La fille que j'épouserai aura un coeur si sage qu'au creux de ses yeux mon coeur voudra s'attarder. La fille qui sera à moi aura la peau si douce et tendre, et quand viendra le mois de décembre, sa peau sera mon vin.
D'une femme généreuse, la gloire de ses amis l'illumine.
Barbare ou civilisé, l'homme n'a jamais su ni façonner le monde à la mesure de son coeur, ni façonner ce coeur à la mesure de ses désirs.
Quelles idées abjectes et ridicules doivent avoir de leur Dieu des insensés qui croient qu'il s'irrite de la qualité de mets qui entrent dans l'estomac de ses créatures !
Le zèbre est ainsi dénommé, non pas à cause de sa rapidité mais à raison de ses zébrures.
Nulle solitude n'est plus grande que celle, peuplée hier, qui s'offre aujourd'hui vidée de ses présences.
Le monde change, bien sûr, mais un de ses traits ne varie pas: tant qu'il y aura des hommes, ils aspireront à autre chose.
Quand on débarque dans la vie active, on se trimbale avec les bagages de ses parents. Et puis, on lâche les valises de son passé pour faire les siennes.
Personne n'est propriétaire du bonheur, on a parfois la chance d'avoir un bail, et d'en être locataire. Il faut être très régulier sur le paiement de ses loyers, on se fait exproprier très vite.
Qui est habile de ses mains ne meurt jamais de faim.
Fêtes nationales ?... Fêtes religieuses ?... Le peuple n'est pas toujours tellement regardant, quant à l'origine de ses joies. Pourvu qu'il s'amuse, il n'en demande pas davantage.
Il arrive qu'en refermant un ouvrage on se sente jaloux de ses futurs lecteurs, pour la simple raison que cette expérience leur reste à découvrir.
Le Petit Chose s'arrachant aux étreintes de ses amis franchit bravement la passerelle.
Nul n'est puni à cause de ses pensées.
C'est surtout ce qu'on ne comprend pas qu'on explique. L'esprit humain se venge de ses ignorances par ses erreurs.
Il faut douter de tout même de ses soupçons.
La République, mère symbolique, a le devoir de prendre soin de ses enfants les plus faibles.
Il y a quatre droits naturels que le prince est obligé de conserver à chacun de ses sujets ; ils ne les tiennent que de Dieu et ils sont antérieurs à toute loi politique et civile : la vie, l'honneur, la liberté et la propriété.
La modestie doit être la réaction naturelle de l'homme qui reçoit les acclamations que lui ont valu le sang versé par ses subordonnés et le sacrifice de ses amis.
Un homme est toujours la proie de ses vérités.
Aucun peuple n'a fait meilleur usage de ses cinq sens que les enfants de l'état sauvage.
On fuit plutôt les moeurs corrompues de son siècle que les bons exemples de ses aïeuls.
On juge quelqu'un par le bruit de ses pas : seul résonne le pas de celui qui est suivi.
La richesse, le confort et, accessoirement, l'ineptie d'une nation se mesurent aux sujets de préoccupation de ses élites.
Une nation est une société unie par des illusions sur ses ancêtres, et par la haine commune de ses voisins.
Un homme seul ne peut rien, il lui faut l'appui de ses semblables pour arriver là où il doit aller.
La tâche principale de l'homme dans la vie est de se donner naissance à lui-même, de devenir ce qu'il est potentiellement. Le produit le plus important de ses efforts est sa propre personnalité.
Une femme disait à un de ses amis pour s'excuser de ses amants : Qu'est-ce que vous voulez que je fasse quand il pleut et que je m'ennuie ?
Affreuse condition de l'homme ! Il n'y a pas un de ses bonheurs qui ne vienne d'une ignorance quelconque.
La pureté des intentions d'un auteur est à rechercher dans la noirceur de ses brouillons.
D'où vient à l'homme la plus durable des jouissances de son coeur, cette volupté de la mélancolie, ce charme plein de secrets, qui le fait vivre de ses douleurs et s'aimer encore dans le sentiment de sa ruine ?
Un acte de vertu, un sacrifice ou de ses intérêts ou de soi-même, est le besoin d'une âme noble, l'amour-propre d'un coeur généreux, est, en quelque sorte, l'égoïsme d'un grand caractère.
Plus vieillira l'humanité, plus elle aura besoin de ses vieillards.
- Personne ne reste totalement immobile pendant une IRM. - Ah oui c'est vrai il était un peu fatigué alors il a fait bouger l'un de ses hémisphères cérébraux dans une position plus confortable !
Pauvre. Individu qui avait mis sa confiance dans le soutien de ses amis.
Le XXème siècle est la peau de chagrin de l'homme occidental qui aura vu rétrécir son empire terrestre et familial au rythme de ses désirs d'universalité.
C'est un des problèmes les plus poignants d'une guerre, de choisir par avance lesquels de ses défenseurs-nés une nation doit offrir les premiers au sacrifice.
L'arbre qui fait sa fleur doit être défendu,mais l'arbre couvert de ses fruits,qu'on y aille sans se gêner avec lui.
Quand le salarié substitue des plaisirs dégradants à des travaux dégradants, qu'il s'évade de ses obligations pour se jeter à corps perdu dans la vitesse, le bruit, les distractions grossières, il dépose trop volontiers son bilan d'homme.
On ne se souvient que de ses folies. Tout le reste n'est que du remplissage.
Un homme, par la réputation dont il jouit, donne plus souvent la mesure de ses partisans que la sienne.
Aucun pays ne pourra jamais vraiment s'épanouir s'il étouffe le potentiel de ses femmes et se prive des contributions de la moitié de ses citoyens.
Je considère que je comprends une équation lorsque je peux prédire les propriétés de ses solutions, sans pour autant la résoudre.
Le monde politique, à l'instar de la forêt tropicale, se nourrit de ses propres déchets.
Souvent femme varie et c'est là une de ses grandes qualités. Cela évite à l'homme d'avoir recours à la polygamie. Tant que vous aurez une femme, vous serez sûrs d'avoir tout un harem.
Un grand auteur est celui dont on entend et reconnaît la voix dès qu'on ouvre l'un de ses livres. Il a réussi à fondre la parole et l'écriture.
On peut dire schématiquement que le monde ne dort plus. ; l'une de ses moitiés tenue éveillée par la faim, et l'autre par la peur des affamés.
Un artiste ne peint jamais la vie tout à fait telle qu'elle est. Il la colore de sa personnalité et de ses désirs.
On est dédommagé de la perte de son innocence par celle de ses préjugés.
J'aime votre patrie au ciel toujours pur - Paradis qui se berce entre les flots d'azur - Où le soleil brûlant, comme un phare féerique - Couvre de ses rayons le sol de l'Amérique [...]