Etre le maître de ses caprices est exquis, être leur esclave est mieux encore.
Etre poète, c'est cultiver le jardin de ses souffrances.
C'est à la culotte de ses filles qu'on juge un pays.
Vous savez, personne n'est responsable de ses parents. La naissance est un hasard.
Un auteur est peu propre à corriger les feuilles de ses propres ouvrages : il lit toujours comme il a écrit et non comme il est imprimé.
Une personne est le produit de ses rêves. Alors assurez-vous de faire de grands rêves. Et puis essayez de vivre votre rêve.
On rougirait bientôt de ses décisions, si l'on voulait réfléchir sur les raisons pour lesquelles on se détermine.
Savoir se retirer à temps indique déjà une grande clairvoyance mais conserver l'estime de ses amis et de ses rivaux quand on est plus au pouvoir, c'est à ce signe qu'on reconnaît les gens dignes de gérer votre destin.
C'est au coeur d'une mère une idée importune, que de voir un enfant s'éloigner de ses bras.
Il faut s'accommoder à la faiblesse de ses inférieurs pour en tirer le service dont on a besoin.
Si un sage subit volontiers des malheurs sans rien dire, un homme ordinaire doit parler de ses souffrances afin de pouvoir se faire passer pour un sage.
L'homme qui n'a rien à se glorifier sauf de ses illustres ancêtres, est semblable à la pomme de terre : la seule qualité qu'il possède, se trouve sous terre.
On a le choix de ses plaisirs, pas celui de ses souffrances. On dirait plutôt que les souffrances nous choisissent, elles connaissent nos faiblesses et le terrain de jeu de nos illusions.
La volonté de renoncer à son indépendance, de troquer le témoignage de ses sens contre le sentiment confortable mais déformant la réalité, d'être en harmonie avec un groupe, est l'aliment dont se nourrissent les démagogues.
Le capitalisme, à la suite de ses propres contradictions internes, se dirige vers un point où il sera déséquilibré, quand il deviendra simplement impossible.
Il y a dans l'aveu public des angoisses du coeur, et de ses voluptés non moins amères, une vanité et une profanation gratuites.
La femme dans le mariage n'est pas la servante de l'homme, elle est encore moins son esclave. Elle est la compagne de l'homme, son aide, les os de ses os, la chair de sa chair.
Rien n'est plus doux au coeur d'un homme que le ravissement de la femme qu'il aime, qui l'aime, et la mine attentive qu'elle prend à chacune de ses paroles, d'autant plus émue et intérieurement grisée qu'elle ne sait pas ce qu'il lui dit.
Il faut être fier de ses succès auprès des femmes ; elles le sont bien assez de nous conquérir.
J'appelle innocence cette maladie de l'individualisme qui consiste à vouloir échapper aux conséquences de ses actes, cette tentative de jouir des bénéfices de la liberté sans souffrir d'aucun de ses inconvénients.
Le propre du chef ? Penser qu'il ne dépend pas de ses subordonnés.
L'ignorant, lui, quand il parle, est compris de tout le monde, tandis que l'homme instruit avec sa fricassée de grands mots et de proverbes, n'est compris que de ses pareils...
C'est surtout au théâtre que chacun est responsable de ses actes.
Si l'amitié se brise, l'un des amis ne poursuit jamais l'autre de ses fureurs.
Le degré de liberté d'un homme se mesure à l'intensité de ses rêves.
Un peintre a l'âge de ses tableaux ; un poète a l'âge de ses poèmes ; un scénariste a l'âge de ses films. Seuls les imbéciles ont l'âge de leurs artères.
L'homme aime rivaliser avec ses semblables et les surpasser, mais il n'aime pas parler de ses échecs.
Si on juge de l'amour par la plupart de ses effets, il ressemble plus à la haine qu'à l'amitié.
Quand un homme parle à une femme de ses péchés, c'est généralement pour en rajouter un.
Janvier prend la neige pour châle,Février fait glisser nos pas,Mars de ses doigts de soleil pâle,Jette des grêlons aux lilas.
Un journal est une longue lettre que l'auteur s'écrit à lui-même, et le plus étonnant est qu'il se donne à lui-même de ses propres nouvelles.
Un pouvoir est faible s'il ne tolère pas qu'on l'avertisse de ses erreurs.
La jarretière est un ruban élastique destiné à empêcher une femme de sortir de ses bas et de désoler le pays.
Il existe un havre où l'on peut toujours savourer une relation authentique : le coin du feu chez un ami auprès duquel on peut se défaire de ses petites vanités et trouver chaleur et compréhension.
Une personne qui doute d'elle-même est comme un homme qui voudrait s'enrôler dans les rangs de ses ennemis et porter les armes contre lui-même.
Pour se montrer ami de ses hôtes, la frugalité doit régner dans ses repas ; et, selon un ancien dicton, il faut manger pour vivre, et non vivre pour manger
Un paradoxe est une opinion qui vit de ses charmes aux dépens de la vérité.
Le Petit Chose s'arrachant aux étreintes de ses amis franchit bravement la passerelle.
Celui qui se vante de ses gloires, en perd tout le mérite. Celui qui se célèbre ne sera pas reconnu.
Etrange bizarrerie de l'esprit humain, on peut convaincre un homme de ses erreurs, et ne pas le convertir.
Barbare ou civilisé, l'homme n'a jamais su ni façonner le monde à la mesure de son coeur, ni façonner ce coeur à la mesure de ses désirs.
D'une femme généreuse, la gloire de ses amis l'illumine.
Chopin était venu trop tard et avait quitté ses foyers trop tôt pour posséder cette exclusivité de point de-vue ; mais, il en avait connu de nombreux exemples et, à travers les souvenirs de son enfance, non moins sans doute [...] ► Lire la suite
Nul n'est puni à cause de ses pensées.
Un érudit est un homme borné et buté, qui ne connaît rien en dehors de ses connaissances, d'ailleurs très limitées.
Elle était près de ses sous et moi, encore plus près des siens.
Nulle solitude n'est plus grande que celle, peuplée hier, qui s'offre aujourd'hui vidée de ses présences.
Il faut douter de tout même de ses soupçons.
Le zèbre est ainsi dénommé, non pas à cause de sa rapidité mais à raison de ses zébrures.
Le cinéma français vit de ses comédies et récompense ses drames.