Politiciens, demandez conseil aux gastro-entérologues : que peut-on encore faire avaler aux citoyens ?
Malheur aux souverains vivants à qui on rend l'hommage dû aux morts.
La vie prend aux hommes beaucoup trop de temps.
Et si nous n'étions rien de plus que le souvenir de quelqu'un ?
L'opinion publique devrait être alertée sur son inexistence.
Faites confiance à l'intelligence des hommes, il y a beaucoup de choses qu'ils n'arrivent pas à comprendre.
Même un tyran ne bénéficie pas de la liberté d'opinion.
Il est parfois plus facile de donner un prix que de donner raison.
La victoire du socialisme ne descendra pas comme le destin du ciel.
L'homme n'est jamais toujours heureux et très souvent, il ne lui est accordé qu'une brève période de bonheur dans ce monde; alors pourquoi échapper à ce rêve qui ne peut durer longtemps ?
L'esclavage a ses bons côtés. Le tyran ne peut affirmer qu'il règne en maître sur des hommes libres.
La morale est une question soit de convention, soit de prix à payer tout de suite.
La faiblesse personnelle est aussi dangereuse que la violence d'autrui.
Même le pendule va avec son temps.
Si l'homme n'était pas condamné à vivre dans le monde, je doute beaucoup qu'il s'intéresserait à la politique.
Nos jours sont comptés : par des statisticiens.
Rien n'importe tant que de conserver sa réputation ; une fois flétrie, elle ne se retrouve jamais.
Les anges ont eux aussi leurs diables, et les diables leurs anges.
L'art doit-il être compréhensible ? Oui, mais seulement pour ses destinataires.
Serait-ce donc en vérité un miracle ? Les hommes idolâtrés comme des dieux perdent effectivement leurs traits humains au fil des jours.
L'éternité ? Une unité de temps.
Un véritable ennemi des hommes ne les fuit pas.
Quelqu'inutile que soit une chose dont ou pourrait se passer, elle devient nécessaire par l'habitude.
Mozart englobe tout le domaine de la création musicale.
Quand les idées ne savent où se loger, elles trouvent toujours refuge en l'homme.
Il est difficile, en lisant en soi-même, de voir son propre analphabétisme.
Perdent le plus souvent la liberté ceux qui la désirent ardemment.
En général, ce qui s'est consumé en nous continue de nous noircir.
N'oublie pas que si ta position est indéfendable, tu peux toujours la conquérir.
Je suis un révolutionnaire, l'argent ne signifie rien pour moi.
Les hommes ont des réflexes tardifs : ils ne comprennent en général qu'au cours des générations suivantes.
Tous les pasteurs n'emmènent pas leur brebis paître vers les sommets de l'esprit.
On peut oublier les offenses, mais on perd rarement le souvenir d'avoir été offensé.
Combien d'hommes voyagent au-delà de leurs propres horizons ?
L'histoire : une collection de faits qui n'étaient pas obligés de se produire.
Je ne sais pas comment ça se passe, mais les Allemands sont émerveillés devant moi et je suis émerveillé devant eux pour trouver de quoi émerveiller.
Dialoguer avec le monde ? Oui, mais sans table d'écoute !
La vie n'a qu'un temps, la mort a des siècles.
Comme pour l'esprit rien n'est trop grand, pour la bonté rien n'est trop petit.
Les montagnes elles aussi sont séparées par des gouffres.
La diversité des humeurs et l'union des esprits composent une agréable société.
Certains mots sont si grands et si vides qu'on peut y garder captives des nations entières.
Les ouvrages ont parfois le choix : devenir ou une oeuvre d'auteur ou une oeuvre d'art.
L'homme aime rire. Des autres.
Ils veulent que je donne un autre concert, mais je n'ai aucune envie de le faire. Vous ne pouvez pas imaginer ce que représente pour moi une torture trois jours avant une comparution publique.
La première condition de l'immortalité est la mort.
Si vous détruisez les statues, préservez les socles. Ils peuvent toujours servir.
Le néant, lui aussi, connaît ses propres drames.
Même les gens impartiaux ne sont pas impartiaux. Ils sont pour la justice.
Les pensées, comme les puces, sautent d'un être humain à l'autre. Mais elles ne les piquent pas tous.