Un vrai ennemi ne te laissera jamais tomber.
Il y a des époques où, sur son lit de mort, le philosophe peut déclarer : "Heureusement que j'ai été incompris !"
Les secrets ne sont pas obligés de se cacher.
L'artiste romantique doit se transcender. Il lui faut être plus qu'un créateur. Il lui faut être la conscience de la nation, un prophète, une institution sociale.
Quand la souffrance est insoutenable, il est doux d'espérer la mort.
Des actes qui n'ont pas eu lieu entraînent souvent une absence catastrophique de conséquences.
C'est justement le perpétuel manque d'harmonie en l'homme qui crée une harmonie sans cesse nouvelle.
C'est tout un art que de vendre en n'ayant rien à vendre.
Qui a jamais demandé à la thèse et à l'antithèse si elles étaient d'accord pour devenir synthèse ?
L'homme a découvert les outils de façon successive. Mais, depuis les temps les plus reculés, l'homme a toujours été un outil pour l'homme.
Le premier homme ne se sentait pas seul puisqu'il ne savait pas compter.
Si vous aimez la vie, elle vous aimera en retour.
Est-ce qu'un matador se dit parfois dans l'arène qu'il est en train de se battre contre un boeuf strogonoff ou contre des roulades ?
Les fleurs sur la tombe d'un ennemi ont un parfum enivrant.
La gaieté est la santé de l'âme, la tristesse en est le poison.
Contempler le monde ne coûte rien. Ce qu'il faut payer ensuite, ce sont les commentaires.
Ne demande pas à Dieu la route qui mène au ciel : il risque de t'indiquer la plus difficile.
De quelles souffrances l'humanité n'est-elle pas affligée parce qu'elle ne sait pas se réconcilier !
La liberté, c'est toujours la liberté de l'autre.
Il y a des sadiques scientifiques qui se dépêchent pour traquer les erreurs au lieu d'établir la vérité.
La sagesse devrait se trouver en abondance ; qui, en effet, l'utilise ?
La voix de l'homme est bien incapable d'offrir autre chose que des perspectives terrestres.
La bêtise ne dépasse jamais les bornes, où qu'elle pose le pied, là est son territoire.
Avec les rêves aussi on peut faire des confitures. Il suffit d'ajouter des fruits et du sucre.
La pensée est immortelle, à condition qu'on la fasse perpétuellement renaître.
A-t-on le droit de se considérer comme l'auteur de pensées qu'on n'a pas souhaitées ?
Souviens-toi de ne jamais trahir la vérité ! Trahis certaines vérités !
Les concerts ne sont jamais de la vraie musique, vous devez renoncer à y entendre toutes les plus belles choses de l'art.
Pour connaître la chance, il ne manque vraiment à certains qu'un peu de chance.
L'art a-t-il le droit de n'être qu'une hypothèse quand, tout autour, les évidences crèvent les yeux ?
Prends garde aux éphémères, leur temps est compté.
Dommage qu'on ne puisse trouver le bonheur sur la route qui mène à lui.
La censure intérieure de l'homme est impitoyable : nous ne connaissons même pas les pensées que nous ne voulons pas enfanter.
Je crois que la vie est plus intelligente que la littérature.
Entre un amour et le suivant, il faut par décence, passer par une période de quarantaine avec un troisième.
La plupart des hommes font du bonheur une condition. Mais le bonheur ne se rencontre que lorsqu'on ne pose pas de condition.
Aucune réforme de calendrier n'abrégera la durée de la grossesse.
En sciences, nous devons être intéressés aux choses, pas aux personnes.
L'analphabétisme d'autrui, lui aussi, empêche d'écrire.
Derrière tout créateur devrait se tenir quelqu'un. Le mieux : que ce soit lui-même.
La vérité triomphe parfois, quand elle cesse de l'être.
Les valeurs éternelles n'ont malheureusement pas de date limite de réalisation.
De quoi tu es né dépend de la génétique ; à quoi tu retourneras, de la politique.
L'égalité des droits, quand le droit est bafoué, c'est toujours bon à prendre !
Combien il doit être difficile de mourir n'importe où sauf dans son lieu de naissance.
Un chef-d'oeuvre ne lèche pas la main de son créateur.
La vie oblige l'homme à faire de nombreuses actions bénévoles.
Qu'est-ce que donc que le chaos ? C'est l'ordre qui a été bouleversé lors de la création du monde.
On n'arrive pas à croire que le mensonge existait déjà avant l'invention de l'imprimerie.
Si ce qui bat en nous était vraiment notre coeur, il ne mourrait pas pour nous abattre du même coup.