L'artiste devrait être non pas le juge de ses personnages et de leurs dires, mais seulement un témoin impartial.
Il voulait trouver mieuxQue son lopin de terreQue son vieil arbre tordu au milieuTrouver mieux que la douce lumière du soir près du feuQui réchauffait son pèreEt la troupe entière de ses aïeuxLe soleil sur les murs de poussièreIl voulait trouver mieux
Le but d'entreprendre est là : changer le monde sans doute, mais déjà se changer soi, apprendre sur soi, de ses erreurs comme de ses bonnes décisions, de se réaliser à travers un projet qui fait sens et qui nous porte au quotidien.
Pour découvrir les défauts d'une fille, félicitez-la auprès de ses copines.
On est toujours le fils de ses oeuvres.
L'homme ne se connaîtra donc jamais lui-même ! Toujours, malgré ses efforts, quelque indigne motif ternira la pureté de ses actions.
Ce n'est pas de bonne franchise que de dire du mal de ses amis.
On ne retient vraiment que ce qui s'intègre dans l'ensemble de ses connaissances.
Il faut aimer au-dessus de ses moyens.
J'aime l'homme incertain de ses fins comme l'est, en avril, l'arbre fruitier.
L'autorité n'est peut-être que de faire de ses buts un idéal pour les autres.
Je savais qu'on peut faire mentir même le soleil, mais on sentait que nulle manipulation de la lumière et de la pose n'aurait pu transmettre la délicate nuance de sincérité de ses traits.
On dit d'un politicien qu'il réussit une belle carrière quand le nombre de ses arrivées ratées est inférieur à celui de ses faux départs.
Réfuter le discours de l'autre sous prétexte de la citation, c'est priver l'autre de ses icônes.
Je ne vais pas m'arrêter d'aller au supermarché simplement parce que les paparazzi me suivent. J'aime cuisiner et une cuisinière a besoin de ses ingrédients !
Nous attendions notre plaisir de ses péripéties enchaînée, campés hors du temps, dans la fumée des pipes et les relents du marc brutal dont les femmes remplissaient nos verres.
L'homme ignore les trois quarts de ses ressources et il meurt sans les avoir employées, comme il meurt sans avoir joué de la centième partie des combinaisons intellectuelles que lui permettrait la souplesse infinie de son cerveau. Nous sommes comparables [...] ► Lire la suite
Un gentleman accepte la responsabilité de ses actes et porte le fardeau de leurs conséquences.
Pour toi la terre répand l'odeur de ses fleurs, pour toi rient les vagues de la mer.
On n'aime pas les défauts de ses amis, mais on y tient.
Tant qu'on peut se parer de son propre mérite, on n'emprunte pas celui de ses ancêtres.
C'est quand on se pose la question de ses propres limites qu'on n'arrive pas à les dépasser.
Tout le monde peut sympathiser avec les malheurs de ses amis. Il faut une nature vraiment exceptionnelle pour sympathiser avec leur succès.
On raconte que Dieu a créé l'homme à son image : il nous a donné là une piètre idée de ses charmes.
Chaque époque laisse plus de traces de ses souffrances que de son bonheur : ce sont les infortunes qui font l'histoire.
Un artiste ne peut attendre aucune aide de ses pairs.
Celui qui a peur de ses ennemis rêve qu'ils l'entourent.
J'aime assez les beaux diamants, mais j'ai horreur des pendeloques qui me montrent une femme portant à une oreille le pain de ses enfants et à l'autre l'honneur de son mari.
Sa mère, debout, la regardait partir, le coeur souffrant d'une douleur impossible à concevoir ; les pleurs coulaient de ses yeux et cependant elle ne voyait pas de quelle autre manière elle aurait pu agir. Elle demeura immobile jusqu'à ce que la montagne s'élevât entre sa fille et elle, la cachant à ses yeux.
La forme, c'est le bonheur de la matière, l'éternel embrassement de ses atomes ivres d'amour.
L'homme n'est riche que de la modération de ses désirs.
Dans le cercle des poètes disparus, il y a cette scène où le prof de latin se tourne au réfectoire vers son jeune collègue révolutionnaire et lui dit : Montre moi un coeur débarrassé du fardeau de ses rêves, et je dirai : voilà un homme libre !
Un bon chef, c'est celui qui ne revendique que la moitié du mérite pour une chose qu'un de ses subordonnés a faite tout seul.
Afin de se divertir aux dépens des mortels, les dieux élisent parfois un auxiliaire humain qui, du coup, se croit installé dans l'Olympe, et, lorsque ses maîtres se fatiguent de ses services, se retrouve étranger parmi ses pareils, à la [...] ► Lire la suite
Il est plus facile de sortir de ses gonds que d'y rentrer.
L'homme ne s'aperçoit pas qu'on l'étouffe, mais en plus il revendique sa famille, son travail, son système politique et la plupart de ses prisons comme autant de formes "d'expression de sa personnalité".
Quoi de plus original que le bien délicatement fait ? N'est-ce point se distinguer de ses semblables que de les aimer ?
Pour jouir vraiment d'un amour, il faut l'édifier de ses peines, lui avoir sacrifié bien des plaisirs, il faut l'avoir lavé de ses larmes. Alors il a infiniment de prix.
Les masses ouvrières sont toujours exploitées et opprimées par une minorité parasitaire qui, si elle ne disposait que de ses forces propres, ne pourrait maintenir sa domination un jour, une heure !
Le pauvre qui s'élève fait des amis de ses ennemis.
La télévision ne cherche pas à rendre la culture attractive, elle cherche à faire de l'audience! Elle a perdu son âme en confiant la responsabilité de ses directions à des "managers" de l'industrie, et la responsabilité de ses programmes à des gens de "marketing".
Beaucoup de ses mérites, le saint les doit à son expérience comme pécheur.
L'homme tient pour intelligence l'usure de ses facultés d'imagination.
Lorsque son premier-né fut mis dans ses bras, il put voir que le garçon avait hérité de ses propres yeux, tels qu'ils étaient autrefois - grands, brillants et noirs.
Il n'y a que deux femmes qui doivent se trouver mêlées à la vie de chaque homme pour son bonheur : sa mère et la mère de ses enfants. Hors de ces deux amours légitimes, outre ces deux créatures sacrées, il n'y a qu'agitations vaines, qu'illusions douloureuses et ridicules.
Quand l'éléphant déblaie les broussailles, c'est à cause de ses petits.
L'exilé doit être capable de pénétrer le sens caché de ses errances et de les comprendre comme autant d'épreuves initiatiques qui le ramènent vers le centre.
"L'autobiographie" montre comment il se fit qu'il modifia le cours entier de la pensée victorienne, non par un étalage claironnant de ses découvertes ni par un iconoclasme soudain, mais plutôt par la recherche de la perspicacité et de jugements soigneusement pesés ouvrant de vastes champs pour des recherches ultérieures.
Une larme la ramène,À la lumière des jours,Où l'homme instruit de ses peines,L'enfant qu'elle est pour toujours.
La vie, quelle que soit la valeur de ses manifestations, supplante à la longue les souvenirs.