La mise en scène est une naissance.
Qu'est-ce qu'une scène de ménage ? C'est le triomphe de la femme.
Une mise en scène n'est jamais neutre. Toujours, il s'agit d'un choix.
Il faut dire le film, il faut pas dire le texte. Le film appartient au metteur en scène, mais l'acteur, son rôle lui appartient.
Etre actrice, c'est être une interprète. Véhiculer des émotions, celles d'un personnage et celles d'un metteur en scène, tout en apportant du naturel et de la justesse.
Sur scène, je suis un artisan qui travaille un geste, une langue. Mes rôles au cinéma sont davantage dans l'économie de moyens, la rétention.
Le christianisme a enrichi la scène érotique du hors-d'oeuvre de la curiosité et l'a gâtée par l'entremets du remords.
Je vais employer un mot que je n'aime pas mais au théâtre quand je monte sur scène, c'est moi le patron ! Je choisis le volume de ma voix, j'applique le rythme et me place de la manière dont j'estime [...] ► Lire la suite
La mise en scène et la duperie sont des armes puissantes.
Se retrouver dans la lumière de la scène, comme traquée volontairement, est un bonheur auquel on ne renonce pas.
La première fois que j'ai joué sur scène, c'était presque le premier concert auquel je suis allé, donc c'était assez intéressant et un peu bizarre en même temps.
Il faut revenir au théâtre pour redevenir attentif à notre destin dans la langue et saisir le grand mouvement de nos vies, que la scène restitue et rend visible.
Je suis boulimique. Si j'arrête la scène, je meurs. Vous croyez que ça m'amuse de mourir? J'y pense depuis l'âge de 15 ans.
L'effet miroir est vécu par la personne qui désire toujours connaître comment il est perçu par les autres. Au lieu de se montrer critique, il émet des critiques, et se sent exposé à la critique comme sur une scène de théâtre.
La forme n'est souvent qu'une mise en scène qui déforme.
Les acteurs se fâchent avec leur metteur en scène quelquefois. Mais le temps guérit tout.
Il y a dans la mise en scène d'un bon repas autre chose que l'exercice d'un code mondain ; il rôde autour de la table une vague pulsion scopique : on regarde (on guette ?) sur l'autre les effets de la nourriture.
Ce qu'on fait sur scène est intransmissible. Les chanteurs n'ont pas d'héritiers.
La vraie différence entre la mise en scène et l'écriture, c'est que le metteur en scène imagine sur l'imagination d'autrui.
La scène n'est là que pour révéler le spectacle à lui-même.
Lorsqu'une scène est enveloppée de brume, elle semble plus grande, plus noble et renforce les pouvoirs imaginatifs des spectateurs, augmentant les attentes.
Je ne sais pas ce qui m'arrive sur scène. Quelque chose d'autre semble prendre le dessus.
Le théâtre est cet espace où se mesure, plus que celle du metteur en scène ou de l'auteur, l'imbécillité du public.
Il plane un délicieux esprit d'enfance chez tous les gourmands mis en scène par la littérature.
Je suis résolu à faire un one man show, quitte à être le plus vieux mec à monter sur scène. Même à 70 ans !
Lire une pièce, c'est la mettre en scène dans sa tête.
Le metteur en scène est l'indispensable regard de l'autre.
La télévision est aux hommes politiques ce que la scène est aux acteurs de théâtre.
Dans la nouvelle scène je suis le seul qui sort du lot. Je suis le seul écrivain potable depuis Victor Hugo.
Comme je représentais le sauvage sur scène, j'essayais d'être la plus civilisée possible dans la vie de tous les jours.
Le travail d'un metteur en scène est d'obtenir des acteurs une interprétation aussi bonne sur le plateau que celle obtenue le matin dans sa baignoire.
La grande mise en scène est celle qui ne se voit pas.
Le public vient me voir sur scène avec espoir de rire un bon coup comme on dit.
Au théâtre il y a des règles très précises d'unité, on peut donc mettre en scène des gens exceptionnels, des fous. L'excès des contraintes et l'excès de liberté font que la pièce s'équilibre d'elle-même.
L'art du metteur en scène est l'art d'accommoder des contingences. Ce n'est pas une profession, c'est un état.
Aucun metteur en scène ne rendra bon un acteur qui ne l'est pas.
Dès la première scène de 'La Cage aux Folles', j'ai été pris d'un tantousiasme qui ne m'a pas quitté depuis.
Une mise en scène c'est comme une maison qu'on construit. On doit s'intéresser à toutes les parties de l'édifice.
C'est tout une science que d'arriver à comprendre, de la scène, l'effet que le jeu produit de l'autre côté de la rampe.
Il y a deux moments qui sont pareils pour moi : lorsque je suis en scène et lorsque je suis dans un lit avec un homme amoureux.
On fait semblant de se mettre en scène soi-même. Mais, en réalité, c'est impossible à combiner.
L'homme est lui-même metteur en scène, décorateur, costumier et acteur de sa propre tragédie. Personne n'y échappe.
La différence entre se mettre en scène soi-même et être dirigé par quelqu'un d'autre, c'est celle qu'il y a entre se masturber et faire l'amour.
Toutes les croyances procèdent de la pensée mythique quand même elles se réclameraient de sa fin. Et c'est par leur mise en scène que lesdites croyances acquièrent les différences qui les distinguent.
Dans certains théâtres d'essai, on serait tenté de prendre parfois la rampe de scène pour un garde-fou.
Le polar est le genre littéraire idéal pour mettre en scène les dysfonctionnements de notre société, sans pour autant tomber dans le manichéisme.
La comédie, c'est le sentiment d'être dedans et dehors ; c'est notre fascination pour la mécanique mystérieuse de la scène, bien réelle devant nous, mais aussi fictive ; très intense mais aussi destinée à s'évanouir après la représentation.
L'acteur doit se préserver de la performance et du metteur en scène.
La scène, les coulisses, c'est ma vie depuis que je suis enfant. À huit ans, je voyais passer des filles nues devant moi dans les cabarets, je trouvais ça normal.
C'est toujours terrifiant de rester seul en scène devant un public sans rien dire, tout en s'efforçant d'être tout simplement.