Une femme a déjà perdu le monde. Rien ne serait plus sot de penser qu'une autre le sauverait.
Plus je vois les hommes, moins je les aime ; si je pouvais en dire autant des femmes, tout serait pour le mieux.
Il en faut des pauvres pour faire une vraie paroisse. Sans les pauvres, le banquet du ciel ne serait pas complet.
Si l'on avait commencé à compter les siècles depuis Eros ou Vénus, et bien on n'en serait pas là !
Si la science sans la religion était estimable, rien ne serait plus estimable que le démon.
Si Jupiter foudroyait tous les pécheurs, il serait bientôt à court de foudre.
Comme il faut de la vertu dans une république, et dans la monarchie de l'honneur, il faut de la crainte dans un gouvernement despotique ; la vertu n'y est point nécessaire et l'honneur y serait dangereux.
Dieu serait injuste si nous n'étions pas coupables.
Certaines rudesses de forme sont garanties de l'intégrité de la pensée. Il n'est qu'une façon de dire, et pourquoi serait-elle plaisante !
Je ne peux pas défendre devant mes concitoyens de toutes opinions l'idée que le président de la République française serait élu dans une élection de laquelle les principaux candidats seraient exclus.
Il vaut mieux que certains soient malheureux plutôt que personne ne soit heureux, ce qui serait le cas si l'égalité était générale.
La solitude serait un endroit idéal si on pouvait choisir les gens qu'on évite.
Je pensais que le cyber-espace ne serait là que dans cinquante ans. Mais ce qui était pour dans cinquante ans était déjà là... je n'en avais simplement pas conscience.
Aimer sans espoir, à blanc, ce serait parfait s'il ne fallait pas compter avec les intempéries de sa cervelle !
Il est heureux que la proportion de gens intelligents soit faible ; si tous l'étaient, rien ne serait possible.
Si l'oeil pouvait voir les démons qui peuplent l'univers, l'existence serait impossible.
La mort ne serait-elle pas tout simplement le passage d'un complexe dimensionnel à un autre ?
Vouloir tout voir et tout savoir sur chacun d'entre nous, c'est tenter de réaliser une véritable "police des images", qui serait à la paix ce que la "guerre des images" est déjà aux derniers conflits internationaux.
C'est comme d'être dans un train qui roule à 300 km/h. Ce serait vraiment, vraiment très chouette de descendre et de rester sur le quai une petite minute.
Il faut toujours prévoir l'histoire, ne serait-ce que pour pouvoir dire après : c'était inévitable.
Le centre n'est pas un point, sinon il serait facile de l'atteindre. Il n'est pas même la réduction d'un point à son infini...
En fait, si je dénonce, mon arme serait plutôt l'ironie.
La réalité, elle serait très bonne et très simple, si l'homme ne s'était pas mis en tête de vouloir expliquer ce qu'elle est.
Tout serait tellement plus facile, s'il n'y avait cette obligation d'expliquer, et l'expérience toujours renouvelée que rien ne s'explique, et pas même à soi.
Il est des gens qui crient très haut qu'ils n'ont jamais voulu se vendre ; c'est peut-être qu'on ne se serait jamais soucié de les acheter.
La vie serait bien plus simple si j'étais croyant, je me poserais moins de questions.
Etre vide, être nul serait tolérable si l'on n'en était pas conscient.
Quand même Dieu n'existerait pas, la religion serait encore sainte et divine.
On est si petit, le monde est si grand, que serait la vie sans votre maman.
Ah ! si tous les hommes étaient sages Et s'ils faisaient le bien La terre serait un paradis. Maintenant elle est souvent un enfer.
La vie serait plus intéressante avec un générique et des rires enregistrés.
Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.
L'abondance ne serait un progrès que si elle s'accompagnait de la diversité et de la qualité. Or les programmes tendent de plus en plus à se ressembler. Abondance est progressivement synonyme d'uniformité.
Comme il serait intéressant, ce fait divers où l'on voit trois personnes assassinées, si vous étiez du nombre, mon cher ami !
L'être humain se doit de vivre, ne serait-ce que par curiosité.
Jamais deux sans trois. Cela serait l'épitaphe de l'humanité, qui pourrait valoir aussi pour les guerres mondiales.
A égalité avec "millénaire" et "tendance", le mot "extrême" est le plus indigestiblement charrié de cette époque qui ne serait probablement pas aussi formidable si elle n'était d'abord la nôtre.
Ce qui est chouette dans le fait de ne pas avoir d'argent, c'est qu'on peut imaginer comme tout serait parfait si on en avait.
Dans certains théâtres d'essai, on serait tenté de prendre parfois la rampe de scène pour un garde-fou.
La fin suprême de la famille serait qu'entre les trois personnes il n'y eût plus ni sexe ni âge, que les fils fût le père de ses parents, l'époux de sa mère.
Si tout le monde était ambitieux, les danseurs s'ennuieraient moins et la danse serait plus belle.
La seule chose intelligente à faire serait d'abonder dans le sens du destin.
La lune serait habitée, on n'oserait plus bronzer à poil sur les balcons.
Les choses et les êtres que nous aimons sont pour nous une souffrance, ne serait-ce que par la crainte perpétuelle de les perdre.
En cette saison printanière de l'année, quand l'air est doux et plaisant, ce serait une injure à la nature et vraiment dommage de ne pas aller dehors voir sa magnificence et partager sa façon de relier le ciel et la terre.
Sans la pilule ça serait encore un gros péché de tringler hors des liens conjugaux.
Le seul moyen de ne détruire aucune parcelle de vie serait de ne pas exister, ce qui est tout de même gênant pour qui veut profiter de la vie.
Si nous envoyions au fond de la mer toute la médecine que nous utilisons, ce serait tant mieux pour nous et tant pis pour les poissons.
Un moyen de réduire les impôts serait d'organiser une élection chaque année, car il semble que l'année des élections il n'y ait jamais d'augmentation d'impôts.
Le bonheur sur terre ça serait de mourir avec plaisir, dans du plaisir... Le reste c'est rien du tout, c'est de la peur qu'on n'ose pas avouer, c'est de l'art.