La peinture est la face visible de l'iceberg de ma pensée.
Dormir est une façon de mourir ou tout au moins de mourir à la réalité, mieux encore, c'est la mort de la réalité.
L'espoir d'un prochain héritage suffit pour adoucir, dans le coeur du légataire, le sentiment du regret que devrait y laisser la perte du défunt.
Le chemin se construit en marchant.
Peinture et poésie se font comme on fait l'amour : un échange de sang, une étreinte totale, sans aucune prudence, sans nulle protection. Le grand saut, à chaque fois.
L'homme propose et Dieu dispose ; et Dieu, qui sait le mieux, sait ce qui convient bien à chacun ; tel le temps, telle la conduite...
Mieux vaut être fou avec tous que sage tout seul.
La technique la plus parfaite est celle que l'on ne remarque pas.
Se taire et brûler de l'intérieur est la pire des punitions qu'on puisse s'infliger.
L'imagination porte bien plus loin que la vue.
Il n'y a pas de lignes droites ou d'angles vifs dans la nature. Par conséquent, les bâtiments ne doivent pas avoir de lignes droites ni d'angles vifs.
La vérité arrive toujours la dernière, et fort tard, parce qu'elle a pour guide un boiteux, qui est le temps.
L'ennui fait le fond de la vie, c'est l'ennui qui a inventé les jeux, les distractions, les romans et l'amour.
L'amour est une ortie qu'il faut moissonner chaque instant si l'on veut faire la sieste étendu à son ombre.
Celui qui danse chemine sur l'eau et à l'intérieur d'une flamme.
Toutes les choses ont leur mystère, et la poésie, c'est le mystère de toutes les choses.
Rien n'est plus naturel que d'aimer son pays, mais pourquoi notre amour connaît-il des frontières ?
Il n'y a rien de mieux qu'un roman, pour faire comprendre que la réalité est mal faite, qu'elle n'est pas suffisante pour satisfaire les désirs, les appétits, les rêves humains.
Il faut donner du temps au temps.
Il n'y a point de souvenir que le temps n'efface, ni de douleur dont la mort ne vienne à bout.
La chance de la littérature, c'est d'être associée aux destins de la liberté dans le monde : elle reste une forme fondamentale de contestation et de critique de l'existence.
Il faut avoir la bouche toujours pleine de sucre pour confire les paroles, car alors les ennemis même y prennent goût.
On met longtemps à devenir jeune.
L'amour, ça commence par la tête, et ça finit par trois petites gouttes dans le tuyau du pipi.
La mémoire est à la base de la personnalité individuelle, comme la tradition est à la base de la personnalité collective.
Veillez sur votre bonne réputation : ne la laissez ni noircir par des propos malséants, ni déchirer par des jugements défavorables.
Qui voit la figure humaine correctement : le photographe, le miroir ou le peintre ?
L'imagination introduit l'étrange dans la quotidien, le rêve dans la réalité, l'inattendu dans l'évidence, la vie dans le théâtre.
C'est dangereux le succès. On commence à se copier soi-même et se copier soi-même est plus dangereux que de copier les autres... c'est stérile.
Les autres parlent, moi je travaille.
La jeunesse est la période où l'on se déguise, où l'on cache sa personnalité. C'est une période de mensonges sincères.
La révolution russe, c'est la révolution française qui arrive en retard, à cause du froid.
Se retirer n'est pas fuir.
Dis-moi qui tu hantes, et je te dirai qui tu es.
La critique est une chose sublime. Elle est digne seulement des génies.
Rien ne peut être fait sans la solitude.
Ce qui est important, ce n'est pas de finir une oeuvre, mais d'entrevoir qu'elle permette un jour de commencer quelque chose.
Que personne ne dise : Fontaine, je ne boirai pas de ton eau.
L'art peut mourir, une peinture peut disparaître. Ce qui compte, c'est la graine.
Si par hasard tu fais incliner la balance de la justice, que ce ne soit jamais sous le poids d'un cadeau, mais sous celui de la miséricorde.
Ne t'occupe pas d'être moderne. C'est l'unique chose que malheureusement, quoi que tu fasses, tu ne pourras pas éviter d'être.
On n'apprend pas à dominer le monde à travers la biologie ou les mathématiques, mais en lisant les poètes, les romanciers, les dramaturges, les essayistes.
Je ne peins pas ce que je vois, je peins ce que je pense.
Aucun désir n'est coupable, il y a faute uniquement dans leur refoulement.
Un tableau ne vit que par celui qui le regarde.
Le travail est nécessaire pour l'homme. Il en a inventé le réveil-matin.
Mes parents sont responsables des deux choses que j'aime le plus faire - la conduite et les tours de magie. Ils m'ont acheté mon premier kart et un kit de magicien.
Parler sans penser, c'est tirer sans viser.
Chercher ne signifie rien en peinture. Ce qui compte, c'est trouver.
Pour apprendre quelque chose aux gens, il faut mélanger ce qu'ils connaissent avec ce qu'ils ignorent.