Tenez dans la vie un seul monologue mais mettez l'accent sur un mot sans cesse différent.
La perfection est impossible à atteindre ? Il y en a pourtant qui la détruisent.
Au commencement il y avait le Verbe et à la fin le bla-bla-bla.
Sois altruiste, respecte l'égoïsme des autres !
A-t-on le droit de s'écarter de la vérité ? Oui, si c'est pour la devancer.
La foi aveugle regarde de travers.
Ce n'est qu'une fois transposée en action qu'on voit ce qu'une mise en scène peut faire d'une idée.
La diffusion de la méconnaissance du monde doit être élaborée, elle aussi, de manière scientifique.
Les bêtises d'une époque donnée sont pour la science des époques suivantes aussi précieuses que sa sagesse.
S'éteint de lui-même ce qui n'a en lui aucune étincelle.
Tout a déjà été écrit, heureusement que tout n'a pas encore été pensé.
Il est un système dont nous ne parviendrons pas à sortir avant longtemps : le solaire.
Si la justice ne se vend pas, elle coûte cher, et il faut être bien riche pour obtenir gain de cause.
On apprend par l'étude ce qu'on veut savoir; mais ce n'est que par la pratique de la science que l'on sait ce qu'on a appris.
J'aime mieux un vice décidé, qu'une vertu équivoque; je sais du moins à quoi m'en tenir.
Le monde ne peut jamais pardonner à ceux qui ne sont coupables de rien.
La permissivité ne fait pas le bonheur.
Rien ne se perd dans la nature, hormis les espoirs réalisés.
Le mensonge ne diffère en rien de la vérité, sauf que ce n'est pas la vérité.
Quand les citoyens tremblent, les fondements de l'état peuvent se fissurer.
Ce n'est pas le gouffre qui sépare, mais la différence de niveau.
Rien n'est plus propre à faire échouer l'artifice et la finesse que la candeur et la simplicité.
Pour faire bon usage de la vie, il faut avoir dans la jeunesse l'expérience des années avancées, et dans la vieillesse la vigueur de la jeunesse.
La présomption ne doit jamais nous faire négliger ce qui nous paraît facile, ni le désespoir nous faire perdre courage à la vue des difficultés.
Quel est le destin de l'homme ? Etre un homme.
L'action poursuit la pensée. Malheur si elle la rattrape.
Je suis parfois tenté par le diable de croire en Dieu.
Tout est illusion. La phrase précédente aussi, bien entendu.
Le clergé, tout autant que la classe capitaliste, vit sur le dos du peuple, profite de la dégradation, de l'ignorance et de l'oppression du peuple.
On peut vénérer Dieu profondément et ne pas croire à son existence.
Même pour applaudir à quelque chose, il faut avoir le sens de la mesure.
Certains devraient vivre une deuxième fois, comme récompense ; d'autres, comme châtiment.
Si nous ne pouvons empêcher les jeunes gens d'être étourdis, souvenons-nous qu'ils ont peu de temps à l'être.
Je ne suis pas apte à donner des concerts. Le public m'intimide, je me sens étouffé par son souffle, paralysé par ses regards curieux, rendu muet par tous ces visages étranges.
Comment juger un état avec le plus de justesse possible ? Tout simplement : d'après son système judiciaire.
Chaque siècle a son moyen âge.
Lorsqu'on crie : "Vive le progrès !", demande toujours : "Le progrès de quoi ?"
Le beau n'est jamais inutile, il existe ne serait-ce que pour qu'on le haïsse.
Une attitude rigide est parfois signe de paralysie.
Nous payons de notre vie ou de notre mort : un prêté pour un rendu.
Règle d'optique : tout semble plus grand de loin.
La stupidité est mère du crime. Mais les pères sont très souvent des génies.
Imitons les apparences avec de la réalité !
L'homme a encore cette supériorité sur la machine qu'il sait se vendre lui-même.
Celui qui est affamé de gloire n'hésite pas à dévorer aussi l'homme qui est en lui.
Ah, s'il se trouvait un Dieu pour déclarer : "Croyez-moi !" et non pas : "Croyez en moi !".
Conseil aux écrivains : à un moment donné, il faut cesser d'écrire. Même avant d'avoir commencé.
L'homme est toujours le même : les systèmes qu'il crée sont toujours imparfaits, et d'autant plus imparfaits qu'il est sûr de lui.
Ce n'est qu'en se dépassant que l'homme est pleinement humain.
Même les nénuphars tremblent à l'idée qu'on puisse assainir le fond du marécage.