Quand Dieu a pétri la Terre de ses mains sacrées, il a fait une belle boulette.
C'est être sage que de n'accuser que soi de ses malheurs.
Toutes les fois que la tyrannie s'efforce de soumettre la masse d'un peuple à la volonté d'une de ses portions, elle compte parmi ses moyens les préjugés et l'ignorance de ses victimes.
Un général en chef doit vivre pour répondre de ses actes devant l'Histoire.
Le plus grand succès de notre civilisation moderne est d'avoir su mettre au service de ses dirigeants une incomparable puissance d'illusion.
La grande bataille implique la destruction du courage de l'ennemi plutôt que de ses soldats.
C'est un personnage blâmable qui use mal de ses moments.
C'est le fait d'un homme sage de tirer profit de ses ennemis.
La femme moyenne passe environ 5.000 heures par an à s'inquiéter de ses ongles ; en 40 ans je n'ai jamais entendu aucun homme s'extasier sur les ongles d'une femme.
Dans toutes les oeuvres d'art difficile d'accès, le lecteur est récompensé de ses efforts : il est bouleversé.
La vérité déroute à cause de ses nuances, quand le silence passe pour de l'érudition.
Quand on est convenablement payé de ses efforts, il n'y a nul héroïsme à ne pas palper boni, bénefs et bakchichs.
Il ne faut pas mépriser les bienfaits de vivre, même si l'on est sevré de ses plus grandes affections.
On apprenait à Sacha le décès d'un de ses amis. Sacha déclara : Quelle terrible chose ! Quand je pense combien il m'admirait !
Tout mortel se soulage à parler de ses maux.
Un syndicaliste doit être capable de connaître aussi bien le point de vue de ses salariés que le dossier de l'entreprise.
On ne doit point abuser de ses amis, ni rien exiger d'eux au-delà de ce qu'ils accordent volontiers.
On ne saurait tirer l'aveugle de ses ténébres.
Chaque privation recèle des avantages cachés et aussitôt que l'on apprend à se passer de quelques commodités, l'on apprend à la chasser pour de bon de ses pensées.
Il faut sans doute payer le prix de ses amours comme on paie celui de ses ambitions.
Aucun homme ne peut causer plus de chagrin que celui qui s'accroche aveuglément aux vices de ses ancêtres.
Il n'y a rien de plus fragile, de moins sûr, il n'y a rien qui ne fasse plus de mal à un auteur que la lecture ou la relecture de ses écrits.
Un univers bien plus absorbant,sans autres splendeurs que celles de ses lois géométriques.
Un homme riche, quoi qu'il fasse, qu'il jette sa femme vieillie au rebut, qu'il abandonne sa mère sans secours, qu'il vole ceux qui lui ont confié leur argent, garde toujours la considération de ses amis.
La toilette d'une femme lui donne souvent une partie de sa contenance, et un habillement négligé lui enlève, par conséquent, quelque chose de ses moyens.
Le Dieu des chrétiens est un père qui fait grand cas de ses pommes, et fort peu de ses enfants.
Dans la lutte pour la vie, Celui qui est à bout de souffle, A bout d'arguments, A bout de tout, N'est heureusement et par contre Pas au bout de ses peines.
Car être libre, ce n'est pas simplement se débarrasser de ses chaînes, mais vivre d'une manière qui respecte et renforce la liberté des autres.
On porte en soi le germe de ses hontes, de ses lâchetés, de ses démissions, on les lègue aussi sûrement que les gènes.
Servitude pour servitude, il vaut encore mieux être asservi par son coeur que l'esclave de ses sens.
La femme a la passion du calcul : elle divise son âge par deux, double le prix de ses robes, triple les appointements de son mari et ajoute cinq ans à l'âge de sa meilleure amie.
Il est plus facile de résister au premier de ses désirs qu'à tous ceux qui le suivent.
Tout écrivain, pour écrire nettement, doit se mettre à la place de ses lecteurs.
Mieux vaut ne pas différer de ses compagnons.
L'esprit qui invente est toujours mécontent de ses progrès, parce qu'il voit au-delà.
Le plus bel hommage que nous puissions rendre à un auteur n'est pas de rester attachés à la lecture de ses pages, mais plutôt de cesser inconsciemment de lire, de reposer le livre, de le méditer et de voir au-delà de ses intentions avec des yeux neufs.
C'est de la folie que d'entreprendre quelque chose au-dessus de ses forces.
On est toujours responsable de ses malheurs.
Ecrire, c'est une liaison d'amour avec soi et les choses, et les moments et les gens. Ecrire, c'est comme vivre une vie parallèle à sa vie de chaque jour ; c'est le vase purificateur de l'âme et de ses mouvances.
Il n'y a guère de cause dont on souhaiterait le succès si l'on voyait tout ce qui fermente dans le coeur de ses défenseurs.
L'avantage concurrentiel d'une société ne viendra pas de la qualité de ses écoles qui enseignent les tables de multiplication et périodiques, mais de la manière dont elles stimulent l'imagination et la créativité.
On n'en veut pas tant à un automobiliste de ses entourloupettes sur la route qu'à soi-même de n'en avoir pas eu le premier l'idée...
Il faut toujours se méfier de ses emportements, des excès qui perturbent et finalement qui provoquent le désordre.
Aucune femme ne doit tirer bénéfice de ses services sexuels hors le mariage.
L'oubli de ses propres fautes est la plus sûre des absolutions.
Il est déja assez ennuyeux de mourir ignorant, n'y ajoutons pas d'être dupe et complice de ses servitudes.
Bien en sa maison qui de ses voisins est aimé
Le percepteur est un homme vraiment intraitable dans l'exercice de ses "ponctions".
Dieu punit l'homme de ses fautes en le laissant vivre.
Pour qui vit-on ? Pour qui écrit-on ? Devant qui, en fin de compte, est-on moralement responsable de ses actes ?