Et quant à Serge, même s'il me restait un million d'années à vivre, je ne pourrais jamais plus aimé quelqu'un autant que je l'aime lui.
Le lâche aime à faire la chasse aux tigres morts.
Le travail est un des domaines où seule la réussite compte, d'où l'obligation de plaire à ceux qui donnent de l'ouvrage.
Il y a interaction entre langage et pensée. Un langage organisé agit sur l'organisation de la pensée, et une pensée organisée agit sur l'organisation du langage.
Lutter avec une personne qu'on a beaucoup aimé et qu'on aime toujours, c'est lutter avec soi-même.
Qu'on peux se perdre corps et biens, tout perdre ou oublier le temps oublier les limites. Deux corps inextricablement mêlés au point qu'on ne sait plus qui est qui ou ce qu'est quoi, et quand cette douce confusion est si [...] â–º Lire la suite
Croire en Dieu, c'est vivre par quelque chose qui n'existe d'aucune manière dans le monde, sinon dans le langage ambigu de ces phénomènes que nous appelons chiffres ou symboles de la transcendance.
A force de parler le langage de l'ennemi, les idéologues changent d'idées.
L'écrivain aime la vérité qui fait mal, comme les cons la vérité flatteuse.
La littérature n'est pas un objet de loisir, elle a une fonction humaine et grave, ce qui ne veut pas dire ennuyeuse.
Les femmes se parent de la fourrure des animaux pour plaire aux hommes qui préfèrent la leur.
J'ai aimé Dieu, qui n'est rien aux yeux des hommes qui ne sont rien. Je n'ai détesté ni les hommes ni les femmes. Et j'ai aimé la vie qui est beaucoup moins que rien, mais qui est tout pour nous.
Aimer quelqu'un qui vous aime aussi, c'est du narcissisme. Aimer quelqu'un qui ne vous aime pas, ça, c'est de l'amour.
Regardez le désert au petit matin et mourez, si vous pouvez !
Le pire de la maladie, je le découvris, est cette concentration de soi sur soi, cette tyrannie de soi-même. Peut-être certains, tout dispersés et portés au-dehors, y trouvent-ils quelque bénéfice. Pour ceux qui n'ont que trop tendance déjà à se [...] â–º Lire la suite
La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.
Ainsi, durant les six mille premières années du monde, [...], l'architecture a été la grande écriture du genre humain.
J'ai toujours aimé les autodidactes, comme mon ami Clint Eastwood, ou Gary Cooper, Lino Ventura, Robert Mitchum... Ce sont des gens qui n'étaient pas dans le cinéma mais ils avaient un réel désir et ils y sont arrivés.
Pour plaire aux femmes, il faut du "coiffeur" et du "commis voyageur" dans l'esprit et dans les manières.
Lumière pure, lumière pour elle-même, et pour ce vide en soi, pour s'inventer présent, désert et nu, offert au risque d'un soleil pâle tombant en frêle éternité dans une minute parfaite,entre deux averses ou bien tout un matin d'été.