Croyons-nous pour autant que l'anarchisme triomphera comme force révolutionnaire et bâtira la société rêvée par Proudhon et ses disciples ? Non. Nous sommes plus près de croire avec Rudigès que la vocation de l'anarchisme est à la fois plus profonde et plus durable : « La défense de l'homme, de sa personnalité, maintenant, demain et toujours, et dans toutes les formes de société imaginables. » Jamais la tâche ne sera achevée, la tâche de l'anarchisme, c'est de défendre l'individu de son annulation dans la communauté mais en sachant que la tension subsistera toujours.