Mon pays, les États-Unis de l'Amérique, s'est bâti sur le plus gros génocide dans l'histoire de le monde : le massacre de les indiens de l'Amérique. Après, nous font le deuxième génocide dans le monde : l'esclavage pour le noir (nigger, nègre, nez). Nous sommes la seul pays dans le monde qui a jeté le bombe atomique sur des civils (sushi man). Nous sommes le pays de le mensonge : toujours nous mentir. Je été élù (fucking langage) en trafiquant le vote électronique. J'ai montré à Nicolas Sarkozy comment faire. Nous avons organisé le attentat de le 11 septembre pour justifier dans le monde le pétrole c'est pour nous.
Acteur, Antisioniste, Artiste, Comique, Homme politique (1966 - )
Sens de la citation
Cette citation, attribuée à l'humoriste français Dieudonné, présente une critique acerbe et polémique de l'histoire et de la politique des États-Unis d'Amérique. Elle dénonce une série d'actions considérées par l'auteur comme des crimes majeurs :
- Le génocide des Amérindiens (les "indiens de l'Amérique").
- Le second génocide par l'esclavage des Noirs (utilisant des termes racistes et dégradants : "nigger, nègre, nez").
- L'utilisation de la bombe atomique sur des populations civiles japonaises ("sushi man").
- L'image d'un pays fondé sur le mensonge et la fraude électorale (trafic du "vote électronique").
- L'idée d'une conspiration concernant les attentats du 11 septembre 2001, organisés pour justifier la mainmise sur le pétrole.
Interprétations possibles
L'internaute peut interpréter cette citation de plusieurs façons :
- Comme une dénonciation radicale : Elle peut être vue comme une tentative de mettre en lumière les aspects les plus sombres de l'histoire américaine, souvent minimisés dans le discours dominant.
- Comme une provocation : Compte tenu du style et du vocabulaire utilisés, ainsi que de l'auteur, elle peut être interprétée comme un acte de provocation visant à choquer et à susciter le débat sur des sujets tabous.
- Comme une théorie conspirationniste : La partie concernant le 11 septembre et la fraude électorale relève clairement des théories du complot, ce qui peut influencer l'interprétation globale.
- Comme une expression de ressentiment anti-américain : La citation peut être lue comme une expression de fort rejet de la politique étrangère et de l'influence culturelle des États-Unis.
Application dans la vie quotidienne
Cette citation, de par son caractère extrême et controversé, n'a pas d'application directe dans la vie quotidienne, mais elle peut servir de point de départ pour une réflexion :
- Sur l'histoire : Incite à questionner les récits historiques officiels et à étudier les évènements passés avec un regard critique (génocides, esclavage, guerres).
- Sur les médias et la politique : Pousse à la vigilance face aux discours politiques, aux théories du complot et à l'influence des médias dans la construction de la vérité.
- Sur le langage : Montre l'impact des mots, notamment des termes racistes et péjoratifs (comme ceux utilisés dans la citation), dans la rhétorique et la propagande.
Critiques ou limites
Plusieurs critiques peuvent être adressées à cette citation :
- Inexactitude factuelle et exagération : Bien que les événements mentionnés (génocide amérindien, esclavage, bombes atomiques) soient des faits historiques tragiques, les qualifier de "plus gros génocide dans l'histoire du monde" ou de "deuxième génocide" est sujet à débat et peut être considéré comme une exagération rhétorique.
- Théories du complot non fondées : Les allégations de fraude électorale et d'organisation des attentats du 11 septembre par le gouvernement américain ne sont pas étayées par des preuves reconnues et sont largement réfutées.
- Usage de termes racistes : L'utilisation de vocabulaire péjoratif ("nigger", "nègre", "nez", "sushi man") est profondément choquante et inacceptable, et discrédite le fond du propos pour beaucoup.
- Simplification historique : La citation réduit l'histoire complexe des États-Unis à une série de crimes, ignorant d'autres aspects de son histoire et de sa culture.
Morale ou résumé à retenir
Le message essentiel à retenir de cette citation n'est pas tant sa véracité historique ou factuelle, mais le fait qu'elle incarne une forme de contestation radicale et outrancière de la puissance américaine. Elle rappelle que même les nations qui se présentent comme des modèles peuvent être confrontées à des critiques sévères concernant leur passé et leurs actions. Le point le plus important est d'analyser avec un esprit critique les affirmations extrêmes, de séparer les faits historiques avérés (génocide, esclavage) des allégations non prouvées (complot du 11 septembre, fraude électorale) et de rejeter l'usage de propos racistes.
Analyse du vocabulaire et du style
- Style : Le style est brut, direct, polémique et vulgaire. Il mélange des accusations historiques graves avec des allégations de conspiration et un langage familier ou ordurier ("fucking langage").
- Vocabulaire : Le vocabulaire est provocateur et offensant, utilisant des insultes racistes ("nigger", "nègre", "nez", "sushi man") qui révèlent un mépris pour les groupes ciblés et une recherche de l'effet choc.
- Erreurs grammaticales : La citation contient de nombreuses erreurs de français ("le plus gros génocide dans l'histoire de le monde", "le massacre de les indiens de l'Amérique", "nous font le deuxième génocide", "nous sommes la seul pays", "J'ai été élù", "le attentat de le 11 septembre"), qui peuvent être intentionnelles pour simuler un discours non policé ou simplement le reflet de l'auteur (ou de la traduction/transcription).
Lien avec d’autres pensées
Cette citation se relie à plusieurs courants de pensée, souvent marginaux ou controversés :
- Théories anticolonialistes ou tiers-mondistes : La dénonciation des crimes historiques (génocide, esclavage) et de l'impérialisme pétrolier américain fait écho aux critiques émises par ces courants.
- Antiaméricanisme : Elle s'inscrit dans un courant de pensée critique, parfois extrême, qui rejette la politique et l'influence des États-Unis.
- Théories du complot : L'allégation d'une auto-organisation du 11 septembre ("inside job") et de fraude électorale la place directement dans le champ des mouvements complotistes.
Origine de la citation
L'origine exacte de cette citation est difficile à vérifier précisément en dehors de son attribution à Dieudonné. Elle semble être une compilation ou une retranscription de propos tenus par Dieudonné lors d'un spectacle, d'une interview ou sur les réseaux sociaux. Étant donné le style et le contenu, elle est souvent associée à ses périodes de fortes controverses et de déclarations extrêmes. Elle circule principalement sur Internet, souvent dans le but de discréditer les États-Unis ou de propager les idées de l'humoriste.
Auteur de la citation
L'auteur clairement mentionné dans la retranscription est Dieudonné M'bala M'bala, un humoriste, acteur et militant politique français. Connu initialement pour ses sketchs en duo avec Élie Semoun, il a, au fil des années, adopté des positions politiques de plus en plus controversées, notamment en matière d'antisionisme, ce qui lui a valu de nombreuses condamnations pour incitation à la haine et diffamation.
Contexte historique ou culturel
Cette citation trouve son contexte :
- Historique : Dans la période post-11 septembre et post-guerre en Irak, marquée par une forte méfiance envers les États-Unis et une émergence des théories du complot remettant en cause la version officielle des attentats.
- Culturel : Elle est typique du style polémique et provocateur de Dieudonné, qui utilise l'outrance, le mélange des genres (humour, politique, histoire) et les sujets tabous pour créer le buzz et susciter l'adhésion de son public, souvent en marge des médias traditionnels. Elle reflète également un certain antiaméricanisme présent dans une partie de l'opinion publique française et européenne.