Un tableau ne vit que par celui qui le regarde.
Chaque homme meurt. Mais tout homme ne vit pas vraiment.
L'amitié vit de silence, l'amour en meurt.
L'homme bien élevé vit chez sa maîtresse et meurt chez sa femme.
Ne plus écouter les conneries des semeurs de désespoir.
Que sait du désert celui qui ne regarde qu'un grain de sable ?
Ce soir, pour la première fois depuis au moins un an, je regarde le ciel étoilé. Je le trouve petit.
Je ne regarde jamais derrière moi. Non pas que j'oublie, mais c'est un autre temps.
Ce n'est pas la réflexion de l'artiste qui importe, mais celle de l'autre. Le peintre n'a qu'une vision des choses. Le tableau prend forme avec le spectateur.
Il nous faut vraiment considérer les professeurs, leur métier comme un métier essentiel.
L'homme ne vit pas du nom, mais du travail.
Le musée est un des lieux qui donnent la plus haute idée de l'homme.
- Parce que c'est ce que font les gens. Ils se jettent. En priant le ciel de les faire voler. Vu que sans un miracle on est sûr de se ramasser en beauté. Alors on se demande, tout le temps [...] â–º Lire la suite
Nous devons envisager en face le fait que la société est fondée sur l'intolérance.
La vie n'a pas de sens, seule chaque vie individuelle a un sens, donné par celui qui vit cette vie. L'individu trace son trait et disparaît.
L'éloquence est une peinture de la pensée ; ceux qui après avoir peint, ajoutent encore, font un tableau au lieu d'un portrait.
Une aveugle n'a pas douze ans, elle n'a pas dix-huit ou mille ans. Elle vit dans un monde où les instants sont chargés d'éternité.
- Donne moi un paquet d'red appels... [Vincent le regarde fixement] Qu'est-ce qu'y a, tu veux ma photo ? - T'es pas mon genre tocard !
Le racisme est une chose que je ne peux pas comprendre ! Je trouve monstrueux de considérer qu'il y a des êtres qui sont inférieurs, simplement parce qu'ils ne sont pas comme nous. Ils ont déjà ce handicap !
Si le juste vit de sa foi, un philosophe doit vivre aussi de la sienne ; c'est à dire qu'il ne doit point faire dépendre de ce que penseront les autres hommes ce qu'il doit juger des choses. Il doit examiner profondément les objets.
La nature, qui ne nous a donné qu'un seul organe pour la parole, nous en a donné deux pour l'ouïe, afin de nous apprendre qu'il faut plus écouter que parler.
Je ne mâche du chewing-gum que dans deux cas de figure : quand je regarde un match qui concerne l'OM (à cause des nerfs) et quand je lis l'Équipe (toujours à cause des nerfs).
Dans chaque être humain vit une colonie entière.
La terre entière, continuellement imbibée de sang, n'est qu'un autel immense où tout ce qui vit doit être immolé sans fin, sans mesure, sans relâche, jusqu'à la consommation des choses, jusqu'à l'extinction du mal, jusqu'à la mort de la mort.
Sans liberté, pas d'art; l'art ne vit que des contraintes qu'il s'impose et meurt de tous les autres.
Le vrai bourgeois, c'est-à-dire, dans un sens moderne et aussi général que possible, l'homme qui ne fait aucun usage de la faculté de penser et qui vit ou parait vivre sans avoir été sollicité, un seul jour, par le besoin de comprendre quoi que ce soit...
Pour un enfant tout est signifiant langage, ce qui se passe autour de lui et qu'il observe. Et il réfléchit dessus. Et un enfant réfléchit et écoute d'autant mieux qu'il ne regarde pas la personne qui parle.
J'ai été en guerre depuis le début. Je n'ai jamais regardé en arrière auparavant. Je n'ai jamais eu le temps et cela a toujours semblé si dangereux. Regarder en arrière, c'est se détendre.
L'amitié vit de sûreté, de discrétion et de finesse ; l'amour vit de force, de plaisir et de terreur.
Une chère amie peintre qui, avant de se suicider, m'a beaucoup appris sur la création, me répétait: " On se donne autant de mal pour un mauvais tableau que pour un bon ! "
On meurt seul. On vit seul. On rêve à une vie partagée. Le rêve est bon à cela. Lui seul.