Le théâtre est une cérémonie dont l'objet est de revitaliser la communauté.
Le cirque est un petit bout d'arène close, propre à l'oubli.
En poésie nous avons des droits sur les paroles qui forment et défont l'Univers.
La beauté de la poésie est que la création transcende le poète.
La poésie est le journal d'un animal marin qui vit sur terre et qui voudrait voler.
On va au théâtre pour voir et savoir, pour sentir et ressentir. On se met en état d'attente, dans l'espoir d'attendre ou de comprendre quelque chose que l'on n'a pas su comprendre jusqu'alors.
Si la poésie se comprenait, elle deviendrait la philosophie et disparaîtrait.
Tout le monde connaît, au moins de réputation, le théâtre national de l'Opéra. J'ai eu le regret de constater qu'il n'avait pas changé : pour le passant mal prévenu, ça ressemble toujours à une gare de chemin de fer; une fois entré, c'est à s'y méprendre une salle de bains turcs.
J'ai un penchant naturel pour les mots et leur côté farce. J'en ai acquis une certaine technique, et ne sais m'empêcher de mettre cette farce à toutes les sauces. Ce n'est pas un métier, mais... ça sert d'os, et pour moi, c'est le squelette de toute expression du comique.
Le monde est un théâtre où les pires gens ont les meilleurs places.
Sur les planches, on est à poil, sans filet. C'est un peu les jeux du cirque !
Comme la magie, la poésie est noire ou blanche, selon qu'elle sert le sous-humain ou le surhumain.
Le théâtre n'est pas chargé de représenter la psychologie, mais les passions, c'est tout autre chose.
Le théâtre est l'exercice d'un métier, inaccessible à l'esprit, dans lequel on ne peut rien comprendre que dans l'épisodique, le fragmentaire, le momentané, car la loi est "l'explicable" et "l'inconnaissable".
Quelle belle école de l'hypocrisie et du mensonge que l'éducation religieuse !
Dans la vie comme au théâtre certaines fins ont une saveur douce amère surtout quand il est question d'amour.
Caramélite : religieuse qui voue une dévotion particulière aux sucreries.
Le théâtre partage ses limites avec la religion. La religion n'est que du théâtre qui veut être vrai.
Le théâtre peut beaucoup là où du moins il y a suffisamment de vie.
L'audace de l'espoir. Voilà le meilleur de l'esprit américain; avoir l'audace de croire, malgré toutes les indications contraires, que nous pouvions restaurer un sens de la communauté au sein d'une nation déchirée; l'audace de croire que malgré des revers personnels, [...] ► Lire la suite
La science décrit la nature, la poésie la peint et l'embellit.
L'atmosphère d'un roman, c'est aussi le décor dans lequel on en fait la lecture.
Même la mante religieuse est capable de se débarrasser de ses pinces quand elle n'arrive pas à se dégager.
Le théâtre est le désordre incarné et pour faire l'éloge du théâtre il faut commencer par faire l'éloge du désordre.
La poésie c'est le chant intérieur.
Foule : immense théâtre ambulant où chacun désespère d'obtenir un rôle qui lui permette d'en sortir.
L'effet de théâtre est de deux sortes : fusion des acteurs et fusion des spectateurs. La mise en scène peut opérer les deux.
J'ai une place dans la communauté de Broadway qui ne peut être gagnée.
La poésie est une religion sans espoir.
La distorsion de la forme sur le fond, voilà la vraie poésie !
Un jour, je suis allée écouter Édith Piaf. Elle chantait sur les boulevards, au Théâtre de l'ABC. Je me souviens d'être restée collée à mon siège. Sa voix m'avait fait pleurer et les yeux et le coeur.