La poésie n'a jamais fini de s'inventer. C'est son signe d'éternité.
Le poète a inventé la nymphe mais la nature avait déjà créé l'océan, le nuage et la femme.
La ville écrase la forêt pour y installer son décor sans songer au bruit que ferait le chant de tous les oiseaux morts
La littérature est une machine à fabriquer des souvenirs et de la mort, une manufacture de testaments. Aucun roman n'a jamais fait de projet d'avenir.
Le chant des oiseaux m'exaspérait. Ces putains de piafs et la musique du bonheur! Je croyais encore que les autres étaient heureux. J'étais jaloux de leurs belles gueules. J'étais jaloux de la vie des autres. J'étais jaloux de la vie. [...] ► Lire la suite
La littérature n'est qu'une forme édulcorée de la confession.
On ne peut être poète sans quelque folie.
Le poète est en face du langage comme le peintre est en face de l'objet. Le langage devient sa matière première.
La littérature est une drogue dure.
Les masses affamées ne réclament qu'un seul poème : de la nourriture réconfortante. On ne doit pas la leur donner en aumône. Il faut qu'elles la gagnent à la sueur de leur front.