La langue française est langue d'Etat, la seule propre aux grandes affaires.
Il y a des gens qui n'ont que la façade... L'entrée sent le palais, et le logement la cabane.
Le mépris est la forme la plus subtile de la vengeance.
Il y a trois sortes d'ingrats : ceux qui oublient le bienfait, ceux qui le font payer, et ceux qui s'en vengent.
Donnez-moi un musée et je le remplirai.
L'architecture est le premier des arts plastiques, la sculpture et la peinture procèdent d'elle.
Aimer vraiment c'est aimer en silence, avec des actes et non des mots.
La poésie est la rencontre de deux mots que personne n'aurait pu imaginer ensemble.
L'Assomption est le point culminant de la volonté de puissance féminine nietzschéenne, la super-femme qui monte au ciel par l force virile de ses propres anti-protons !
Dans la Sagrada Familia, tout est providentiel.
Celui qui sait déguster ne boit plus jamais de vin, mais il goûte ses suaves secrets.
Plus je me remémore, plus le vécu d'autrefois s'enrichit et se diversifie, comme si la mémoire ne s'épuisait pas.
Je respecte la foi des gens, mais je ne respecte pas leur manipulation de cette foi afin de créer la peur et le contrôle.
Le snobisme consiste à pouvoir se placer toujours dans les endroits où les autres n'ont pas accès.
Dans chaque être humain vit une colonie entière.
Il n'y a point de désert si affreux que de vivre sans amis.
Pourquoi je suis communiste ? C'est bien simple : je possède un milliard et je veux le garder.
Les riches héritent, les pauvres n'ont pas de parents.
Rien n'est art s'il ne vient pas de la nature.
Nos morts continuent de vieillir avec nous.
Dominer le langage, c'est apprendre à penser, et de surcroît, c'est une manière de développer la sensibilité, l'imagination, l'esprit critique.
Il n'y a pas d'amour perdu.
Rien n'est inventé, car c'est d'abord écrit dans la nature.
Les sanglantes osmoses du rêve et de l'amour occupent entièrement la vie de l'homme.
Le métier, c'est ce qui ne s'apprend pas.
Un coup de bâton reçu dans le dos, ce n'est qu'une offense ; un coup de bâton reçu par-devant, c'est un affront.
Il faut parfois une grande intelligence pour ne pas comprendre.
La peinture doit être fertile. elle doit donner naissance à un monde, Elle doit fertiliser l'imagination.
Les ordinateurs sont inutiles. Ils ne savent que donner des réponses.
Tout a son endroit et son envers. La meilleure chose blesse si on la prend à contresens ; au contraire, la plus incommode accommode si elle est prise par le manche.
Tel va chercher de la laine qui revient tondu.
Le miel n'est pas fait pour la bouche de l'âne.
Assieds-toi à ta place, et l'on ne te fera pas lever.
Je mets dans mes tableaux tout ce que j'aime. Tant pis pour les choses, elles n'ont qu'à s'arranger entre elles.
Pour atteindre la vérité, il faut perdre du temps et cesser de travailler.
Défie-toi du boeuf par devant, de la mule par derrière, et du moine de tous les côtés.
L'amour est le désespoir résigné.
Tenir une femme par sa parole, c'est tenir une anguille par la queue.
Les montres molles ne sont rien d'autre que le camembert paranoïque-critique, tendre, extravagant, solitaire du temps et de l'espace.
La ligne droite appartient à l'Homme. La ligne courbe appartient à Dieu.
Mieux vaut souffrir Dieu que faire des miracles.
Le moyen audiovisuel apporte des connaissances, des informations, de la distraction mais pas cette créativité critique et cette troublante inquiétude que donne la littérature.
Si nous ne voulons pas être une société de moutons domesticables et manipulables par toutes les formes de pouvoir, y compris celui de la science, il faut défendre la littérature.
Un simple trait peint au pinceau peut mener à la liberté et au bonheur.
La terre est le probable paradis perdu.
Je suis une bonne personne, mais avec de nombreux défauts.
Hollywood n'est rien d'autre qu'une gigantesque partie de poker où chacun détient à tour de rôle le pouvoir de dire non.
Il arrive qu'au milieu des exercices spirituels s'élèvent des mouvements de sensualité...
Le soleil change souvent d'horizon et de théâtre, afin que la privation le fasse désirer quand il se couche, et que la nouveauté le fasse admirer quand il se lève.
La littérature reste une des meilleures garanties pour espérer une sorte de progrès dans nos sociétés hypertechniques.