L'homme n'est rien d'autre que la série de ses actes.
Que ton fils, en suçant le lait de sa mère, ne s'abreuve pas en même temps de ses larmes.
Ignorant presque tout de la jouissance féminine, conscient sans vouloir se l'avouer de ses propres faiblesses, l'homme est à jamais terrifié par l'énigme irrésolue de la grotte primitive.
Les cieux racontent la gloire de Dieu et l'oeuvre de ses mains, le firmament l'annonce.
Le degré de liberté d'un homme se mesure à l'intensité de ses rêves.
Certains mots sont immortels, enterrés ou même brûlés. Ils sont alors destinés à renaître comme un phénix qui renaît de ses cendres. Et quand ils renaissent... ça peut littéralement vous couper le souffle...
Un homme doit choisir. En cela réside sa force : le pouvoir de ses décisions.
Le diable pourrait mourir que je n'hériterais pas de ses cornes.
D'abord se prouver à soi-même qu'on est bien, aller au bout de ses forces, mais sans les dilapider ; ne jamais rêver : agir.
Tout bon citoyen a non seulement le droit, mais encore est obligé, de publier ce qu'il croit utile au bonheur de ses semblables.
Dieu, dont les desseins sont impénétrables, Se sert de ses humbles créatures pour les accomplir.
Si le capitalisme subsiste en dépit de ses imperfections et de ses injustices, c'est parce qu'il n'y a pas de remplaçant présentable.
La poésie est le pivot de celui qui se cherche dans ses contradictions, dans le déséquilibre de ses forces, la voix d'un appel insensé, présence en dépit des fantasmes.
Il ne faut pas profiter de ses amis. Ils sont déjà gentils de nous endurer.
Un écrivain n'est jamais le lecteur de son oeuvre, même cinquante ans après l'avoir écrite ; s'il ouvre l'un de ses livres, dès la première ligne, il se remet à l'écrire.
Le moment où le petit enfant prend conscience du pouvoir de ses pleurs n'est pas différent de celui où il en fait un moyen de pression et de gouvernement.
Aimer n'est pas recevoir comme autant d'hommages la présence de l'autre, le son de sa voix, la douceur de ses gestes, mais lui donner la meilleure part de soi.
On ne choisit pas plus sa patrie - la terre de ses pères - que l'on ne choisit son père et sa mère.
Un mari jaloux est un monsieur qui n'a pas pensé à embrasser sa femme depuis près de six mois et qui tue un de ses amis qui a essayé.
Je recommande à mon fils, s'il avait le malheur de devenir roi, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens.
Il ne faut pas être plus prisonnier de ses amis que de ses ennemis.
La différence entre un célibataire et un père de famille nombreuse, c'est que celui-ci range dans son portefeuille les photos de ses enfants à l'endroit où l'autre place son argent.
Qui n'a pas les moyens de ses ambitions a tous les soucis.
La langue est l'organe essentiel du goût. Mais en outre, elle joue un rôle important dans le léchage de cul de ses supérieurs.
Un bon chef, c'est celui qui ne revendique que la moitié du mérite pour une chose qu'un de ses subordonnés a fait tout seul.
Il y a quelque chose d'incestueux dans le fait de faire l'amour à la mère de ses enfants. C'est peut-être pour ça que les hommes ont des maîtresses.
Une personne est le produit de ses rêves. Alors assurez-vous de faire de grands rêves. Et puis essayez de vivre votre rêve.
À force d'embrasser le cul de Dieu, j'ai peur qu'il m'envoie de ses nouvelles.
Quelle meilleure thérapie que de s'éloigner de ses semblables, ne serait-ce que quelques semaines.
La femme, lorsqu'elle enfante, passe par la souffrance ; pourtant elle ne se souvient plus de ses douleurs dès qu'un homme nouveau est enfin né dans ce monde.
On devrait apprendre la patience dans un pays étranger, car c'est là la vraie mesure du voyage. Si l'on ne souffre pas de la frustration de ses habitudes, comment peut-on être certain que l'on est vraiment en train de voyager ?
La pensée d'une femme court toujours en avant de ses actes.
Chacun est le fils de ses oeuvres.
On apprend plus de ses propres défaites que des défaites des autres.
Israël a la mémoire de ses malheurs, et si Israël n'avait pas sa foi, il ne serait peut-être plus que la mémoire de ses malheurs.
Le chasseur tue toujours par adresse. De ses explications il résulte que c'est aussi par adresse qu'il manque.
Pour tout français, la retraite est le but suprême de l'existence. C'est avec joie qu'il envisage sa vie de vieillard. Mastiquer avec une mâchoire édentée semble être le comble de ses délices.
L'individu est fait pour prendre sa liberté, l'investir, s'élever, s'accomplir en fonction de ses idées et de sa capacité à critiquer.
Il est plus honteux de se défier de ses amis que d'en être trompé.
La première règle de la guerre est de faire soi-même ce que l'on exige de ses hommes.
Le cinéma français vit de ses comédies et récompense ses drames.
On n'est pas responsable de ses pensées. On est coupable seulement de celles que l'on cultive.
La fatigue est une des choses au monde les plus intéressantes à penser. Elle est comme la jalousie, comme le mensonge ou comme la peur. Elle est comme ces choses impures que l'on tient loin de ses yeux. Comme ces choses elle nous fait toucher terre.
Je choisis mes amis pour leur bonne présentation, mes connaissances pour leur bon caractère et mes ennemis pour leur bonne intelligence. Un homme ne peut être trop soigneux dans le choix de ses ennemis.
La faim est toujours suivie de ses satellites : la rage et le désespoir.
Un ami est celui qui vous ouvre si vous avez frappé, qui vous donne si vous demandez, sans tenir la comptabilité de ses dons.
L'homme qui n'a rien à se glorifier sauf de ses illustres ancêtres, est semblable à la pomme de terre : la seule qualité qu'il possède, se trouve sous terre.
Si un sage subit volontiers des malheurs sans rien dire, un homme ordinaire doit parler de ses souffrances afin de pouvoir se faire passer pour un sage.
Crise d'adolescence : en réalité, le seul moment où l'homme, ayant mesuré son destin, est tenté d'aller jusqu'au bout de ses pensées.
Etre le maître de ses caprices est exquis, être leur esclave est mieux encore.