La poésie est une insurrection contre la société.
La partie n'est pas seulement dans le tout, le tout est aussi dans la partie. Ainsi l'Univers est en nous, la planète est en nous, la vie est en nous, l'espèce est en nous, la société est en nous, l'aventure humaine est en nous.
La notion essentielle d'une société capitaliste... est la coopération volontaire, l'échange volontaire. La notion essentielle d'une société socialiste est la force.
Aujourd'hui, un artiste doit se démerder seul face à une société qui lui est contraire.
Le théâtre est fait pour diviser, voire déranger.
La littérature est prostitution.
La société est trop axée sur les grands moyens de communication pour qu'il y ait encore des génies méconnus. On ne peut plus rester dans l'ombre quand on a quelque chose à dire.
Dès que nous naissons, nous pleurons d'être venus sur ce grand théâtre de fous.
Seul celui qui n'a pas besoin de la société est un bon compagnon.
Le théâtre vit d'idées élevées : c'est son gagne-pain.
Les oeuvres de civilisation ne naissent pas sans peine ; elles peuvent mourir bien plus soudainement qu'on ne pense.
Une société qui interdit à outrance pour protéger chacun contre soi est une société qui n'a pas une très grande idée de l'homme et qui tôt ou tard se demandera s'il ne faut pas penser à sa place.
Car la vie, j'en suis convaincu, est faite de poésie. La poésie n'est pas étrangère à la vie.
La littérature est une blessure par où jaillit l'indispensable divorce entre les mots et les choses. Par cette plaie, nous pouvons perdre tout notre sang.
C'est avoir fait un bien grand pas dans la sagesse que de ne pas avoir besoin de société le soir.
La science est grossière, la vie est subtile, et c'est pour corriger cette distance que la littérature nous importe.
Une langue contient non seulement une forme d'éducation, de culture, mais aussi des éléments constitutifs d'une société : gestion des émotions, code de politesse.
Le théâtre est, de toutes les expressions artistiques, celle qui trahit le moins son auteur.
Le monde est une pièce de théâtre ; il faut apprendre à jouer son rôle.
Le théâtre n'est pas chargé de représenter la psychologie, mais les passions, c'est tout autre chose.
Plus une société devient complexe, moins son fonctionnement est intuitivement intelligible.
Plus une société devient démente, plus le langage a pour charge de planquer cette démence derrière un lexique fréquentable.
Quand on est étudiant, on a des discussions élevées, on discute philosophie, poésie, littérature. La littérature la plus noble prenait sa source à l'université. Mais une autre voix répondait à la première : « Va d'abord torcher le tien, branleur ! »
La pitié est au coeur ce que la poésie est à l'imagination.
Toute grande littérature est l'une des deux histoires; un homme part en voyage ou un étranger vient en ville.
Quand vous êtes malheureux, on dirait que la société souhaite que vous le restiez. Définitivement.
Le danger pour l'homme est de vivre dans l'unique dessein de plaire à la société au point d'en perdre son entité.
Les composantes de la société ne sont pas les êtres humains, mais les relations qui existent entre eux.
L'amour est la grande victime de la société telle qu'elle est faite
Nous sommes plaisants de nous reposer dans la société de nos semblables : misérables comme nous, impuissants comme nous, ils ne nous aideront pas ; on mourra seul.
Le théâtre : c'est un domaine où les êtres et les choses touchent enfin à la liberté.